Chaque mois vous trouverez ici un article extrait de la revue
Extraint revue juin 2010
Etes-vous en ordre avec la législation CITES ?
William Vanbeginne
En collaboration avec E. Tack
Ces dernières semaines, différents amateurs aussi bien du nord que du sud du pays ont eu la visite des inspecteurs de la CITES.
Apparemment
tout n'était pas encore clair et certains de ces amateurs n'étaient que
partiellement en ordre avec la législation actuelle, ce qui a apporté
quelques surprises.
Voici un petit récapitulatif de la législation concernant les psittacidés.
La
CITES est l'abréviation de “Convention on international Trade of
Endangered Species of wild fauna en flora”. En français il s'agit
donc de la convention sur le commerce international de plantes et
animaux en voie d'extinction. L'on parle aussi parfois de la
convention de Washington car les 80 pays faisant partie, a ce moment
la, de la convention l'ont ratifié le 3 mars 1973 a Washington.
Actuellement il y a 170 pays qui participent.
Les espèces d'animaux
et plantes on été divisés en catégories. Il est soit libre, soit
restreint ou bien il est interdit. Il ne s'agit pas uniquement
d'animaux vivants mais aussi des parties d'animaux ou des animaux
empaillés qui tombent sous cette loi (ivoire, peaux, corne de
rhinocéros etc...) Le but de la CITES est de protéger la
population des animaux et plantes qui sont menacées d'extinction.
Il s'agit d'un but que nous ne devons certainement pas négliger.
Bien
entendu, il s'agit de données variables car certaines espèces peuvent
parfois changer d'une lite vers une autre. La réglementation
européenne est de plus, plus contraignante que la convention de
Washington. De même chaque pays peut prendre ses propres
résolutions.
Quels sont les oiseaux sous CITES?
Quatre espèces ne tombent pas sous la loi CITES et ne sont sous aucune annexe:
Agapornis Roseicollis Inséparable à face rose
Melopsittacus ondulatus Perruche ondulée
Nymphicus hollandicus Perruche calopsitte
Psittacula krameri Perruche à collier
Le commerce dans ces oiseaux est donc libre et pas limité par la législation CITES.
Annexe B: les espèces menacées
Sous
cette annexe tombent toutes les espèces de perruches et perroquets qui
ne sont pas répertoriées sous l'annexe A (excepté les 4 espèces
reprises plus haut sans annexe)
Annexe A: Les espèces fortement menacées
Amazona arausiaca Amazone à cou rouge
Amazona auropalliata Amazone à nuque jaune
Amazona barbadensis Amazone à épaule jaune
Amazona brasiliensis Amazone à queue rouge
Amazona finschi Amazone de Finsch
Amazona guildingii Amazone de Saint-Vincent
Amazona imperialis Amazone impériale
Amazona oratrix Amazone double tête jaune
Amazona pretrei Amazone de prêtre
Amazona vinacea Amazone vineuse
Amazona rhodocorytha Amazone à joues bleues
Amazona tucumana Amazone de Tucuman
Amazona leucocephala Amazone de Cuba
Amazona versicolor Amazone de Santa-Lucia
Amazona viridigenalis Amazone à joues vertes
Amazona vittata Amazone à bandeau rouge
Anodorhynchus spp. Ara Hyacinthe
Ara macao Ara macao
Ara militaris Ara Militaire
Ara rubrogenys Ara Rubrogenys
Ara ambiguus Ara de Buffon
Ara glaucogularis Ara à gorge bleue
Cacatua haematuropygia Cacatoès des Philippines
Cacatua moluccensis Cacatoès des Moluques
Cacatua sulphurea Petit Cacatoès à huppe jaune
Cacatua goffini Cacatoès Goffin
Cyanopsitta spixii Ara de Spix
Cyanoramphus novaezelandiae Kakariki à front rouge
Cyanoramphus cookii
Cyanoramphus forbesi
Cyanoramphus saisseti
Cyclopsitta diophthalma coxeni Perruche des figuiers à double œil Coxen
Eos histrio Lori rouge et bleu
Eunymphicus cornutus Perruche cornue
Geopsittacus occidentalis (éteint) Perroquet nocturne
Guarouba guarouba Perruche Guarouba
Neophema chrysogaster Perruche à ventre orange
Ognorhynchus icterotis Conure à oreilles jaune
Pezoporus occidentalis (éteint) Perruche nocturne
Pezoporus wallicus Perruche terrestre
Pionopsitta pileata Perroquet à oreilles
Primolius couloni Ara de Coulon
Primolius maracana Ara d'Illiger
Probosciger aterrimus Microglosse
Psephotus chrysopterygius Perruche à ailes d'or
Psephotus dissimilis Perruche à capuchon noir ou Hooded
Psephotus pulcherrimus (éteint) Perruche de paradis
Psittacula echo Perruche écho
Pyrrhura cruentata Conure à gorge bleue
Rhynchopsitta spp. Perroquet à gros bec
Strigops habroptilus Kakapo
Vini ultramarina Lori Vini
Voici
donc la liste internationale, mais dans la Communauté européenne il y a
deux espèces de psittacidés exemptées et qui ne doivent donc pas avoir
de certificat:
Cyanoramphus novaezelandiae ou Kakariki à front rouge
Psephotus dissimilis ou perruche à capuchon ou Hooded
Lors
de la vente de ces oiseaux dans un pays non européen, vous devez donc
bien contrôler quelle est la réglementation en vigueur dans le pays
destinataire car il est possible que là-bas, un certificat soit
nécessaire.
Maintenant, que dois-je faire ??
Il y a plusieurs possibilités:
Je n'ai pas d'oiseaux qui se trouvent sur l'annexe AI ou AII ou l'annexe B.
►La réglementation CITES n'est pas d'application pour vous, vous ne devez rien faire.
J'ai des oiseaux qui se trouvent sur l'annexe B.
►Vous
devez tenir un registre d'entrée et de sortie des oiseaux (perte,
naissance, achat, vente, échange, envolé ...) de toutes les espèces
sauf celles sous dérogation.
J'ai des oiseaux qui se trouvent sur l'annexe AI ou AII.
►Chaque
oiseau de l'annexe AI ou AII doit être enregistré au service
CITES. Vous devez pouvoir montrer de chaque oiseau un certificat
CITES. Seul les oiseaux avec une bague fermée peuvent obtenir un
certificat
►Vous devez avoir et garder un registre de chaque oiseaux
sortants (mortalité, vente, échange, ...) des annexes AI et AII et des
annexes B
►Vous devez avoir et garder un registre de chaque oiseaux
entrants (achat, naissance, échange, ...) des annexes AI et AII et des
annexes B
Concernant le registre, il y a des documents prescrits
à utiliser. Vous pouvez les télécharger sur notre site
www.abap.be ou vous pouvez l'obtenir auprès de la rédaction.
Ce
registre doit être gardé là où les oiseaux sont présents (et donc pas
dans votre seconde résidence à la mer). Ce registre doit être
gardé 5 ans.
Il y a une grande série d'exceptions. Les
psittacidés suivants ne doivent pas être repris dans le registre
lorsqu'il s'agit d'oiseaux nés et élevés en captivité.
Liste des exemptés
Annexe A
Cyanoramphus novaezelandiae Kakariki à front rouge
Psephotus dissimilis Perruche à capuchon noir ou Hooded
Psephotus chrysopterygius Perruche à ailes d'or
Annexe B
Agapornis canus Inséparable à tête grise
Agapornis fischeri Inséparable de Fischer
Agapornis lilianae Inséparable de Lilianae
Agapornis Nigrigenis Inséparable à joues noires
Agapornis personata Inséparable à tête noire
Agapornis roseicollis Inséparable à face rose
Agapornis taranta Inséparable d'Abyssinie
Alisterus scapularis Royale d'Australie
Aprosmictus erythropterus Erythroptère
Bolborhynchus lineola Perruche catherine
Cyanoramphus auriceps Kakariki à front jaune
Forpus coelestis Perruche moineau céleste
Forpus conspicillatus Perruche moineau à lunettes
Forpus cyanopygius Perruche moineau du Mexique
Forpus passerinus Perruche moineau à croupion vert
Forpus xanthops Perruche moineau à face jaune
Forpus xanthopterygius Perruche moineau à ailes bleues
Lathamus discolor Perruche de Latham ou Swift
Myiopsitta monachus Perruche souris
Neophema chrysostoma Perruche vénuste
Neophema elegans Perruche élégante
Neophema pulchella Perruche turquoisine
Neophema splendid Perruche splendide
Neopsephotus bourkii Perruche de Bourkes
Northiella haematogaster Perruche à bonnet bleu
Platycercus adelaidae Perruche Adélaïde
Platycercus adscitus Perruche Palliceps
Platycercus barnardi Perruche Barnard
Platycercus caledonicus Perruche à ventre jaune
Platycercus elegans Perruche de pennant
Platycercus eximius Perruche omnicolore
Platycercus flaveolus Perruche paille
Platycercus icterotis Perruche de Stanley
Platycercus venustus Perruche de Brown
Platycercus zonarius Perruche Port lincoln
Polytelis alexandrae Princesse de Galles
Polytelis anthopeplus Mélanure
Polytelis swainsonii Barraband
Psephotus haematonotus Perruche à croupion rouge
Psephotus varius Perruche omnicolore
Psittacula alexandri Perruche à moustache
Psittacula cyanocephala Perruche à tête de prune
Psittacula derbiana Perruche de Derby
Psittacula eupatria Grande Alexandre
Psittacula roseate Perruche à tête rose
Purpureicephalus spurius Perruche à tête pourpre (Redcap)
Voici maintenant quelques exemples pour bien comprendre le tout.
Exemple 1
Vous élevez des perruches ondulées (pas sur la liste)
Pas de problèmes, vous ne devez pas tenir d'administration.
Exemple 2
Vous élevez des perruches ondulées et des perruches à croupion rouge (sur l'annexe B avec dispense)
Pas de problèmes, vous élevez des oiseaux de l'annexe B mais ils
profitent d'une dispense. Vous ne devez pas tenir
d'administration.
Exemple 3
Vous élevez des perruches ondulées, perruches à croupion rouge et Pyrrhura molinae (oiseau de l'annexe B)
Vous devez détenir un registre pour vos Pyrrhura molinae
Exemple 4
Vous élevez des perruches ondulées, perruches à croupion rouge,
Pyrrhura molinae et P. cruentata (oiseau de l'annexe A)
Vous devez avoir pour chaque P. cruentata un certificat CITES.
Vous devez détenir un registre pour aussi bien P. cruentata que pour P.
molinae
Exemple 5
Vous élevez des Kakarikis à front rouge (oiseaux de l'annexe A mais avec dispense)
Pas de problèmes, vous élevez des oiseaux de l'annexe A mais qui
profitent d'une dispense. Vous ne devez pas tenir
d'administration.
Il est donc conseillé de bien connaître les
coordonnées de la personne à qui vous avez acheté les oiseaux.
Chez les oiseaux d'annexe A, c'est tout simplement obligatoire, mais
chez les autres c'est conseillé. Dans le futur, certains oiseaux
vont changer de statut et c'est mieux d'être prêt à l'éventualité.
Comment se passent les contrôles ?
Les
contrôles se passent inattendus ou bien annoncés, cela dépend du
cas. Ceci est décidé par l'inspecteur en collaboration avec le
service CITES.
Comment reconnaissez-vous un inspecteur officiel du
service CITES ? Il s'agit en général (plus de 90% des cas) d'un
inspecteur vétérinaire de ce service (mais aussi la police locale ou
fédérale ou un inspecteur de l' AFSCA, quelqu'un de la douane, ... peut
faire le contrôle). La liste des fonctionnaires qui sont
autorisés pour les inspections, vous la trouverez dans l'article 7 de
la loi CITES (loi du 17 juillet 1981)
Les inspecteurs montrent toujours leur carte de légitimation sur laquelle les renseignements suivants sont renseignés:
SPF Santé publique - Sécurité de la chaîne alimentaire et environnement
Le nom de l'inspecteur - Inspecteur Vétérinaire
Date de validité de la carte de légitimation - DG Animaux, Plantes et Alimentations
A l'arrière:
Royaume de Belgique
Pour le ministre – Signé - Marc de Win
Les
contrôleurs sont aussi autorisés à contrôler le bien être des
animaux: grandeur des cages ou volières, logement, soins,
approvisionnement en eau de boisson, …
Vous avez encore d'autres questions:
Service CITES
SPF Santé publique - Sécurité de la chaîne alimentaire et environnement
DG Animaux, Plantes et Alimentations – Eurostation - Bloc II - 7 ème étage
Place Victor Horta 40 Bte 10 - 1060 Bruxelles - Tél: 00 32 2 524.74.02 - cites@health.fgov.be
Extrait revue mai 20110
Mes petits soleils dans la maison
Ann Huyghe
Traduction: William Vanbeginne
Tchin
et Soleil sont un couple de perruches soleils qui sont actuellement
dans une cage dans le living mais qui après l'hiver vont être logées
dans une volière. Il s'agit de nos petits soleils dans la maison
car ce sont de très beaux et agréables oiseaux. Ils sont encore
fort jeunes, Tchin est né en août 2009 et sa femelle en
septembre. Dans ce cas ci, j'ai choisi d'avoir des oiseaux qui
ont été élevés main car ils doivent être logés dans une volière qui
contient un couple de grands aras qui sont aussi apprivoisés (en tout
cas, pour le moment) et il est donc intéressant de les avoir un peu
manipulables et pas complètement sauvages. Jusqu'à ce qu'il fasse
assez chaud, je pense en avril, ce sont des oiseaux qui vivent chez
nous à l'intérieur.
Ce sont encore des bébés et donc énormément
câlins. Ils ont une grande cage à perroquet mais chaque jour ils
peuvent en sortir un bon moment. Lorsque cela se passe, ils
démontrent leur contentement avec un peu de cris - super quand cela se
passe lorsqu'il y en a un perché sur votre épaule et qui crie dans
votre oreille – et ils sont collés à moi pendant 5 bonnes
minutes. Nous « parlons » un peu, nous grattons un peu,
ils profitent, moi aussi et ensuite ils s’installent sur l’arbre Java
de notre Kaya ou sur les cordes à jouer dans le bureau. Ils me
tiennent toujours à l’œil pour voir si je ne pars pas, car alors ils
laissent tout tomber et ils m’accompagnent.
Sur l’arbre ou sur
les cordes, ils font les choses les plus folles. Très souvent ils
sont pendus la tête vers le bas et rongent quelque chose en même temps,
ils sont très actifs et s’intéressent à tout. Leurs pièces
préférées à ronger sont des petits paniers en osier de même que les
sous verres en liège. Pendant leurs jeux, ils font régulièrement
un tour de la pièce en volant. Ce sont des voiliers très rapides
et je peux voir qu’ils aiment voler. Au début, quand ils sont
arrivés chez moi et qu’ils étaient encore très incertains de leur vol,
ils sont allés se cogner une fois ou deux assez fort contre le carreau
et depuis lors ils savent qu’ils ne peuvent le traverser.
Heureusement !!
Quand ils sont fatigués de jouer et de
voler, ils vont s’installer l’un à côté de l’autre et commencent à se
nettoyer et à se cajoler. C’est un tableau qui est très beau à
voir comment ils s’occupent mutuellement des plumes de leur queue ou
comment l’un gratte la tête de l’autre. L’autre ferme alors ses
yeux et l’on voit bien qu’il profite du moment et se laisse
faire. Ensuite la même opération se refait mais c’est le second
qui profite.
Je ne me lasse pas de pouvoir admirer ces moments de tendresse.
Le
soir, lorsqu’ils sont hors de leur cage et fatigués de jouer et que
moi-même je suis installé dans le fauteuil, ils viennent me
rejoindre. Les deux viennent se coller dans mon cou, le plus près
possible. Soleil veut être gratté sur le ventre et pour cela se
retourne sur son dos. Tchin est couché à plat, étendu et profite
que je le gratouille dans le cou. Tous deux laissent entendre des
petits bruits de contentement et tombent très rapidement
endormis. A ce moment là ils sont particulièrement adorables
et attendrissants.
Il est clair que Tchin et Soleil sont
des oiseaux très agréables mais je suis quand même content que
plus tard ils vont aller en volière. Ils provoquent un désordre
monstre. Les alentours directs de la cage sont toujours sales,
beaucoup plus sale que celui de Kaya. Ils gaspillent beaucoup et
jettent tout à l’extérieur et du fait qu’ils grimpent et sont beaucoup
suspendus à leur cage, régulièrement leurs fientes se retrouvent à
l’extérieur de la cage. Ce qui est beaucoup plus important, ils peuvent
faire énormément de bruit, leurs cris sont vraiment stridents,
d’un volume fort. Très fort. Heureusement Tchin et Soleil
ne crient pas encore trop souvent mais je ne crois pas que cela va
s’améliorer dans le temps lorsqu’ils prendront de l’âge. Ils vont
se mettre à crier pour attirer l’attention, pour pouvoir sortir de leur
cage, pour recevoir quelque chose de bon,… Un tel comportement
peut être entraîné et peut être modifié mais cela n’est
certainement pas simple et beaucoup de persévérance sera
nécessaire. Ce sont des oiseaux incroyablement beaux, actifs,
jouettes et câlins mais je crois que beaucoup de personnes qui prennent
une perruche soleil comme oiseau de compagnie finissent par s’en
séparer à cause du bruit et de leurs cris. Ceci est certainement
quelque chose à laquelle il faut bien réfléchir et en tenir compte
avant de se lancer dans l’aventure.
Extrait revue avril 2010
Mon perroquet, ma vie.
P.R. mars 2010 Par Charlot
Traduction : William Vanbeginne
Cette fois-ci je vais vous raconter à quoi ressemble ma vie entre mes perroquets.
Le
soir, lorsque j’arrive à la maison, de mon travail, vers 17 h 15, ils
m’entendent déjà lorsque j’arrive sur mon entrée. Ils font un
maximum de bruit et ceci jusqu'à ce que j’ai été leur dire bonjour
à chacun. D’abord nous avons Tweety, Missy et Joos les inséparables.
Ensuite c’est le tour de Milan mon chien, Balu le chloroptère, Kiko le
cacatoès Alba et PJ le youyou. Ceux- ci sont ensemble dans une pièce.
Dans la pièce n°2 il y a Lara, notre éclectus et Zazu qui est aussi
un youyou. Ensuite je passe au Living où il y a le plus grand des
artistes de la maison, Jefke notre caïque à tête noir et Chica
l’ararauna. Dans la pièce n° 3 il y a Heintje, l’amazone à front
jaune, Kira, l’amazone du Panama et Frodo l’Eclectus. Bon, là j’ai
fait le tour au rez-de- chaussée.
Entre-temps, en haut ils
continuent à crier jusqu'à ce que j’arrive. Là, nous avons Liam et
Belle, les amazones vineuses, Coco, Lobke, Ginger et Jasmijn, les gris
Nelis le petit cacatoès à huppe jaune et Kaya l’amazone du Guatemala.
Pour finir, il y a dans la dernière pièce Rocco le Macao et fleur et
Sjonnie les Eclectus qui s’impatientent.
Voilà j’ai fini de faire
mon tour et déjà un quart d’heure est passé et je n’ai pratiquement
pas eu le temps d’enlever ma veste... Mon premier travail est alors
d’aller chercher l’aspirateur. Je peux vous assurer que lorsque je suis
parti travailler une journée, notre maison ressemble à une grande
volière intérieure ! Je n’ai aucun perroquet qui ne gaspille. Chez
certains il y a des petits bacs de réceptions qui sont accrochés aux
cages mais d’après moi cela n’a pas vraiment beaucoup d’utilité.
Ensuite
nous pouvons commencer à la préparation de leur nourriture. Cela
prend aussi pas mal de temps, mais ceci est du fait que j’aime bien
employer des fruits et légumes frais.
Ils reçoivent le menu
suivant : Jour 1 : Mélange de graines et fruits frais : pomme, poire,
mangue, melon, raisin, pêche, ananas, ..2010 - 145
Jour 2 :
Mélange de graines et pellets. Jour 3 : Mélange de graines + pâtée
à l’œuf contenant des carottes râpées ou du maïs ou des noix ou de
la papaye et blocs d’ananas séchés. Jour 4 : Mélange de graines et
légumes frais : brocoli, carotte, choux-fleurs, princesses, poivron,
tomate, ...
Je peux vous assurer que lorsque c’est le jour des
fruits ou des légumes je peux en préparer un bon paquet. Ceci,
naturellement je le fais avec grand plaisir. C’est agréable de les
voir comment ils les mangent et comment ils sont heureux. Un point
positif c’est que vous-même vous mangez plus sainement aussi.
Une
fois que leur nourriture est préparée, je commence à distribuer, le
tout, à l’intérieur de la maison car à l’extérieur nous en avons
encore ; un couple de Jardine, un amazone à joues jaune et un couple
de rosalbins. Ils ont tous un nom mais je ne vais pas vous les nommer.
A l’extérieur je commence par nettoyer leurs pots avec du dettol, ceci
je le fais tous les jours, ainsi ils reçoivent leur nourriture dans un
pot propre.
Ensuite, je reviens à l’intérieur. Entre-temps, au
rez-de-chaussée, ils ont eu le temps de manger le premier service
(fruits, légumes ou pâtée à l’œuf ou pellets). Je nettoie alors
toutes leurs mangeoires et je les replace pour leur donner le mélange
de graines. Lorsque les fruits, légumes ou pâtée à l’œuf n’est pas
terminée, d’office je jette le restant car je ne trouve cela pas
hygiénique et certainement en été car alors vous avez directement la
visite d’une armée de mouchettes à fruits.
En haut je fais la
même chose, une fois qu’ils ont eu fruits, légumes ou pâtée, je
nettoie les mangeoires au dettol et je leur donne ensuite les graines.
Entre-temps
je contrôle aussi si dans la cage je ne retrouve pas un morceau de
fruit ou légume qu’ils ont laissé tomber et j’essaie de les enlever
au mieux. Il y a du grillage et ils ne peuvent plus le prendre mais
quand même, il faut faire attention aux moisissures.
Ensuite, je
peux encore une fois tout aspirer (2ème fois de la soirée) et
nettoyer autour des cages. A ce sujet, il faut pouvoir supporter
beaucoup et ne pas être trop perfectionniste car il y a toujours
quelque chose ou des graines autour des cages. Ensuite il y a encore
ceux qui ne peuvent pas s’empêcher de faire leurs besoins en dehors de
la cage et ce sont les gris du Gabon qui font cela le plus.
Ensuite
c’est l’heure de la douche, il est alors en général vers les 22h et
les perroquets en profitent aussi. Il y a un tour de passage à la
douche. Ceux qui n’aiment pas venir avec moi dans la douche sont
aspergés à leur place. Forcer 2010 - 146
un perroquet est quelque chose qui ne fonctionne quand même pas et va se passer mal.
Entre-temps
j’essaye de donner à chacun l’attention dont ils ont besoin. Je joue
avec eux, je danse avec eux et ils peuvent se promener avec moi dans la
maison ou passer du temps dans leur arbre Java.
Je sais, je parle
ici d’un bon nombre d’oiseaux, mais je pense qu’ils sont heureux chez
moi. Ils ont tout ce dont ils ont besoin, de la nourriture saine, des
jouets, de l’attention, ... pourtant je pense parfois que si je n’en
avais qu’un, celui-là aurait droit à l’attention que je donne à tous
maintenant. Les oiseaux arrivent généralement chez moi quand ils sont
bébé ou certainement pas plus âgés de quelques mois et donc ils
sont habitués à cette manière de faire car ils n’ont pas connu autre
chose et ils doivent donc partager avec les autres. Pendant la
journée, quand je travaille, ils ont leur présence réciproque. Je
n’ai aucun perroquet qui se trouve seul dans une pièce. Ils ont tous
un copain près d’eux.
Le jeudi et pendant le week-end je ne vais
pas travailler et alors, bien entendu, j’ai plus de temps pour leur
porter plus d’attention. Cependant à ce moment-là il y a le nettoyage
qui est aussi au programme. Toutes les cages sont nettoyées chaque
semaine au dettol de même que tous leurs jouets. En plus de cela, il y
a aussi leurs perchoirs et leurs arbres Java.
Ce n’est pas encore
fini, il faut encore faire toutes les courses pour les perroquets et
pour nous et en dernier lieu la maison doit aussi encore être
nettoyée. Comme vous voyez, je ne m’ennuie jamais, mais je fais ceci
avec beaucoup de plaisir. Beaucoup de personnes me disent : allez, ce
n’est pas à faire autant d’oiseaux, tu n’as même plus de temps libre.
Et bien je leur réponds, ceci est mon temps libre, ceci est ma vie et
c’est la même chose que quelqu’un qui a des enfants, ceux-ci doivent
aussi avoir l’attention et les soins nécessaires.
Extrait revue mars 2010
L’Agapornis Lilianae
P.R. février 2010
Eric Pauwels
Traduction : William Vanbeginne
1ère partie
Latin: Agapornis lilianae (Shelley, 1894)
Néerlandais: Agapornis lilianae
Anglais: Lilian’s lovebird ou Nyasa lovebird
Allemand : Erdbeerköpfchen
L’Agapornis
Lilianae a été décrit en 1894 par Shelley comme une espèce
séparée. Il a été décrit pour la première fois en 1864 mais l’on
croyait qu’il s’agissait de roseicollis. L’Agapornis Lilianae a
été baptisé en l’honneur de Lilian, la sœur de William Lutley Sclater,
un ornithologue britannique bien connu.
L’Agapornis Lilianae a été
importé pour la première fois en Europe en 1926 et peu de temps après,
en Angleterre où il y a eu les premiers résultats de reproduction.
L’Agapornis Lilianae est une des 9 espèces de perroquets nains.
Les
perroquets nains (Agapornis ; grec pour agapein =câliner et ornis=
oiseau) sont une espèce de petits psittacidés que l’on rencontre en
Afrique.
Il appartient au groupe personatus, le groupe avec le cercle blanc autour de l’œil.
Territoire et propagation :
Il
se retrouve dans la vallée de la rivière Zambezi au Mozambique et
Zimbabwe, au Nord le long de la rivière Luangwa en Zambie et au sud de
la Tanzanie et le long de la rivière Shire au Malawi.
Alimentation dans la nature :
Il se nourrit de graines d’herbes, de millet et de riz sauvage mais il mange aussi des fleurs, graines et fruits.
Ce
sont des oiseaux agréables et bruyants qui sont visibles en groupes de
20 à 100 et plus (jusqu’à 600). Ils sont beaucoup au sol à la
recherche de graines d’herbes où ils se nourrissent dans les cimes des
arbres de graines, baies, fruits ou bourgeons. Pendant la
journée, ils cherchent souvent l’eau pour boire et se baigner.
Reproduction dans la nature :
Ils
se reproduisent de janvier à mars et en Zambie en juin et
juillet. Au Malawi la ponte se fait habituellement en janvier et
février et les jeunes ont été vus en avril. Il n’y a que peu de
renseignements concernant leurs habitudes de reproduction dans la
nature.
Protection et CITES :
Bien qu’il soit décrit
comme un oiseau que l’on rencontre en général, la population totale en
2004 a été estimée à moins de 20.000 exemplaires. Le territoire
dans lequel on les rencontre a une superficie inférieure à 20.000 km².
La
population a diminué considérablement. Actuellement ils sont
encore présents dans le Liwonde National Park (LNP) et quelques groupes
dans les forêts autour de LNP. Leur territoire va rapidement être
limité au LNP car leur biotope de vie et de reproduction est employé
pour l’agriculture.
L’Agapornis Lilianae est sur la liste II de
la CITES « Convention on International Trade in Endangered
Species ». Il s’agit d’une espèce qui n’est pas directement
menacée d’extinction, mais qui risque de le devenir lors d’un commerce
non contrôlé et réglementé.
Il est sur l’annexe B du règlement
(CEE). Il n’y a pas de certificat CEE nécessaire, il n’y a pas de
bagues spéciales qui sont prescrites et il n’y a pas d’administration
qui doit être tenue.
Biotope :
Il habite les régions
boisées de Mopane Colophospermum mopana dans le sud de son territoire,
mais aussi les forêts d’acacias sur les superficies des cours d’eau des
rivières et habite aussi les figuiers au nord du territoire.
Description :
1° Agapornis Lilianae dans la nature
L’Agapornis Lilianae a une grandeur de 13,5 cm.
La
couleur générale de son plumage est verte. Le dessous de la
poitrine, les flancs du ventre, la région anale est jaunâtre
vert. Le manteau et la couverture alaire sont de couleur vert
foncé. Le croupion et la couverture du dessus de la queue sont de
couleur un peu plus claire que le manteau et la couverture
alaire. La couverture de plumes du dessous de la queue est
jaunâtre vert. Les grandes rémiges sont gris foncé avec
l’étendard vert.
Le masque est orange-rouge qui vire vers une
couleur un peu plus claire sur le jabot. A l’arrière de la tête,
le masque vire à l’olive jaune et ensuite au vert. Les plumes de
la queue sont vert clair avec dans le cœur une tache orange, jaune dans
un dessin noir en forme de bloc.
Le bec est à la base rose changeant
en rose, rouge. Les yeux sont brun clair avec en général un iris
plus clair. Les pattes sont grises et les ongles sont foncés.
Le dimorphisme est difficile à constater de visu.
2° Agapornis Lilianae en aviculture
Remarques de techniques de jugement dont il faut tenir compte :
Il
faut éviter des teintes jaunes autour du masque. Il faut
sélectionner pour obtenir un masque le plus orange, rouge que possible.
Des taches noires ou des lignes dans le plumage sont fautives.
Bec : A la base rose qui change en rose-rouge.
Les deux plumes médianes de la queue ne contiennent pas de dessin transversal.
Le maintien en aviculture :
L’intérêt envers les Agarpornis Lilianae a accru ces dernières années.
Ce
sont des oiseaux agréables et bruyants qui peuvent être détenus en
groupe dans une grande volière. Très vite des couples vont se
former qui vont rechercher un endroit propre pour se reproduire.
L’élevage en colonie est possible mais il faut veiller à ce qu’il y ait
plus d’endroits pour nicher qu’il n’y a de couples dans la volière et
il faut veiller aussi à ce qu’il y ait autant de mâles que de
femelles. Les nichoirs doivent être suspendus à la même hauteur
et pas trop près l’un de l’autre. Normalement il faut prévoir un
mètre carré de superficie au sol par couple présent dans la volière.
Les
oiseaux sont aussi détenus par couples dans des cages de reproductions
avec les dimensions minimales suivantes : 40 cm de haut, 40 cm de
profond et 80 cm de large.
Le nichoir a les dimensions minimales
suivantes : 15 cm de haut, 15 cm de profond et 20 cm de large avec
une ouverture à gauche ou à droite en haut. Le nichoir peut être
accroché au devant de la cage. Chez moi c’est le cas. Il
peut aussi être glissé dans la cage d’élevage.
Ces oiseaux ne
peuvent pas être détenus sous une température de 10°C. Lors de
températures plus basses, il faut chauffer leur local.
Extrait revue février 2010
Ma première expérience avec la perruche splendide
Voinot Patrick
Depuis
l’âge de 3 ans, j’élève des oiseaux. Cette passion vient de mon père
qui a toujours détenu des volatiles de tout genre. Que ce soit des
canaris, des oiseaux exotiques, des psittacidés ou même des gallinacés,
j’ai déjà touché un peu à tout. Mais mon attirance pour les perruches a
toujours été la plus forte. C’est ainsi qu’à mes 16 ans j’écrivais déjà
quelques articles dans la revue de l’A.O.B pour y décrire mes débuts
avec la perruche ondulée. Vingt ans plus tard, j’élève toujours des
oiseaux. J’ai pourtant fait une pause d’une bonne dizaine d’années.
Mais que voulez vous, quand on a le virus…..
Pour ce retour, mon
choix s’est porté sur la perruche splendide. Une espèce que je n’avais
encore jamais élevée. C’est en voyant des photos sur internet, que mon
choix s’est fait. Il ne me restait plus qu’à trouver un bon éleveur
pour acquérir des oiseaux. Nous étions déjà début février quand je me
décidais enfin à me rendre chez un amateur. J’y acquis un mâle de 2008
en me disant que je lui trouverais une femelle plus tard. Il s’agissait
d’un beau sujet bleu poitrine blanche. Fin mars, je n’avais toujours
pas trouvé de compagne jusqu’à ce qu’une femelle bleu turquoise vienne
enfin rejoindre mon premier achat. Cette fois je possédais mon premier
couple. Néanmoins, vu qu’il s’agissait de deux jeunes de l’année, je
n’attendais pas grand chose comme résultat d’élevage. D’ailleurs aucun
nichoir ne fut suspendu dans la volière.
Les oiseaux furent
logés ensemble à partir du 28 mars. Le mâle se montrait fort actif
alors que la nouvelle venue était encore assez craintive. Le mercredi
1er avril, le mâle tentait déjà de donner la becquée à sa
dulcinée, mais celle-ci repoussait les avances de son prétendant. Deux
jours plus tard, les échanges de nourriture commençaient entre les deux
comparses. Cela ne faisait pas une semaine que le couple était réuni et
le mâle grattait déjà le sol comme s’il voulait y faire un creux. Je
décidais donc d’accrocher un nid au sein de la volière. Ici aussi, les
oiseaux ne perdaient pas de temps et le mâle (encore lui) se montrait
intrigué par ce nouvel objet sur son territoire. En soirée, Bob (c’est
le nom que j’avais donné à mon mâle) avait déjà visité l’intérieur du
nid. Deux jours plus tard, la femelle en avait fait de même. Les choses
ne traînaient décidément pas.
Le 17 avril fut un grand jour
pour moi, puisque je découvrais le 1er œuf. La veille, j’avais constaté
que le bas ventre de la femelle était plus gros qu’à l’accoutumée. Au
final 5 œufs furent pondus et la couvaison débuta après la ponte du
quatrième œuf. Vingt et un jours plus tard, soit le 14 mai, un jeune
est apparu. Inutile de vous préciser mon excitation à ce moment. Je
venais d’obtenir ma toute première splendide de propre élevage. Mais ma
joie fut de courte durée. En effet, le lendemain je découvrais le petit
corps sans vie. Et comme les autres œufs ne donnèrent rien, je me
retrouvais comme au départ, avec mon seul couple.
Loin d’être
découragé, j’attendais la seconde ponte avec impatience. J’avais mis
l’échec initial sur le compte du jeune âge des oiseaux et sur le fait
qu’il s’agissait de leur première ponte. Le 27 mai, le premier œuf de
cette seconde tournée fut pondu. Il était rejoint par trois autres
pondus à un jour d'intervalle. Cette fois, la femelle se mis à couver
après la ponte du troisième œuf. Et le 22 juin, trois jeunes
sortaient de leur coquille. Le quatrième était fécondé, mais l’embryon
était mort dans l’œuf. Le développement des jeunes fut assez rapide. Je
décidais de les baguer le 9ème jour mais j’aurais sans doute dû m’y
prendre dès le 7ème ou 8ème jour. Au final, les trois perruchons se
développèrent parfaitement et quatre semaines jour pour jour après leur
naissance, ils quittaient le nid. Dix jours plus tard, ils étaient
devenus indépendants et furent séparés de leurs parents.
Au
début, ils se montrèrent forts craintifs, et c’est avec calme que
je devais approcher la volière. J’avais même peur qu’ils ne se
blessent, si bien que je décidais de les placer dans une grande cage de
190 cm sur 50 cm de haut et de profondeur. Une fois plus habiles de
leurs ailes ils retrouvèrent la volière. Bien qu’issus du même couple,
j’avais obtenu trois oiseaux de couleurs différentes. Un mâle bleu
poitrine blanche, une femelle bleue turquoise et une autre femelle bleu
pallid. Ce qui signifie que le père est donc porteur pour
pallid. Mon couple fut alors mis au repos. Une nouvelle
volière fut construite et les oiseaux purent profiter de ce nouvel
espace de vol pour se dégourdir les ailes plus aisément encore.
Pour
l’année à venir, j’espère composer trois ou quatre couples de ces
adorables perruches. Elles se montrent calmes et amitieuses envers leur
soigneur. Une espèce à recommander à tous les débutants. Cependant,
veillez à leur offrir un espace suffisant. Il ne faut pas se fier à
leur petite taille et les placer en cage où elles seraient
malheureuses. Je n’hésiterai pas à vous tenir au courant de mes
résultats futurs. Vous pouvez aussi suivre mon élevage pas à pas en
consultant mon blog http : ornitholand.over-blog.com
Extrait revue janvier 2010
Le Caïque à capuchon
Pyrilia Haematotis
P.R. décembre 2009 Piet Rozendaal
Traduction : William Vanbeginne
Traduction littérale du titre en néerlandais : Perroquet à oreillons rouges ou perroquet à tête brune ?
Le
caïque à capuchon (Pyrilia haematotis) est un petit perroquet
d’environ 21 cm, dont le territoire s’étend du sud-est du Mexique
jusqu’au nord ouest de la Colombie. On peut les y retrouver dans les
contreforts des montagnes, à une hauteur à partir de +/-1600m
jusqu’aux plaines basses. Ils vivent dans les cimes des arbres aux
abords des forêts vierges et des forêts ouvertes proches et nichent
dans des cavités naturelles dans les arbres.
Son nom néerlandais :
Le
nom perroquet à tête brune est une traduction littérale du nom usuel
anglais « Brown hooded parrot ». Il s’agit d’un nom correct pour son
apparence mais comme dans la dénomination en néerlandais il existe
déjà un perroquet à tête brune et plus précisément le Poicephalus
cryptoxanthus africain, dans la littérature néerlandophone, ils sont
souvent nommés envers une autre de ses caractéristiques c'est-à-dire
perroquet à oreillon rouge.
Pour la plupart des amateurs il s’agira
cependant d’un illustre inconnu, car en ce moment, il ne se retrouve
pas parmi les amateurs et même dans les grands parcs à oiseaux. Si
vous voulez les voir, la seule option est son territoire d’origine, car
à cet endroit, d’après les dernières recherches faites, on les
rencontrerait encore en quantités convenables. Dans la nature, il
s’agit pourtant d’une espèce que l’on ne voit pas facilement car ils
se tiennent en général très calme lorsqu’ils se nourrissent dans les
cimes des arbres et même lorsqu’ils sont dérangés, ils ne vont pas
s’envoler tous ensembles mais vont rester bien calmes. Ce caractère
très calme va aussi faire qu’ils vont accepter d’autres oiseaux dans
leur entourage et qu’ils vont manger ensemble avec d’autres perroquets
ou toucans dans les mêmes arbres.
Malgré qu’il n’y ait pas eu
d’interdiction dans le passé sur leur importation, ils n’ont été
importés que rarement mais on les retrouve quand même sur des
vieilles listes d’importation des années 70. Le fait que les années
suivantes il n’a plus ou rarement été importé ne viendra
certainement pas du fait qu’il n’y a pas eu de demandes car du point de
vue apparences il s’agit d’un petit perroquet très drôle, et
certainement pour le vrai amateur.
2010 - 6
Beaucoup d’autres
espèces provenant du même territoire d’origine, dont par exemple le
pionus à cape blanche (Pionus senilis), l’amazone à front blanc
(Amazona albifrons), l’amazone à joues jaune (Amazona autumnalis) et
l’amazone à nuque jaune (amazona auropaliata) ont été importés en
grands nombres jusqu'à l’interdiction totale et donc, sont encore fort
présents parmi les amateurs. Ces vieilles listes d’importation
prouvent cependant que l’on aura essayé d’importer cette espèce mais
les données économes concernant certaines importations nous racontent
que la mortalité était élevée et lorsqu’on croyait que tout allait
bien avec ces oiseaux, ils mourraient encore parfois de manière très
soudaine. Les données que nous possédons sur les quelques oiseaux qui
restaient, nous renseignent qu’en moyenne, ils ne vivaient que maximum
un an en captivité et puis mourraient quand même encore de manière
plutôt inattendue. La raison pourrait probablement être une
spécialisation de l’alimentation ou bien une sensibilité au stress
démesurée et pour cette raison un oiseau très difficile à
acclimater. Il n’y a pas de données de reproductions connues qui
datent de cette époque, ce qui fait que l’on suppose que parmi les
amateurs il n’y a probablement jamais eu de cas de reproductions.
Description.
Un
exemplaire adulte de ce perroquet, a comme les différents noms
donnés, l’indiquent une tête brune et une tache à la hauteur des
oreilles rouge. La couleur brune du cou est plus claire et forme comme
une bande le long de la tête qui se dilue dans la couleur olive du
dessus de la poitrine. La seconde caractéristique, la jolie tache
rouge des oreilles, est bien présente chez les mâles car chez les
femelles elle est un peu moins grande et plus pâle de couleur. Chez
les jeunes oiseaux, qui, sinon, ressemblent aux oiseaux adultes, cette
tache rouge des oreilles manque encore au début. Le reste du corps est
principalement de couleur verte. Ils ont un cercle frappant de peau
blanche autour de l’œil et le bec est de couleur corne. Les rémiges
extérieures sont bleues et aux aisselles et au-dessous des ailes il y
a à cet endroit une tache rouge qui est la plus visible en vol. La
base des plumes de la queue est aussi rougeâtre sur la partie
intérieure.
Dénomination
Lorsque vous allez rechercher cette
espèce dans les livres existants, vous allez la plupart du temps,
trouver le perroquet à oreillons rouge sous son ancien nom Pionopsitta
heamatotis décrit par Sclater et Salvin en 1860. Sur la base des
dernières données ADN, le génus Pionopsitta a été divisé il n’y a
pas longtemps en Pionopsitta et Pyrilia. De plus, Pyrilia a été
déplacé pour peu de temps vers Gypopsitta. Mais à partir de
maintenant, le perroquet à oreillons
2010 - 7
rouge, avec six autres espèces va continuer sous son propre génus Pyrilia qui est constitué des espèces suivantes.
Pyrilia
pyrilia - Caïque de Bonaparte Pyrilia haematotis - Caïque à capuchon
Pyrilia pulchra - Caïque à joues roses Pyrilia barrabandi - Caïque
de Baraband Pyrilia caica - Caïque à tête noire Pyrilia
aurantiocephala - Caïque chauve Pyrilia vulturina - Caïque vautourin
Tous
les Pyrilia sont de petits perroquets que l’on retrouve dans les
forêts néo- tropicales. Ils ont la queue relativement courte et la
tête contraste nettement avec le corps principalement vert. Ils ont
tous une tache de couleur olive sur la poitrine. Le génus Pionopsitta
est maintenant restreint au seul restant, le Caïque mitré
(Pionopsitte pileata). Ceci n’est pas étonnant car ce perroquet, au
niveau apparence ne ressemble pas du tout aux autres, si l’on regarde
bien, on se demande même comment ils ont pu être classé dans un
même génus.
Sous-espèces
Il y a une sous-espèce qui est
décrite Pyrilia heamatotis coccinicolaris. Celle- ci est aussi nommée
comme le perroquet à oreillon rouge de Colombie, car la forme nominale
se retrouve du Mexique au centre du Panama et la sous-espèce Pyrilia
heamatotis coccinicolaris du centre du Panama, à l’est de la zone du
canal jusqu’au nord-ouest de la Colombie. A l’ouest de leur territoire
d’origine, au Panama, il y a parfois un recouvrement en partie des deux
espèces. La différence avec la forme nominale est dans la présence
de petites plumes rouges sur la gorge et le dessus de la poitrine et
parfois sur le côté du cou. Chez certains mâles bien développés,
ces petites plumes rouges forment une bande rouge à la gorge. Chez les
femelles ce rouge est nettement moins développé.
Il y a maintenant
des biologistes qui veulent faire une sorte bien distincte de cette
sous-espèce mais ils n’arrivent pas encore à avoir l’accord de tout
le monde. Jusqu'à présent dans leurs données publiées, ils sont
encore obligés de leur donner le rang d’espèce coccinicollaris. De
même les différences de plumage entre les deux sous-espèces ne sont
vraiment pas aussi importantes pour mériter un changement de génus.
Territoire
Ils
ont un territoire d’origine énormément grand et étendu en longueur.
Le nord commence au sud-est du Mexique et s’étend au sud via le sud de
la presqu’île du Yucatan, plus loin du côté des Caraïbes de
l’Amérique centrale, par Belize,
2010 - 8
Guatemala, Honduras,
Nicaragua et Costa Rica où, au sud peu à peu ils s’étendent aussi
vers le côté Pacifique. Ensuite à travers presque tout le Panama,
mais là, on ne les retrouve pas dans les régions des savanes et sur
la presqu’île Azuero. Ensuite vers le sud leur territoire se termine
au nord est de la Colombie. D’après les dernières recherches leur
population est stable et dans tout leur territoire ils sont à certains
endroits encore présents en grands nombres. Les plus grandes
concentrations se retrouvent dans le Yucatan, le nord du Guatemala et
Costa Rica et ils sont les plus rares à Belize et au Honduras. Il
semble que certaines régions dans leur territoire ne sont pas
utilisées comme endroits pour vivre. La menace de l’espèce est
l’histoire bien connue, comme chez toutes les espèces de perroquets,
de la déforestation par l’abattage des arbres. Pour cette raison, ils
vont disparaître des régions ou l’abatage des arbres se fait à
grande échelle mais actuellement leur position n’est pas encore
alarmante et ils ne se trouvent pas sur la liste des oiseaux en danger.
Leur
période de reproduction commence en février au Nord du Mexique
jusqu’à août au sud du Panama. Ils se reproduisent en général un
peu plus haut dans la montagne pour, après la période de
reproduction, redescendre en plaine.
Malgré cela, ce ne sont pas
des oiseaux que l’on rencontre facilement car ils donnent leur
préférence pour vivre dans les cimes des arbres dans les régions
boisées et parfois même dans les forêts nébuleuses qui sont à plus
grande hauteur. Ils vivent là par couples ou par petits groupes de +/-
6 à 15 oiseaux, on ne les verra jamais en énormes groupes. Pour
dormir, ils retournent dans la forêt et passent la nuit aussi en
petits groupes dans des trous d'arbres.
Leur nourriture, comme la
plupart des perroquets, est constituée de différentes graines, fruits
et figues qui se trouvent dans les cimes des arbres et sur les
épiphytes (des plantes qui poussent sur les arbres, sans pour autant
les parasiter) qui y poussent. Qu'ils sont difficiles à voir, je vous
l'ai déjà raconté plus haut, mais parfois, quand on a de la chance,
comme moi et mon ami Jan Vertelman au Costa Rica, ils descendent à la
recherche de bananes mûres et lorsqu'ils sont fort occupés à manger,
ils oublient de faire attention à ce qui se passe autour d'eux et
ainsi ils deviennent moins farouches et si vous êtes silencieux et
calme, vous arriverez quand même à les approcher de plus près.
NDLR: pour la facilité de la compréhension, j'ai continué à employer la traduction littérale du nom de l'oiseau.
La perruche à ailes d'or
Psephotus chrysopterygius - Gould, 1858
P.R. décembre 2009
H.W.J. van der Linden
Traduction: William Vanbeginne
Territoire d'origine
Il
y a une petite centaine d'années, ces oiseaux habitaient encore la
partie sud et centrale de la presqu'île Cape York, Queensland,
Australie. A l'heure actuelle on trouve encore une petite
population aux environs de Musgrave, à Artimes station et un plus à
l'est Dixie. En plus de cela, il y a encore une population plus
modeste dans la partie plus au sud de leur territoire d'origine, un peu
plus au nord est de Chillagoe.
Description
Longueur: 26 cm
Mâle:
La bande frontale, la partie entre les oreilles et les yeux et
l’alentour direct des yeux est de couleur jaune pale. Sur la
partie supérieure des joues, la couleur vire vers le jaunâtre vert,
bleu. Le dessus du crane et le cou sont noirs, la partie
inférieure du cou plus brun, noir avec de petites plumes liserés de
bleu. La partie inférieure des joues, cou, poitrine, la partie
inférieure du ventre et les flancs sont de couleur bleu
turquoise. Le menton et la gorge bleu turquoise avec un reflet
grisâtre. Le dessous du ventre, les cuisses et la région anale
sont rouges et les plumes individuelles sont jaunâtres avec un liseré
blanc. Le dos et le croupion sont bleu turquoise. Le
manteau, la couverture des épaules et la petite couverture des ailes
sont de couleur gris, brun. La couverture alaire médiane est de
couleur jaune or. Les plumes des doigts et du bras sont gris,
brun avec l'étendard bleu. Les plumes les plus extérieures des
bras et la couverture alaire intérieure sont bleus. La couverture
du dessus de la queue est de couleur bleu turquoise et celle du bas de
la queue rouge avec un liseré jaunâtre, blanc. La partie
supérieure des plumes primaires de la queue sont vert olive avec
l'extrémité bleue, noir. Les plumes secondaires de la queue sont
verts, bleu clair avec l’extrémité bleutée blanche. Les yeux sont
noirs avec l'iris brun, encerclé d'un fin cercle blanc. Le bec
est de couleur corne grisâtre et les pattes sont grises, brunes.
Les ongles sont gris foncés.
Femelle: Le front et la partie
entre les oreilles et les yeux sont jaunâtre, blanc mat. Le crane et le
cou est de couleur brun bronze clair. La couleur générale du
corps est gris jaunâtre vert mat. Les joues et la gorge sont vert
bronze avec un reflet gris. L'arrière du cou et les cotés de la
tête sont de couleur gris, vert mat. Le dessus de la poitrine est
jaunâtre, gris, vert mat et le dessous de la poitrine, le ventre et la
partie supérieure des flancs est de couleur bleu clair. Le bas
des flancs, le ventre, les cuisses et la région anale montrent une
couleur encore plus pâle, plutôt blanchâtre, en tout cas grisâtre avec
un reflet bleuté. Le centre du ventre, le bas des flancs et les
cuisses montre, qui plus est, de manière irrégulière des petites plumes
pâlottes tintées de rouge avec un liseré blanchâtre. La courbure
de l'aile et les étendards des grandes plumes des ailes montrent un
dépôt bleu clair. La couverture de l'intérieur des ailes est de
couleur bleu clair. Le dos, le croupion et la couverture
supérieure de la queue sont de couleur turquoise et la couverture
inférieure est blanchâtre, avec un reflet grisâtre, bleu. Pour le
reste elle est semblable au mâle.
Les jeunes oiseaux et les femelles
de plus d'un an ont sur la partie intérieure des grandes plumes des
ailes une rangée de taches blanches qui forment comme une bande alaire,
qui est aussi appelée la ligne des ailes. Chez les mâles, ces
taches ne reviennent plus après leur première grande mue.
Biotope
Le
territoire d'origine des perruches à ailes d'or est composée de
paysages avec des forêts ouvertes à moitié asséchées et vallonné, des
plateaux et des savanes d'herbes pas plus élevés que 150 m au dessus du
niveau de la mer où, pendant toute l'année, la température en journée
ne descend que rarement en-dessous des 30 degrés Celsius. Ce
paysage est parsemé de rivières et de petites ruisseaux et est planté
majoritairement d'arbres des espèces Eucalyptus, Melaleuca et Grevillea
avec une plantation au sol d'herbes des familles Schizachyrium,
Themeda, Heteropogon et Andropogon, alternativement avec d'autres
plantations basses et un grand nombre de termitières. En plus de
cela, ces oiseaux sont aussi signalés dans les forêts galeries étroites
le long des cours d'eau. En dehors de la saison de reproduction,
ils vivent aussi parfois dans les bois mangroves le long des
rives de la rivière Watson.
Etat de la population sauvage
La
perruche à ailes d'or est fortement menacée d'extinction. L'on
estime la population totale, divisée sur 3 localisations, entre les
2000 à 3000 oiseaux. La raison principale de ce déclin menaçant
est le changement drastique de leur territoire, principalement suite à
la détention des bovins qui a fait que les régions ouvertes,
originelles d'herbes a changé ces derniers 100 ans dans des régions
ouvertes boisées avec des arbres hauts (Melaleuca) et des sortes
d'herbes qui progressent rapidement. De même, la capture illégale
d'oiseaux dans les années 60 et 70 du siècle passé est aussi citée
comme cause du déclin de la population. L'on peut considérer que
le braconnage local a eu des conséquences sur le nombre, mais il ne
peut certainement pas être tenu comme responsable du déclin de toute la
population de la perruche à ailes d'or. La présence de nombreux
prédateurs naturels a certainement joué un plus grand rôle. Le Dr
Stephen Garnet et le Dr Gabriel Crowly, qui ont fait des recherches
profondes sur le territoire de la perruche à ailes d'or écrivent que
50% du vol des oeufs ou des poussins dans les nids est à porter en
compte au varan à tête noir (Veranus tristis), 25% du vol des nids
ayant des jeunes est organisé par la pie panachée (cracticus
nigrogularis) et la pie à dos noir (cracticus mentalis) qui, a l'aide
de leur long bec, tirent les jeunes hors du nid ou hors du tunnel
d'entrée et ensuite les mangent. Régulièrement des oiseaux
adultes ou juvéniles sont aussi mangés par un varan ou une pie mais
aussi par le faucon des arbres australiens (falco longipennis).
De même, les nombreux chats sauvages forment une menace sérieuse pour la population des perruches à ailes d'or.
Extrait de la revue, novembre 2009
La Perruche de Swift
P.R. septembre 2009
Piet Rozendaal
Traduction: William Vanbeginne
La
seule espèce dans le génus Lathamus est la perruche de Swift (Lathamus
discolor). C'est une espèce sans sous-espèces et qui appartient à
la Sub famille Platycercinae (les perruches à large queue) dont font
partie les Platycercus barnardius, Purpreicephalus Northiella,
Psephotus et Neophema. Bien que la perruche de Swift ressemble
superficiellement en habitudes et formes aux loris (nourriture nectar
qu’elle prend avec une langue en forme de brosse), l’on accepte en
général qu’il y a des ressemblances entre la perruche de Swift et les
loris qui se sont formées pendant l’évolution par réunion.
Son nom:
La
perruche de Swift a été décrite par White en 1790 comme Lathamus
discolor. Le génus Lathamus dans lequel elle a été placée en 1830
par Lesson se réfère au Dr John Latham (1740-1837), un des
ornithologues britanniques des plus rénovateurs du 19ème siècle.
Dans sa vie active de médecin, il a amassé une fortune et à côté de ce
travail il avait un intérêt hors du commun pour les oiseaux et a écrit
et illustré beaucoup de livres. Il a dominé l'ornithologie
pendant plus de 50 ans et les 20 dernières années du 18ème siècle, il a
habité en Australie. A cette période, un grand nombre d'espèce
d'oiseaux australiens ont été décrit pour la première fois par lui et
ont également reçu son nom. Ceci lui a valu le surnom
“Grandfather of Australian Ornithology” (grand père de l'ornithologie
australienne).
Différences:
Le nom de perruches à large queue
est d’application pour les perruches dont les plumes de la queue sont
ordonnées en forme d'escalier. En d'autres mots, elles augmentent
en longueur, de l'extérieur vers le milieu, et ainsi la queue semble
très large lorsque les plumes sont étendues. La queue est
toujours plus longue que les ailes et les 4 plumes centrales sont de
longueur égale. A l'origine les perruches à large queue sont tous
des habitants des forêts, comme à ce jour certaines espèces le sont
toujours (par exemple les membres des génus Purpureicephalus et
Lathamus). Pendant l'assèchement progressif du continent
australien, les forêts et bois ont diminué en volume et ont été
remplacés par des savanes et des régions que l'on a baptisé forêts
ouvertes. Ces biotopes sont actuellement les habitats les plus
importants de la plupart des espèces de perruches à large queue.
Il y a certaines espèces, comme la perruche de Bourke par exemple, qui
se sont adaptées au fil des années à des régions encore plus
sèches. Dans ces régions de semi-désert, les perruches nocturnes
(Geopsitttacus occidentalis), les princesses de Gales (Polytelis
alexandeae) et même la perruche ondulée (Melopsittacus undulatus) se
sentent à l'aise. La perruche de Swift est restée une vraie
habitante de la forêt qui se nourrit principalement de pollens et
nectars. Pour cela, elles grimpent dans le feuillage de la même
manière que les loris et elles sont pourvues d'un bec fin et d'une
langue qui est adaptée à cette forme d'alimentation. Cependant
leur langue ne possède pas une brosse aussi développée que celle des
loris, elle ressemble à un tuyau avec un bout arrondi et dans ce tuyau
il y a les brosses qui ressemblent aux tentacules d'une anémone de
mer. L’extrémité de la langue est lisse et les brosses sont
visibles d'environ 1 à 1,5 mm.
Description:
La partie
supérieure de la perruche de Swift est principalement de couleur vert
clair avec des lambeaux bleus foncés sur le crane, une face rouge
frappante et le menton et la gorge sont liserés de jaune. Elle a
une longueur d'environ 25 cm avec une envergure des ailes entre 32
et 36 cm et un poids d'environ 65 gr. C'est une perruche
élancée de grandeur moyenne avec les ailes pointues et une queue
élancée qui leur donne leur silhouette caractéristique
aérodynamique. La perruche de Swift est parfois confondue en vol
avec les loris mais leur cri est plus doux et est différent des cris
rudes et stridents des loris. La structure du corps est aussi
plus élancée et la queue est plus longue et élancée. En plus de
cela, aucun lori n'a la combinaison des sous-alaires rouges et du
dessous des plumes de la queue rouge que l'on peut remarquer chez le
mâle en couleur de la perruche de Swift. C'est de cette manière
que dans la nature, en plein vol, on peut le différencier du lori
musqué (Glossopsitta concinna) et du lori écaillé (Trichoglossus
chlorolepidotus) qui a la poitrine et le ventre de couleur jaune vert
bien égal. Les perruches de Swift sont en général rencontrées en
petits groupes d'environ 30 oiseaux et de temps en temps en plus grands
groupes de centaines d'oiseaux près d'endroits où la nourriture est
abondante.
Dispersion en Australie:
La perruche de Swift est
endémique au sud-ouest de l'Australie, à Victoria, New South Wales et
le sud de Queensland et est constituée d'une seule population, malgré
que chaque année ils migrent de leurs endroits de nidification en
Tasmanie vers les étendues côtières et les forêts des versants du
sud-est de l'Australie où ils trouvent pendant les mois d'hiver de la
nourriture. Pour cela, ils parcourent la plus longue migration
qu'une espèce de perruche fait au monde. La perruche de Swift est
semi-nomade et pendant l'hiver, la plus grande partie de la population
de cette perruche passe l'hiver à Victoria et New South Wales.
Ici, sur le continent, la plus grande partie de leur temps, elles sont
à la recherche de nourriture dans les forêts sèches et elles retournent
au printemps en Tasmanie. Environ 200 oiseaux prêts à reproduire
(10% de la population estimée) passent l'hiver dans les régions plus
basses de New South Wales. Ceci représente la plus grande
concentration de perruches de Swift de Nez South Wales. De plus
petites quantités, mais quand mêmes importantes se retrouvent
régulièrement au sud-est de Queensland et de temps en temps au sud-est
du sud de l'Australie. A Victoria on les retrouve dans les forêts
sèches et dans les forêts des versants intérieurs du Great Dividing
Range. Elles visitent rarement les régions intérieures mais on
les rencontre de temps en temps au sud et à l'est de Gippsland.
Chaque année il y a quelques mentions d'oiseaux vus dans les forêts
sèches autour de Melbourne et ses faubourgs. Bien que leur
habitat soit dispersé, les perruches de Swift sont fort mobiles et pour
cette raison leur population n'est pas dispersée. Du fait de leur
mobilité, les perruches de Swift sont retrouvées à des centaines
d'endroits différents, dépendant de la floraison des eucalyptus et de
la disponibilité des autres formes d'alimentation. Ainsi, elles
peuvent rester à un endroit pendant quelques jours ou plusieurs mois.
Le
changement dans la disponibilité en nourriture va veiller à de petits
ou de grands mouvements d'oiseaux. La perruche de Swift habite en
général les forets sèches et d’eucalyptus mais on les retrouve de temps
en temps dans les forêts humides. Au niveau de leur nourriture,
elles dépendent d'un habitat qui a tellement été détruit que celui-ci a
été classé comme région écologique menacée.
Dispersion en Tasmanie
En
Tasmanie, cette espèce se retrouve dans toutes les régions, mais le
plus dispersé le long de la région côtière orientale, au sud de Saint
Helens, principalement de Swanport vers le sud vers Southport.
Elle est rarement au nord-est et une population faible le long de la
côte occidentale. Au nord, on les retrouve le plus près de
Georgetown, le long de la rivière Tamar. Leur région de
reproduction se trouve dans une bande toujours dans les 8 km le long de
la côte et la plus grande partie dans une région de 500 km² le long de
la région côtière orientale et également dans des îles qui se trouvent
près de la côte comme l'île Bruny et l'île Maria. La plus grande
concentration de couples reproducteurs réside à cet endroit, et une
plus petite population reproductrice se retrouve au nord de Tasmanie,
entre Lauceston et Smithton. Des recherches saisonnières des
couples reproducteurs ont montré qu'en ce moment, dans le cas le plus
favorable, il y a une population stable avec une quantité estimée de
2000 oiseaux reproducteurs ou 1000 couples.
Habitat de reproduction en Tasmanie
Début
août, les oiseaux commencent à revenir en Tasmanie en partance du
continent où ils ont passé l'hiver. La plus grande partie de la
population arrive vers la mi-septembre. La saison de reproduction
a lieu en même temps que la floraison de l'arbre bleu Gom de Tasmanie
dont le nectar est la plus grande source de nourriture pour cette
perruche. Dès qu'ils sont arrivés en Tasmanie, les deux sexes
commencent à rechercher les bons endroits de nidification. Ces
trous où ils vont se reproduire peuvent être employés pendant plusieurs
années de suite mais ceci dépend fortement de la disponibilité en
nourriture dans cette région. Au moment de la nidification, ils
vivent en général en groupes. Beaucoup de couples nichent à
proximité l'un de l'autre ce qui fait que cela peut être considéré
comme une colonie détachée. La femelle va prendre possession du
nid juste avant de pondre ses oeufs et ne va plus le quitter jusqu'à ce
que les oeufs aient éclos et que les poussins soient déjà bien
développés. Une ponte est en général constituée de 4 à 5
oeufs. Les oeufs sont blancs, brillants et ovales. Pendant
la couvaison, le mâle va visiter le nid tous les 3 à 5 heures pour
aller nourrir sa femelle. Il reste tout près du nid et l'appelle
vers le trou d'entrée où ils vont se rendre ensemble sur une branche
tout proche. L'incubation dure environ 25 jours et les jeunes
perruches de Swift vont passer environ 6 semaines dans le nid, ce qui
fait que les premiers poussins sont vus à l'extérieur du nid aux
environs de fin novembre, début décembre. Les jeunes oiseaux qui
pleurent encore après de la nourriture restent dans un espace restreint
près du nid et se rassemblent en groupes avant de se disperser.
La présence de jeunes oiseaux autour des nids en janvier et début
février nous donne l'information que certaines années il peut y avoir
deux pontes.
Ils se reproduisent donc uniquement en Tasmanie et ceci
principalement au sud-est dans des forêts ouvertes d'eucalyptus qui est
plantée d'eucalyptus oblqua, de Gom bleu de Tasmanie et de Pepermunt
blanc. Les trous dans les arbres qui sont employés pour nicher
peuvent être aussi bien horizontaux que verticaux. Ces trous
peuvent être aussi bien dans des troncs, branches ou souches
d'eucalyptus jeunes et vivants comme vieux ou morts, au niveau de la
mer jusqu'à environ 500 m plus haut. Les arbres qui sont utilisés
pour nicher sont en général adultes, souvent endommagés par le feu et
qui contiennent des trous en abondance. Les nids des perruches de
Swift sont pour cette raison souvent très proches l'un de
l'autre. Les trous dans les arbres ne sont parfois que
distants de 10-15 cm l'un de l'autre et chaque arbre peut contenir
facilement quatre nids occupés. La hauteur des nids au-dessus du
sol peut varier de 6 à 35m. Les nichoirs sont en général en
dehors de la région où ils trouvent leur nourriture mais pas plus loin
que 5 km. Les régions de nidification au nord de la Tasmanie se
trouvent dans des forêts sèches et broussailleuses et ils nichent
rarement dans les alentours des villes. Il n'y a pas beaucoup
d'information quant à l'espérance de vie des perruches de Swift mais
elle est estimée à +/- 15 ans. Les succès de reproduction
dépendent fortement de l'intensité et de la quantité de la floraison
des arbres Gom Bleu de Tasmanie. Lors des années de mauvaise
floraison, les résultats de reproduction semblent aussi être mauvais.
Les
oiseaux âgés d'un an peuvent déjà se reproduire mais ils se
reproduisent généralement plus tard dans la saison, vers
novembre. La saison normale de reproduction est à partir de
mi-septembre jusqu'à début janvier. La nidification commence
normalement au début septembre, mais les oiseaux, pas encore accouplés,
peuvent parfois après leur arrivée en Tasmanie, commencer seulement en
octobre/novembre après avoir trouvé leur partenaire. La ponte
commence seulement alors et l'élevage proprement dit se passe alors de
début décembre à fin janvier.
Les perruches de Swift commencent à
quitter la Tasmanie à partir de mi-février et se rendent vers le
continent d'Australie et la plupart ont quitté pour fin avril.
Ils quittent l'île à la côte nord, entre Launceston et Smithton par
Bass occidental et migrent pendant les heures de clarté sans s'arrêter
et arrivent sur le continent vers Port Phillip Bay et les presqu'îles
Mornington et Bellarine. Des mentions dans l'est de Gippsland et
la côte sud de New South Wales ont montré que certains oiseaux volaient
directement vers l'est de Victoria et le sud de New South Wales.
Alimentation dans la nature
La
perruche de Swift se nourrit principalement de nectar, mais mange aussi
des insectes, graines et fruits. C'est un oiseau qui se nourrit
dans les arbres et principalement dans les eucalyptus mais de temps en
temps se rend quand même au sol pour se nourrir de graines, de fleurs
qui sont tombées, de fruits et pour boire. Pendant la saison de
reproduction, le nectar des fleurs de l'arbre Gom Bleu de Tasmanie est
leur source d'alimentation la plus importante. L'intensité de
floraison de cet arbre varie cependant fortement d'année en année et le
nectar des fleurs du Gom noir ou arbre Gom des marais est aussi une
source importante de nourriture. Le Gom noir fleurit à la fin de
l'hiver et est alors la seule source disponible de nectar pour les
perruches de Swift avant la floraison du Gom bleu de Tasmanie qui lui
fleurit au printemps. Les menaces actuelles sont la perte de
l’hivernage et des habitudes de nidification qui sont dispersés tout le
temps et la déforestation. A cause de cela, il y a une diminution
constante des lieux de nidification ce qui donne lieu à une concurrence
constante entre les espèces.
Chez les amateurs
Dans beaucoup
de parties du monde, la perruche de Swift est une rareté chez les
amateurs, mais chez nous, au fil des années, une souche assez
importante s'est construite, ce qui fait que, ici, pour l'amateur il
est assez facile de l'obtenir et à un prix raisonnable. Ce sont
des oiseaux très vivants qu'il est préférable de détenir en grandes
volières. Comme ils ne sont pas agressifs entre eux ou envers
d'autres oiseaux, ils donnent de bons résultats en colonie ou en
volière mélangée. Certains éleveurs préfèrent les cages
d'élevage, ceci est aussi possible mais pour des oiseaux tellement
vivants, il est quand même préférable de leur fournir une volière
spacieuse. Beaucoup d'éleveurs préfèrent l'élevage en couple mais
comme les perruches de Swift ne sont pas agressives, l'élevage en
colonie est faisable. Le seul désavantage de cette manière, est
que dû à leur curiosité ils vont déranger les nichoirs des autres
femelles. Il faut pour cela veiller à ce qu'il y ait plus de
nichoirs qu'il y a de couples dans la volière. En élevage en
colonie, souvent l'on place plus de femelles que de mâles dans la
volière.
Les femelles des perruches de Swift sont déjà prêtes à la
reproduction après 1 an mais l'élevage avec une femelle de 2 ans donne
en général de meilleurs résultats, certainement si elle est née dans la
seconde ponte. Il est préférable de la laisser se développer
complètement et de ne pas encore l'inclure pour la reproduction.
La première année de reproduction doit plutôt être prise comme une
année d'apprentissage, une jeune femelle pond moins d’œufs, entre 1 et
3 et les éclosions ne sont pas toujours idéales. Dans nos pays,
c'est à partir de début avril que l'on installe les nichoirs. La
femelle va choisir le nichoir parfait pour elle parmi ceux qui lui sont
proposés. Elle niche dans un nichoir de +/ 40 cm de
haut et avec une superficie au sol de 18 à 20 cm au carré et avec un
trou d'entrée de 5,5 cm. Il est possible d'utiliser différents
types de nichoirs, droits, diagonaux etc... car ils ne sont vraiment
pas difficiles dans le choix. Il faut juste veiller à ce qu'à
l'intérieur du nid il y ait une petite échelle qui fera que les oiseaux
ne se jettent pas sur leurs oeufs et une couche de 2 cm de bois
vermoulu comme matériau au fond du nid. A l'intérieur, aux coins
rajoutez une petite latte de bois de telle manière que la femelle
puisse les ronger. Lorsque la femelle commence à ronger
l'intérieur du nid, cela vous donne comme indication qu'elle est en
condition de reproduction et vous pouvez vous attendre rapidement à des
oeufs.
Trois à cinq oeufs sont pondus, a intervalle d'un jour, qui
vont être couvés pendant 19 à 21 jours à partir de la ponte du 3ème ou
4ème oeuf, uniquement par la femelle. Pendant cette période la
femelle va être nourrie par le mâle le matin et le soir. Il
s'agit du seul travail du mâle à ce moment là, et il va aussi passer la
nuit avec la femelle dans le nichoir. Lorsque les premiers jeunes
vont naître, la femelle va recevoir la nourriture du mâle et les
nourrir ensuite et après quelques jours, le mâle va aller nourrir les
jeunes directement. Pour cette raison, après l'éclosion, les
jeunes vont être totalement dépendants du mâle concernant leur
alimentation. Lorsque les jeunes sont âgés de 10 jours, ils
peuvent être bagués avec une bague de 5mm. Du fait que la
nourriture des perruches de Swift et donc aussi des jeunes est plus
“liquide” que les autres perruches, il est nécessaire de changer
régulièrement le matériau couvrant le fond du nid. Le fait de le
changer n'apporte généralement aucun problème. C'est surtout les
premières semaines que leurs fientes très humides rendent le nichoir
très humide. Les cinq premières semaines, la femelle reste
la nuit au nid avec ses jeunes et ensuite ils tentent les premières
sorties mais retournent le soir encore au nid avec les parents.
Deux semaines après qu'ils ont quitté le nid, on peut les considérer
comme indépendants. Si vous voulez alors séparer les jeunes des
parents, soyez totalement certains que les jeunes mangent seuls.
Les jeunes oiseaux sont plus mats de couleur que les parents et cela
prend un an avant qu'ils soient complètement en couleur.
Alimentation chez les amateurs
Bien
que la perruche de Swift ne soit pas un lori, la nourriture souple ne
peut en aucun cas manquer dans sa nourriture. Le tube digestif
est fait de la même manière chez tous les psittacidés, des mêmes
éléments. Il y a une recherche scientifique qui a été faite pour
prouver des différences dans la forme et la construction microscopique
du système digestif de la perruche de Swift, l'omnicolore à ventre
jaune (Platycercus caledonicus) et le lori musqué (Glossopsitta
concinna). Le contenu des intestins a été défini et analysé à
l'aide de microscopie lumineuse. Il y avait des différences entre
la perruche de Swift et l'omnicolore à ventre jaune dans la longueur de
l’œsophage et dans la largeur du jabot, de l’intestin grêle, des
intestins et du cloaque. Il y avait aussi des différences dans la
longueur du pro ventricule et la largeur de l’œsophage et de
l’intestin grêle entre la perruche de Swift et le lori Musqué.
Ces résultats fortifient les constatations antérieures que la perruche
de Swift a gardé une partie des caractéristiques nutritives de ces
ancêtres granivores. Chez les oiseaux granivores, la paroi
musculaire du pro ventricule va être très développée. La couche
dure de kératine à l'intérieur du pro ventricule est épaisse et dure
chez les granivores. Chez les frugivores, la couche de kératine
et la paroi musculaire sont plus fines et moins développées. Chez
la perruche de Swift qui est granivore et frugivore, les
caractéristiques du pro ventricule vont se trouver quelque part entre
celles d'un granivore et un frugivore mais plus près du
granivore. Aux intestins, aussi bien le grêle que le gros
intestin, il n'y a pas de différence visible. La composition des
sucs digestifs qui sont sécrétés par le pancréas et le foie pour la
digestion des farines (provenant des graines) ou des sucres (des
fruits) sera par contre différente. Ces constatations supposent
que la perruche de Swift ne s'est pas seulement adaptée par le
développement d'une langue à brosses à la nourriture à base de nectar
mais aussi par un changement opéré du jabot, pro ventricule et
l’intestin grêle. Ce pro ventricule plus grand et plus puissant
et les intestins plus longs montrent que la perruche de Swift est
capable d'utiliser une plus grande variété de matériaux nutritifs aux
moments où le nectar et le pollen ne se trouvent pas ou sont en
quantités insuffisantes. Cela veut dire qu’ils mangent aussi des
graines et qu’ils peuvent en vivre pendant une certaine période, mais
pas constamment car lorsque les perruches de Swift ne reçoivent que des
graines et pas de fruits ni de la nourriture douce, après une période
d’environ une demi-année, de nombreux problèmes font leur apparition
sous la forme de beaucoup d’oiseaux morts.
Pour cette raison, la
moitié de leur nourriture journalière doit être composée de nourriture
douce qui peut être composée de lori food, différentes sortes de fruits
mais aussi des légumes comme de la carotte, du concombre etc…. Il
est possible de compléter ceci avec des graines germées, pas une
pâtée à l’œuf sèche mais améliorée d’eau ou de miel. Ils aiment
aussi beaucoup une tartine de pain blanc ou brun trempée ans le miel.
En
plus de cela, il faut prévoir un mélange de graines bien équilibré pour
perruches. Chaque jour il leur faut de l’eau fraîche de boisson
et de baignade
Extrait de la revue, octobre 2009
La perruche Cloncurry
P.R. septembre 2009
Marcel Van Aelst
Traduction : William Vanbeginne
La
perruche Cloncurry appartient au génus Barnardius et est une
sous-espèce de la perruche Barnard (Barnardius b. bernardii). Son nom,
cette perruche australienne, très appréciée, le doit au Queensland
et à la ville de Cloncurry qui se trouve dans le territoire d’origine
de cette perruche. Elles y vivent dans les environs des rivières et
ruisseaux, dans les Eucalyptus creux. Elles habitent aussi les steppes,
les forêts sèches et les régions de collines plantées
parcimonieusement. On les rencontre la plupart du temps en couples ou
en petites familles.
La détention : Pour les débutants, ce sont
des oiseaux reproducteurs idéaux et c’est probablement la raison pour
laquelle on les retrouve souvent dans nos volières. Comme toutes les
perruches australiennes, chez moi elles sont logées séparément par
couples. Leurs voisins directs sont d’un côté un couple de Pennant et
de l’autre côté un couple d’Erythroptère. De cette manière, aucun
problème ne survient, même pas pendant la période de reproduction.
Uniquement au printemps on peut entendre leur cri aigu le matin et le
soir. Concernant notre climat, cela ne leur pose absolument aucun
problème. Contrairement aux autres perruches australiennes, elles sont
un peu suspicieuses vis-à-vis de l’homme. Ce sont des oiseaux qui ont
besoin d’une volière relativement grande et chez
moiellesont4mdelong,1m delargeet2mdehaut. 1/3decettesurfaceest couverte
et là il y a un abri de nuit et de reproduction. Le sol est formé de
terre naturelle que je retourne deux fois par an et que je recouvre
d’une fine couche de sable. Dans chaque partie il y a 2 perchoirs
naturels que je place le plus loin possible l’un de l’autre de telle
manière qu’ils doivent voler. Tous les 15 jours je veille à leur
fournir des branches fraîches de saule et d’arbres fruitiers de telle
manière qu’ils puissent les ronger mais aussi y grimper. Surtout en
hiver quand il n’y a pas de verdure, ces branches sont fortement
appréciées. Dans la volière extérieure il y a une grande écuelle
dans laquelle ils peuvent aller se baigner mais aussi y boire. Du fait
qu’ils ont un sol naturel, mes oiseaux sont vermifugés deux fois par
an (panacure) et plus particulièrement les jeunes oiseaux. C’est dans
la partie intérieure, non chauffée, que je place la nourriture.
2009 - 409
La
nourriture : La nourriture pour ces oiseaux ne pose vraiment pas ou peu
de problèmes. On ne peut pas oublier de tenir en compte qu’il leur
faut une grande diversité en graines même si ce sont des perruches
Australiennes. Cet amalgame est vite fait, comme il s’agit
d’Australiennes, un mélange de graines suffit ! Chez moi, une
nourriture riche et diversifiée a porté ses fruits à tous les points
de vue. Pour commencer, mes oiseaux reçoivent un bon mélange de
graines, provenant du commerce, contenant diverses sortes de millet,
cardi, graines pour canari, graines de lin, carthame, avoine et millet
en grappe toute l’année. Suivant la période de l’année, je leur
donne des graines de tournesol blanches ou striées. Mes oiseaux
reçoivent donc lorsqu’ils ont des jeunes ou pendant la saison froide
une plus grande quantité de graines de tournesol, alors que pendant le
printemps et l’automne je diminue leur apport. Début avril je commence
à leur donner différentes plantes sauvages du pays. Pour commencer,
l’indispensable mouron et les premières feuilles tendres de
pissenlits. Ensuite suivent les fleurs jaunes des pissenlits qu’ils
mangent avec plaisir. Les graines des différentes sortes de chardons
et de graines sauvages disparaissent dans leur bec. Naturellement, lors
de la cueillette de ces graines sauvages, je fais très attention qu’il
n’y ait pas de produits qui ait été pulvérisé. En plus de cela ils
reçoivent régulièrement des pommes et carottes, des baies de
buissons ardents, les bourses à pasteur et les baies de sureau. Comme
friandise nous donnons du millet en grappe rouge et jaune, et ceci mûr
ou mi- mûr de même que de l’avoine mi-mûre mais en plus petite
quantité. A partir de début mars et jusqu’en décembre nous veillons
à leur donner des graines germées qui en premier lieu sont composées
de graines de tournesol, de l’avoine et du blé, des pois et des pois
mungo Une bonne pâtée à l’œuf du commerce qui est humidifiée par
des carottes râpées, auquel je rajoute aussi de l’œuf dur, veille à
ce que pendant la période de reproduction les poussins ne manquent de
rien. Les oiseaux n’aiment pas les vers de farine, probablement parce
que je ne leur ai jamais appris à manger. Toute l’année, ils ont un
bloc de minéraux et de la sèche.
L'élevage: En Europe ce n'est
qu'en 1969 que les premières perruches Cloncury ont été élevées.
Concernant le choix de leur partenaire, ils semblent ne pas être trop
difficiles. Notre couple reproducteur est composé de 2 jeunes oiseaux
de respectivement 2 et 3 ans. Déjà tôt en janvier je peux remarquer
que le mâle nourrit régulièrement la femelle. Lorsque ensuite les
jours se rallongent et qu'il commence à devenir un peu plus chaud, je
commence à leur donner des graines germées comme décrites plus haut.
Peu de temps après, les oiseaux commencent à devenir en condition de
reproduction et ils se mettent à voler
2009 - 410
d'un côté à
l'autre et le mâle se montre avec la queue grande ouverte. Pour être
sur que tout se passe bien, je donne aux oiseaux qui vont se reproduire
pour la première fois deux nichoirs différents afin qu'ils puissent
choisir. Je leur avais donné un nichoir bûche d'un diamètre de 25 cm
et d'une hauteur de 50 cm et un nichoir de construction propre avec une
superficie au sol de 25 x 25 cm et une hauteur d'environ 45 cm. Les
deux nichoirs ont été suspendus dans la volière intérieure et ont
un trou d'entrée de 7,5 cm. Pour commencer, le nichoir bûche a été
totalement contrôlé et visité, de l’intérieur comme de l’extérieur
par les oiseaux. Ceci a duré deux jours et puis pendant une semaine
plus aucune activité. Ensuite leur attention a été attirée par le
nichoir de propre construction et ils n’ont plus regardé la bûche.
Lors de différents essais de reproduction, j’avais à moitié fermé
le trou d’entrée avec une fine planche et ceci sembla ne pas être une
mauvaise idée car les oiseaux ont commencé à ronger cette planche
avec frénésie afin d’arriver dans le nid. Peu de temps plus tard j’ai
retrouvé le premier œuf, suivi par 3 autres pondus chaque deux jours
et qui ont été couvés pendant une vingtaine de jours. Maintenant il
faut veiller à leur donner un maximum de graines différentes, des
fruits et des légumes, de telle manière qu’il ne manque rien aux
poussins. Au bout de 5 semaines les jeunes quittent le nid et sont
ensuite encore nourris pendant 3 semaines par les parents avant d’être
totalement indépendants. Les jeunes ne doivent pas spécialement être
enlevés des parents, car même s’ils commencent une seconde ponte, ni
le mâle, ni la femelle ne sont agressifs vis-à-vis des jeunes. Au
bout d’une période qui n’est pas très longue, il est presque
impossible de reconnaître les jeunes des parents, en général ils
sont un peu plus pâles de couleur. Dans la plupart des cas, ces
oiseaux n’ont qu’une seule nichée par an.
Extrait de la revue,
spetembre 2009
L'élevage
de l'amazone à double tête jaune
Amazona
p. oratrix
P.R.
juin 2009
Marcel
Van Aelst
Traduction:
William Vanbeginne
L'amazone
à double tête jaune et ses espèces apparentées habitent dans leurs
pays
d'origine des territoires de l'Amérique Centrale et du Nord avec des
régions
boisées fermées dans des régions tropicales et
sub-tropicales. On les
voit
souvent en petits groupes aux lisières des forêts, mais aussi en très
grands
vols.
Alimentation:
L'amazone
à double tête jaune a besoin d'un mélange de graines pour
perroquets
exceptionnellement composé de différentes graines de tournesol, de
graines
de potiron et aussi de petites graines comme le cardi, l'avoine, le
millet,
le
froment, etc... Toute l'année nous leur donnons aussi des
graines germées
qui
sont composées d'un mélange de graines pour jeunes pigeons.
Pendant
l'élevage
nous leur donnons de la nourriture douce naturelle qui est composée
de
morceaux de pain séchés et trempés auquel nous rajoutons un peu de
mélange
pour exotiques. Bien entendu les fruits et légumes
nécessaires comme
de
la pomme, du raisin du mouron et du laiteron.
Logement:
Ces
très beaux et grands amazones doivent avoir au moins une volière de
5
x 1.5 x 2m à laquelle est joint un abri de nuit que l'on peut chauffer
en hiver.
En
dehors de la saison de reproduction, nos oiseaux sont logés dans une
volière
commune
de 250 m² dans laquelle ils peuvent très bien développer leurs
ailes.
Pendant
la période de reproduction, ils sont logés séparément par couples en
volières
de 8 x 1 x 2m car sinon des bagarres peuvent avoir lieu. Les
différentes
espèces d'amazones ne sont pas d'aussi bons voiliers qu'un
cacatoès
rosalbin
ou un éclectus, ils préfèrent de loin grimper. Ils ont
toujours accès à
leurs
abris de nuit, qui n'est pas chauffé pendant l'hiver, car qu'il fasse
froid ou
chaud,
ils sont le plus souvent dans leur volière extérieure. S'il
fait vraiment
très
froid, alors ils vont se réfugier dans l'abri de nuit.
L'élevage:
La
réussite d'élevage avec ces oiseaux a déjà eu lieu à différents
endroits mais
n'est
pourtant pas aussi facile que par exemple chez les amazones à front
bleu.
Les
femelles sont prêtes à la reproduction au bout de 5 à 6 ans, alors que
chez
les
mâles, d'après notre expérience, eux ont besoin de 7 à 8 ans avant de
pouvoir
féconder.
Un
grand avantage est de pouvoir installer, ensemble, dans une même
volière
des
jeunes oiseaux de différentes nichées. De cette manière vous
obtiendrez le
plus
rapidement des résultats de reproduction. Lorsque le mâle et
la femelle se
sont
choisis, alors vous pouvez être sûr d'obtenir régulièrement des
jeunes. En
général,
fin avril la femelle double tête jaune va commencer à pondre, mais
ceci
peut avoir lieu pendant toute la durée de l'été. Elle va
pondre de 2 à
4
oeufs qui seront couvés pendant 26 jours. Les jeunes restent
environ 60 jours
dans
le nid, dépendamment du nombre de poussins dans le nid et
l'alimentation.
Lorsque les jeunes quittent le nid, ils ont un peu de jaune
uniquement
sur le front, alors que le reste de la tête est vert. Au fur
et à mesure
qu'ils
prennent de l'âge, de plus en plus de jaune va apparaître et au bout de
3 à
4
ans, ils ont autant de jaune que les parents.
En
automne 1998, nous avons acheté un couple d'amazones double tête jaune,
non
consanguins et d'après la couleur, nous avions bien affaire à un
couple.
Les
deux oiseaux s'entendaient très bien et étaient toujours ensemble dans
le
même
environnement. Au début, nous les détenions dans une grande
volière
intérieure
de 20 m² mais très proche de nous. Ils nous entendaient
parler et ce
n'est
donc pas étonnant qu'ils aient très vite pris cela et que souvent nous
pensions
qu'il y avait quelqu'un occupé à parler dans la chambre
voisine. Plus
tard,
après examen endoscopique quand nous nous sommes rendu compte que
nous
avions affaire à deux mâles nous étions fortement désappointés car nous
ne
voulions pas nous défaire d'un des deux oiseaux ou échanger un mâle
pour
une
femelle. Nous avons donc décidé de rechercher 2
femelles. Nous en
avons
trouvé rapidement et les 4 oiseaux se sont acceptés très rapidement et
ont
formé
directement 2 couples. Un des deux couples s'entendait à
merveille,
nettement
mieux que le second, ce qui fait que nous avons quand même laissé
partir
le second afin que le premier puisse penser à se reproduire.
Au
bout de quelques années une première ponte de 3 oeufs eut lieu et
malgré
que
le mâle fût âgé de 8 ans, les oeufs étaient non fécondés. En
fait nous
n'avions
jamais vu d'accouplement.
L'année
suivante, à nouveau, 3 oeufs étaient pondus mais cette fois 2 étaient
fécondés,
ce qui fait que notre mâle avait fécondé pour la première fois à l'âge
de
9 ans. Les jeunes ont été bien soignés par les parents mais
un seul a
survécu.
L'année
suivante, à nouveau, 3 oeufs ont été pondus et, à nouveau, 2 oeufs
étaient
fécondés et cette fois-ci les deux ont survécus.
Malheureusement, un
des
deux a été mordu à son aile par un autre amazone dans la volière et a
perdu
son
aile, ce qui fait qu'il n'a plus jamais su voler. Encore une
raison de plus
pour
séparer les oiseaux pendant la période de reproduction.
L'année
suivante la femelle a, à nouveau, pondu 3 oeufs et cette
fois-ci les
3
étaient fécondés. Les 3 poussins sont nés, grandissaient bien
mais
malheureusement
le plus petit est mort, juste après que je l'ai bagué.
Probablement
cette nuit là, il a fait plus froid et les parents ne sont plus
retournés
au nid cette nuit là, car il avait le jabot rempli de
graines. Les deux
autres
se sont développés à merveille.
Nous
avons toujours le plus grand plaisir à voir les poussins quitter le
nid, les
parents
accomplissent très bien leur travail alors que le père de temps en
temps
laissait
entendre ses aptitudes à parler.
Extrait de la revue,
juin 2009
Le
cacatoès Gang-Gang
Callocephalon
fimbriatum (Grant, 1803)
P.R.
mai 2009
H.W.J.
van der Linden
Traduction:
William Vanbeginne
Ce cacatoès fait sans conteste partie d'un des oiseaux les plus
fascinants d'Australie. Malheureusement, en dehors d'Australie, ils
sont peu détenus en aviculture. Dans les grands parcs à oiseaux, on les
rencontre de temps en temps mais j’estime le nombre d'amateurs
d'oiseaux particuliers qui possèdent le cacatoès Gang-Gang en dehors
d'Australie à maximum quelques dizaines de personnes.
Territoire:
Le sud-ouest de l'Australie, au sud-ouest à partir de Nieuw-Zuid Wales,
ensuite vers le sud en passant par Victoria à l'est et au sud jusqu'à
la partie la plus au sud de l'Australie. On le retrouve sporadiquement
comme oiseau migrateur au nord de la Tasmanie et sur l'île de King.
Description:
Longueur : environ 35 cm.
Le mâle a le front, la tête, les joues et les plumes de la huppe
crollée vers l'avant avec un aspect de « franges » de couleur orange,
rouge. La cire est totalement couverte de plumes chez le Gang-gang et
est aussi de couleur orange, rouge. La couleur générale du corps est
gris ardoise. Les petites plumes séparées des parties supérieures ont
des liserés grisâtres, blancs à l'exception des plumes de la queue,
bras et mains. Celles de la partie inférieure du corps sont plus ou
moins liserées d'orange, jaune, ce qui lui donne un aspect typique
ligné. Les étendards des grandes plumes et de la couverture alaire
primaire sont verdâtres liserés. Les rémiges et les plumes de la queue
sont grises ardoises foncées et les extrémités sont plus foncées. Le
bec est de couleur corne, l'iris est brun foncé, les pattes sont grises
et les ongles sont gris, noir.
La femelle se différencie totalement du mâle. Tout le corps, inclus la
tête, la huppe et la cire qui est couverte de plumes est de couleur
gris ardoise. Les petites plumes séparées des parties supérieures sont
grisâtres, liseré de blanc, excepté les plumes de la main et du bras.
Celles de la partie inférieure du corps ont des liserés orange et vert,
jaune. De même la queue montre des lignes grisâtres, blanches. Pour le
reste elle est identique au mâle.
Biotope:
Le cacatoès Gang-Gang peut être considéré comme un oiseau migrateur
local. Il niche dans les forêts montagneuses difficilement accessibles
avec beaucoup d'arbres eucalyptus. Dans la partie côtière du sud et
dans les forêts montagneuses de New-Zuid Wales, on les rencontre
jusqu'à des hauteurs de 2000 m. En hiver, ils descendent vers les
régions côtières qui sont plus basses. Il est possible alors de les
rencontrer dans des régions de culture. A de petits endroits dans les
montagnes bleues il y a des plus petits groupes d'oiseaux adultes que
l'on retrouve toute l'année, alors que les jeunes cacatoès et ceux pas
encore adultes sexuellement se retrouvent dans les vallées plus basses
le long des côtes.
Statut de la population sauvage:
Le cacatoès Gang-Gang est rare et même très rare, à certains endroits
il est très répandu surtout au cœur de son territoire et dans certaines
régions il y a une diminution de son cheptel.
Manière de vivre:
Les cacatoès Gang-Gang sont des oiseaux migrateurs à l'intérieur de
leur territoire. Ils vivent en petit lien familiaux (oiseaux adultes
avec jeunes) et en moindre mesure par couple. En dehors de la saison de
reproduction et lorsqu'il y a beaucoup de nourriture, ils forment
parfois de petits vols d'environ 40 oiseaux. Les oiseaux se perchent
principalement dans les hautes cimes des arbres et ne descendent au sol
que pour boire et se baigner. Parfois ils chipotent un peu aux pignons
de pins tombés au sol ou à d'autres graines. Leur nourriture dans la
nature est composée de différentes graines, principalement des sortes
eucalyptus et acacia et surtout ils raffolent des fruits mi-mûrs des
Acacia dealbata. En plus de cela des baies, noix, fruits et les
feuilles verdâtres d'arbres endémiques mais aussi importés comme les
pins (Pinus sp.) ou les buissons ardents (Pyracantha sp.), de même que
des insectes et leurs larves. Ces oiseaux cueillent les graines et
fruits des arbres en grappes, les tiennent avec leurs pattes ou les
coincent entre leur patte et une branche et ensuite sortent de cette
manière chaque petite graine en dehors de sa coque. Dans les grands
parcs à oiseaux, il est souvent possible de les voir faire cela et de
très prêt et d'admirer comment ils sont adroits. Lorsqu'ils ont assez
mangé, ils restent perchés dans les cimes des arbres et se nettoient
mutuellement leur plumage. Ce n'est que lorsqu'une source de nourriture
est totalement mangée et vidée que les oiseaux partent à la recherche
d'une autre source de nourriture.
La saison de reproduction dans la nature se situe entre octobre et
janvier. Leur lieu de couvaison est une cavité située très haut dans un
arbre ou une branche morte et ce sont les eucalyptus qui ont leur
préférence et surtout s'ils sont à proximité de l'eau. Les deux oiseaux
arrangent la cavité à leur goût et la rongent pour la rendre plus grand
si nécessaire.
Une ponte est composée de deux, parfois trois oeufs. La couvaison
commence après la ponte du second oeuf et le mâle et la femelle couvent
chacun à son tour. Le temps de couvaison est de 29 à 30 jours. Les
jeunes restent environ 8 semaines dans le nid et une fois qu'ils ont
quitté le nid, ils sont encore nourris au moins deux mois par les
parents mais le lien familial existe certainement encore pour une
demi-année.
Information générale.
Les cacatoès Gang-gang ont été importés dans le passé en très petite
quantité et sont donc rare dans les zoos et les parcs à oiseaux et très
rare dans les collections particulières. Ce sont des oiseaux très chers
qui ne sont en fait à conseiller qu’aux amateurs qui ont une riche
expérience dans les soins et l'élevage des cacatoès. Ces oiseaux sont
totalement impropres pour être détenus comme oiseaux de compagnie dans
une cage.
Le premier cas de reproduction en aviculture a eu lieu chez Mme
Lécallier en France en 1921.
Comportement:
C'est un cacatoès qui est peu farouche et nettement moins bruyant que
les autres espèces de cacatoès que nous connaissons en volières. Il
s'agit d'un oiseau qui adore ronger et il faut donc bien en tenir
compte lors de la construction de leurs abris. Le grand point négatif
du Cacatoès gang-gang est son penchant important au picage suite à
l'ennui. Ce sont surtout les femelles qui sont le plus atteintes.
Logement et soins:
Il faut loger les oiseaux par couple dans une volière métallique de
minimum (L x l x h) 6 x 4 x 2 m et recouverte d'un grillage de bonne
qualité et solide. L'épaisseur du treillis doit être d'environ 3 mm.
L'abri de nuit fait en brique doit avoir au minimum 2 x 2 x 2 m et
pendant la saison froide doit pouvoir être chauffée jusqu'à environ 10
degrés Celsius et le degré d'humidité ne peut pas être inférieur à 60.
Les journées de printemps doivent être rallongées artificiellement
jusqu'à environ 12 heures. Comme possibilité de lieu de ponte il faut
leur présenter différents nids bûche. Ceux-ci peuvent varier d'un
nichoir vertical d'un mètre de haut avec un diamètre intérieur de 30 cm
jusqu'au nichoir de 60 cm avec un diamètre intérieur de 23 cm. De même
des nichoirs horizontaux ou un peu de travers mais de même dimensions
comme repris ci-dessus peuvent être présentés. Des nichoirs déposés
directement au sol sont parfois aussi employés et qui n'ont qu'une
ouverture sur le dessus du nichoir. J'ai aussi lu un article où un
tronc couché sur le sol mais ouvert des deux côtés a été employé. Comme
matériau pour le fond du nid il faut prévoir une couche de bois
vermoulu. Il est conseillé pour les nids verticaux de prévoir un volet
de contrôle sur le côté du nid.
Comme dans la nature les cacatoès Gang-gang ne descendent quasiment pas
au sol, il faut prévoir que leur nourriture soit présentée à un endroit
surélevé. Les mangeoires et abreuvoirs doivent être en métal ou en
pierre et il faut les fixer de telle manière que les oiseaux ne
puissent pas les jeter. Il faut aussi leur présenter des branches
fraîches à ronger et en différentes épaisseurs. Chaque jour, il leur
faut de l'eau de baignade fraîche ou peut être prévoir un système de
vaporisation fixé sur le toit de la volière extérieure.
Alimentation:
Il ne faut pas fournir aux cacatoès Gang-gang le mélange traditionnel
pour perroquets. Pour éviter le gros problème de picage de ces oiseaux,
il faut veiller à occuper les oiseaux. Le Dr Burkard, un amateur
d'oiseaux “pur-sang” qui possède une énorme expérience dans le maintien
et la reproduction des espèces d'oiseaux difficiles et rares, dont le
cacatoès Gang-gang, était arrivé à résoudre, à partir de la manière à
suivre d'alimentation, le problème de picage et différents oiseaux
piqués qu'il a pris en possession, sont arrivés à ravoir une très bonne
condition de plumage.
Comme base, il donnait un mélange traditionnel de graines pour les
pinsons exotiques. A cela il rajoutait une bonne portion de la dénommée
graine manna (jaune mohair argentin) et de petites graines contenant de
l'huile et comme complément à ce mélange du millet en grappe. Il
rajoutait un tout petit peu de graines germées composées d'1/3 de
graines de tournesol, d'1/3 d'avoine et d'1/3 de froment.
En plus de cela des pommes de pins fermées de pins, sapins et arbres de
pins.
Le Dr Burkard donnait à ces cacatoès Gang-Gang beaucoup de fruits sous
forme de pommes, pêches, oranges et de fruits en grappes et en plus de
cela différents légumes dont aussi les boutons de graines de pissenlits
et de tagetes. Deux à quatre fois par semaine les oiseaux recevaient
des branches avec des baies de sureau, de buisson ardent ou de
“rozebottels” (pour en dehors de la saison de récolte des baies, il
vaut mieux congeler une bonne réserve). En plus de cela, les oiseaux
recevaient 3 x par semaine un morceau cru d'os de poulet, de lapin ou
d'agneau avec laquelle les oiseux étaient occupés pendant un long
moment mais en fin de compte ils le mangeaient complètement. Les
oiseaux ne détestaient pas non plus une croquette pour chien.
Pour tromper leur envie de ronger, on peut leur donner des branches
fraîches de bouleau, pin et noisetier.
Avec un tel apport de nourriture, les oiseaux sont en effet occupés un
bon moment pour ingérer suffisamment. Un menu similaire pourrait aussi
être essayé pour les psittacidés qui sont détenus en solitaires dans
une cage et qui se piquent tout simplement par pur ennui.
Elevage;
Il n'y a que très peu d’avis, et ceci mondialement, concernant des cas
de reproduction avec ces oiseaux. Ceci est surtout dû au fait que peu
d'oiseaux sont détenus. Le plus grand cas de réussite avec ces oiseaux
est le zoo de San Diego aux USA. Dans ce parc zoologique des cas de
reproduction sur différentes générations ont déjà été réussis. Mais il
y a aussi différents éleveurs particuliers qui ont déjà eu de très bons
résultats de reproduction avec ces oiseaux. Le couple de Chris Chalmers
par exemple élève depuis plus de 20 ans chaque année deux poussins. De
même le Dr Burkard a eu pendant plusieurs années consécutives des
jeunes. Chez la plupart des amateurs qui ont eu du résultat de
reproduction avec le cacatoès Gang-Gang, le succès n'a été présent que
pendant un ou deux ans et ensuite les oiseaux s'arrêtent. D'après le Dr
Burkard, ces cacatoès sont de bons oiseaux reproducteurs et de bons
parents.
Les cacatoes Gang-Gang ne sont prêts sexuellement qu'une fois l'âge de
4 ans.
Comme dans la nature, le mâle et la femelle ensemble rongent le nichoir
pour le préparer. En règle générale deux oeufs sont pondus qui sont
couvés à tour de rôle par le mâle et la femelle. Lorsque les poussins
naissent, ils sont couverts d'un duvet de couleur crème, blanc. En
opposition aux cacatoes blancs qui gardent leurs jeunes bien au chaud
en-dessous de leurs ailes jusqu'à ce qu'ils sont relativement bien
plumés, ils s'arrêtent plus tôt et en général lorsque les petits sont
âgés de 16 jours. Lorsqu'à ce moment-là, il fait vraiment trop froid,
cela peut être fatal pour les petits.
Gordon Dosser, un éleveur expérimenté de cacatoes en Australie
préconise de placer en dessous du nid une lampe de 25 W que l'on fait
brûler pendant les heures de nuit jusqu'à ce que les petits soient déjà
bien plumés. Lorsque les petits ouvrent les yeux ils peuvent être
bagués. Bague de 11 mm de diamètre. A l'âge de 4 à 5 semaines, il est
déjà possible de distinguer la différence de sexe. Les jeunes mâles
montrent déjà, par-ci, par-là, une petite plume rouge sur le plumage de
la tête et de la huppe. Après une période d'environ deux mois, les
jeunes quittent le nid mais ils sont ensuite encore nourris pendant
deux mois par les parents. Une fois qu'ils sont indépendants, il est
préférable de les enlever des parents.
Mutations:
Il n'y a pas de mutations connues du cacatoes Gang-Gang.
Extrait de la revue,
mai 2009
Génus Cyanoramphus : Les
Kakarikis
P.R.
avril 2009
H.J.W.
Van der Linden
Traduction:
William Vanbeginne
Introduction:
Les Kakarikis, nom commun pour les membres du génus Cyanoramphus
Bonaparte, 1854 sont les perruches les plus connues en Nouvelle
Zélande et les différentes îles et groupes
d’îles dans le Pacifique. Ce sont des oiseaux de
petite à moyenne taille dont la longueur peut varier de 23
à 31 cm.
La caractéristique des Kakarikis est la queue relativement
longue en forme d’escalier et une mandibule supérieure
sans encoche. Ce qui le rend typique, c’est la couleur bleu
acier pâle de la mandibule supérieure avec la pointe de
couleur gris, noir. C’est cette couleur qui a amené le
prince Charles, Lucien, Jules, Laurent Bonaparte, un cousin de
Napoléon et un des ornithologues les plus fameux en son temps de
leur emprunter le nom de leur génus. Le nom scientifique
Cyanoramphus provient du mot grec kyáneos qui veut dire bleu
acier, noir bleu, foncé et rámphos qui est le mot grec
pour bec.
Dans la couleur de leur plumage, les Kakarikis montrent aussi de
grandes similitudes. A l’exception d’une espèce qui
a disparu (C. ulietanus), la couleur du corps est presque totalement
verte et dépendamment de l’espèce, combiné
avec du vert émeraude, rouge, orange rouge et jaune.
Il y a un dimorphisme entre sexes mais pour le débutant, très difficile
à voir.
Le génus Cyanoramphus est constitué de 10 espèces,
dont deux sont ensuite encore divisées en sous-espèces.
Entre-temps, 3 espèces et deux sous-espèces ont
déjà disparu et 5 espèces sont en voie
d’extinction. Les autres membres de ce génus sont tous
considérés comme vulnérable.
De par les nombreuses îles qui sont fortement
séparés, où l’on retrouve les
différentes espèces et sous-espèces, le territoire
du génus Cyanoramphus approche une superficie d’environ
21,5 millions de km². Ceci correspond à environ 3 fois la
superficie de l’Australie.
A l’origine les Kakarikis sont des habitants des forêts
mais on les retrouve aussi dans des paysages plus ou moins ouverts
plantés de buissons et broussailles. Sur certaines îles
qui se retrouvent sans arbres et buissons par la déforestation,
les oiseaux vivent sur des superficies couvertes d’herbes.
Dans la nature, ces oiseaux se nourrissent de différentes
herbes, baies, fruits, nectar, bourgeons, jeunes et d’insectes.
Chez certaines espèces qui vivent le long des côtes,
l’on a remarqué qu’ils se nourrissent aussi
d’algues marines et de moules. Il est également connu que
d’autres espèces se nourrissent parfois de restants de
viande et de cadavres.
En Europe, en aviculture l’on ne détient que le Kakariki
à front rouge et le Kakariki à front jaune. Dans leur
pays d’origine, en aviculture les amateurs ne détiennent
que très rarement le Kakariki vert. Comme l’importation a
été stoppée et que donc il n’y aura plus
d’oiseaux capturés, les amateurs de Kakarikis devront se
satisfaire des espèces qui sont nées dans nos
volières. Concernant les Kakarikis à front rouge et
à front jaune, il ne faut pas se faire de soucis qu’ils
disparaissent de nos volières. Depuis des années cas deux
espèces sont reproduites en masse en Europe et je suppose
qu’entre-temps il y en a plus en aviculture que dans leur
environnement naturel. Un gros problème est la pureté de
la race de ces deux espèces car celle-ci est franchement fichue.
L’on arrive à un point qu’il faut chercher à
la loupe pour trouver un oiseau de race pure. Heureusement à ce
jour il y a des amateurs qui, par une sélection rigoureuse,
essayent de reproduire les Kakarikis à front rouge et à
front jaune dans leur forme originale.
Les Kakarikis sont des oiseaux idéaux pour volière,
très vivants, curieux, qui ont envie de se reproduire et qui le
font très bien en aviculture. Des deux espèces
détenues en aviculture, il y a un certain nombre de mutants qui
sont apparus, ce qui fait que la demande envers ces oiseaux a fortement
augmenté ces dernières années.
Division taxonomique et classification.
A l’origine, les Kakarikis étaient repris sous le
génus Psittacus à l’exception du Kakariki vert que
Edward Lear a repris en 1831 lors de sa découverte et
description sous le génus Platycercus. En 1854, Bonaparte a
repris les 5 espèces de Kakarikis découvertes et
décrites à ce moment-là sous le nouveau
génus Cyanoramphus qu’il a créé.
Il s’agissait de :
Cyanoramphus novaezelandiae
Cyanoramphus ulietanus
Cyanoramphus zealandicus
Cyanoramphus auriceps
Cyanoramphus unicolor
Ces dernières 150 années, la classification du
génus Cyanoramphus a été revu plusieurs fois.
Ainsi, par exemple, la perruche à front orange a
été rajouté en 1859 au génus Cyanoramphus
et par la suite à nouveau enlevé avec comme motif
qu’il s’agirait uniquement d’une
variété de couleur du Kakariki à front jaune et
pas d’une espèce à part entière et
indépendante.
En 1999, Higgens proposa à nouveau de reconnaître le front
orange comme une sous-espèce du Kakariki à front jaune,
mais il n’a pas eu suffisamment de soutien pour y arriver. Je
pourrais vous citer de cette manière encore plusieurs exemples
de modifications qui ont été faites et dont plusieurs
années plus tard l’on pensait à nouveau le
contraire. Récemment, des examens génétiques,
morphologiques et taxonomiques a conduit au fait que l’on
disposait de suffisamment de matières comme preuve pour agrandir
le génus Cyanoramphus, de 5 espèces et 4 sous
espèces.
Extrait de la revue,
avril 2009
L’amazone à front jaune
Amazona ochrocephala
Par: Marcel Van Aelst
P.R. mars 2009
Traduction : William
Vanbeginne
Des 29 espèces
différentes de la
famille des amazones, l’amazone à front jaune et ses 9
sous-espèces est l’espèce la plus variée.
Quelques scientifiques considèrent l’amazone à
nuque jaune (a.o.auropalliata) et l’amazone à double
tête jaune (a.o. oratrix) comme des espèces
indépendantes. Tant que le doute n’est pas levé, je
continue à les considérer comme des sous-espèces
de l’amazone à front jaune.
L’amazone à front jaune est arrivé pour la
première fois en Europe en 1844. Comme tous les perroquets, qui
à cette époque étaient la plupart du temps, vendus
par des marins dans les ports, ils attiraient
l’intérêt chez les amateurs. Pourtant on n’en
voyait pas beaucoup et cette sous-espèce a été
beaucoup moins importée que sa forme nominale (a.o.
ochrocephala). Cette dernière était beaucoup
importée et avait la réputation d’être un bon
parleur au caractère doux. L’amazone de Panama (a.o.
panamensis) et l’amazone à double tête jaune
suscitaient moins d’intérêt dans le commerce. Les
autres cinq sous-espèces sont rarement retrouvées chez
des amateurs.
Les amateurs éleveurs d’amazone débutent souvent
avec la forme nominale. Les amazones à front jaune sont
réputées être de bons parleurs ce qui les rendent
d’autant plus attrayantes comme oiseau de compagnie. On peut
aussi les citer comme bons reproducteurs, mais comme elles
étaient importées en grand nombre, on n’essayait
pas tellement de les faire reproduire.
Ce sont pourtant des oiseaux robustes et durs qui
n’hésitent pas à se tenir dans leur volière
extérieure même si le thermomètre descend quelques
degrés sous zéro. En dehors de la saison de reproduction,
ce sont des oiseaux très tolérants, comportement qui
s’inverse dès qu’ils se mettent à nicher.
Celui qui voudrait reproduire avec cette espèce ne peut pas
composer un couple rien qu’en l’observant. Il faut
absolument passer par un vétérinaire pour un examen
endoscopique ou par un test ADN pour les sexer. Dès leur
troisième année ils peuvent se reproduire et il est
conseillé de composer les couples, au plus tôt, afin que
les oiseaux puissent grandir ensemble.
Celui qui veut les mettre dans une volière intérieure et
extérieure contiguë, doit veiller de les isoler de leurs
voisins directs. En plus de se distraire mutuellement, ils peuvent
crier à tue-tête. Lorsqu’ils sont logés dans
des volières isolées, ils ne crient que le matin et le
soir.
Les différentes sous-espèces sont originaires
d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud. Au
nord, on trouve l’amazone Tres Maria (a.o. tresmariae) originaire
des îles Tres Maria. En comparaison avec les autres
espèces d’amazones, la population d’amazones sur les
îles est fortement menacée d’extinction
excepté pour l’amazone à front jaune qui est
toujours très présent sur les quatre îles des Tres
Maria. Au sud de leur territoire d’origine l’on retrouve
l’Amazone de Natteres (a.o. nattereri) qui se retrouve
jusqu’à la moitié du Pérou. Il y a eu un
très grand recul de la population de l’Amazone à
double tête jaune, de l’amazone à front jaune de
Belize (a.o. belizensis) et de la sous espèce très
contreversée a.o. magna, suite à la capture pour la vente
et la déforestation pour en faire des terres cultivables.
L’amazone à front jaune est surtout présent dans
les plaines et sur des hauteurs allant jusqu’ à 500 m. En
dehors des plaines on les retrouve aussi dans les bois où ils
voyagent en dehors des périodes de reproduction en couple ou en
petits groups.
Le matin ils quittent leurs abris de nuit en groupe et partent à
la recherche de nourriture. Ceci les occupe la plus grande partie de la
matinée. Pendant la pause à la mi-journée, ils se
réfugient dans les cimes des arbres. Là, ils se font
mutuellement les plumes tout en s’expliquant bruyamment. Fin
d’après-midi, ils retournent à leurs abris de nuit.
Ils se nourrissent de différents fruits qu’ils trouvent
dans les arbres et des graines. Ils visitent également des
terrains agricoles où ils font pas mal de dégâts.
La période de reproduction varie selon leur biotope et commence
selon les sous-espèces début février pour se
terminer fin septembre.
Pour nicher, ils utilisent des cavités dans les troncs
d’arbres ainsi que des termitières. Ils pondent entre 2 et
4 oeufs qui sont couvés durant 26 jours.
Il faut prévoir une volière intérieure et
extérieure spacieuse, dont la partie intérieure ne doit
pas être chauffée pendant l’hiver. C’est
suffisant si les oiseaux peuvent retrouver leur cage intérieure
pendant les périodes de froid extrêmes. Naturellement il
faut éviter au maximum que les souris et autres vermines ne
rentrent dans les volières. Un ami, chez qui les souris avaient
le champ libre durant 3 mois, a perdu son couple d’amazones. On a
détecté des salmonelles probablement amenées par
les souris.
Lors de la construction des volières, il faut éviter
l’utilisation du bois car ils se feront un plaisir d’y
exercer leur talent de rongeur.
Plus la volière est grande, plus ils savent voler librement. Ne
mettez jamais des oiseaux de la même espèce dans des
volières contiguës et placez une séparation solide
car pendant la période de reproduction ils sont facilement
attaqués par des congénères ou d’autres
sortes d’amazones à travers le grillage.
Si on tient compte de tous ces conseils, alors rien ne peut venir
troubler une saison de reproduction réussie, bien que
d’autres facteurs peuvent apparaître et retarder
d’une année un nid de jeunes amazones à front
jaune. En premier lieu, je pense à des oiseaux qui ne
s’entendent pas et donc la femelle pond des oeufs mais qui ne
seront pas fécondés. Ensuite des oiseaux qui
délaissent leurs poussins ou même les tuent lors du
moindre dérangement etc...
Une chose de très grande importance est le nid que nous allons
leur présenter. Le meilleur est un nid bûche avec un
diamètre intérieur de 35 cm et une hauteur de 60 cm et un
trou d’entrée de 10 cm. Un nichoir de propre construction
fera aussi l’affaire et n’oubliez pas une porte de visite.
Sur le sol du nid, nous plaçons une épaisse couche de
copeaux de bois que l’on mélange à des aiguilles de
sapins (minimum 5 cm)
Au printemps, quand il commence à faire un peu plus chaud, nous
pouvons commencer à changer leur alimentation et à
diminuer la quantité de mélange de graines et par contre
augmenter la quantité de fruits, légumes et graines
germées. A ce moment là, le mâle va commencer
à s’intéresser de plus en plus au nichoir et il va
aller le visiter. L’agressivité vis-à-vis du
soigneur va aussi s’intensifier et la femelle va elle aussi
s’intéresser au nid. Elle va passer de plus en plus de
temps dans le nid et au bout de quelques semaines le premier oeuf va
être pondu. Le mâle va alors faire la garde à
l’extérieur du nichoir. La femelle va uniquement quitter
le nid pour se soulager ou pour manger un peu. Au bout de 25 à
27 jours, les poussins vont naître et après 65 à 75
jours ils vont quitter le nid pour être totalement
indépendants 3 à 4 semaines plus tard. Les amazones
n’ont qu’une ponte par an et peuvent vivre environ 40 ans.
Leur alimentation est relativement simple mais doit en tous les cas
être bien variée. Comme base un bon mélange de
graines pour perroquets mais il faut bien tenir en mémoire que
ces oiseaux s’engraissent facilement si on leur donne trop de
graines contenant beaucoup d’huiles et que de plus, ces graines
peuvent faire des dégâts au foie.
Nous prenons pour commencer des graines de tournesol, du cardi, un peu
de cacahouettes, du froment, des graines de potiron du maïs et des
“rozebottels”. Ce mélange se donne aussi sous forme
germée pendant la période de reproduction. Ils en
raffolent. Ils aiment aussi du maïs mi-mûr, du froment et de
l’avoine. Un grand avantage est si vous pouvez en planter dans
votre jardin. Une autre source de nourriture intéressante : les
fruits et les légumes. Les amazones ne sont pas aussi difficiles
que, par exemple, les gris du Gabon. Ils sont toujours prêts
à essayer une sorte de fruits qu’ils ne connaissent pas et
si ils ne les aiment pas, ils l’enlèveront vite de leur
mangeoire. Ceci, comme éleveur, nous donne très vite
l’information de leurs préférences. En plus de
cela, nous leur donnons tout ce que les saisons nous apportent. Pendant
la période de reproduction, nous leur donnons aussi une
pâtée à l’oeuf, formule disponible dans le
commerce, de telle manière qu’ils recoivent tous les
minéraux et vitamines dont ils ont besoin.
Au début du printemps, bon nombre de plantes sauvages font leur
apparition sous différentes formes comme par exemple le mouron,
les pissenlits, les bourses à pasteur, le plantain et
différentes sortes d’herbes. Nous veillons aussi à
leur donner régulièrement des branches fraîches
à ronger de même que du grit, os de sèche et brique
à calcium.
Extrait de la revue,
mars 2009
L'Amazone de Tucuman
Amazona Tucumana
canabis (1885)
P.R.
mars 2009
Van
Aelst Marcel
Traduction:
William Vanbeginne
L'Amazone
de Tucuman, aussi appelé amazone à front rouge ou amazone
« aigle », doit son nom à la province de Tucuman au
Nord-ouest de l'Argentine. Le biotope naturel de cette espèce
d'Amazone est les forêts d’aunes à une hauteur de 2000 m entre le Nord
et le sud-ouest de l'Argentine.
Avec une longueur d'environ 31 cm,
il fait partie des Amazones de grandeur moyenne. La
description
correcte est facile à rechercher dans la littérature relativement
importante sur les Amazones. Les jeunes oiseaux sont
facilement
différenciables des oiseaux adultes par les plumes des dessous des
pattes vertes et par une tache frontale de couleur rouge plus faible,
alors que les adultes ont les plumes des dessous des pattes
de
couleur jaune. Il n'y a pas de dimorphisme entre les
oiseaux. Lorsqu'il y a quelques années, j'ai acheté mon
couple
chez un éleveur, par la suite je suis arrivé à la conclusion qu'il
s’agissait d'oiseaux d'importations mais que c'était bien un couple.
Je
les ai logés d'abord, pendant un petit temps, dans une chambre
d'élevage à 20 degrés et assez rapidement, ils sont venus
chercher
des noix dans mes mains; ils n'étaient absolument plus farouches.
Le logement:
En
novembre de cette année-là, je les ai déménagés dans un espace situé
dans une cave où pendant l'été, il y a une température constante de
20 degrés et en hiver 10 de moins. Cet espace n'est
pas
chauffé et le degré d'humidité est de 70 %; pendant la période
de
reproduction, il est relevé à 80 %. Les deux oiseaux
s'aimaient beaucoup, étaient dans une forme resplendissante et avaient
un plumage parfait. Leur voix stridente, dont ils font
régulièrement usage, est parfois fort désagréable. En
opposition
avec mes autres amazones, cette espèce vole beaucoup plus d'un côté à
l'autre et ils grimpent très peu. Le mâle passe ses nuits
dans le
trou d'entrée du petit nichoir alors que la femelle est perchée sur le
perchoir juste devant.
L'alimentation:
Le menu de base est
composé d'un mélange pour perroquets auquel sont rajouté beaucoup de
cardi et de graines pour perruches ondulées. En plus de cela,
les
oiseaux reçoivent régulièrement différentes sortes de noix, bananes,
pommes, oranges, mangues, ananas, abricots, nectarines, raisins, kiwis,
cerises etc... et encore cornichons, carottes, rozebottels et baies
d’aubépine. Pendant l'élevage et la préparation à l'élevage
(février à août) je donne chaque jour des graines de tournesol germées,
du maïs bouilli ou trempé, des petits pois, des fèves mungo, des
lentilles, des fèves blanches ou rouges. Chaque jour, je
donne
trois sortes de fruits avec de la pâtée à l'œuf de telle manière que le
mélange de graines ne compose qu’environ 1/3 de la
nourriture.
Nos amazones acceptent cette alimentation sans problème et la pâtée
d'élevage que l'on trouve dans le commerce est totalement
refusée. Pour finir, nous veillons toujours à ce que soient
présents les minéraux nécessaires comme les briques de calcium, grit
pour pigeon, cailloux pour l'estomac et os de sèche.
Les nichoirs:
Dans
l'espace de reproduction, nous avons veillé à deux nichoirs : un petit
nichoir bûche d'une hauteur de 43 cm et de 28 cm de diamètre avec un
trou d'entrée de 13 cm. Celui-ci est placé dans un coin juste
en
dessous du toit. Le second nid bûche de 68 cm de haut, 30 cm
de
diamètre et d'un trou d'entrée de 12 cm est en opposition au premier
nid placé à une hauteur d'environ 1 mètre.
Comportement avant et pendant la reproduction:
Environ
4 semaines avant la ponte des oeufs, les cris des amazones au niveau
intensité et durée augmente fortement. Les accouplements sont
rarement visibles, bien que nous puissions les tenir à l’œil sans
qu'ils nous remarquent. C'est la femelle qui va en premier
visiter le nid pour y pondre un oeuf. Ceci se passe en
général
tard dans l'après-midi et pendant qu'elle couve, la femelle ne va
jamais aller se nourrir. Elle ne quitte qu'une fois par jour
le
nid pour se débarrasser de ses fientes. Le mâle va veiller à
nourrir sa femelle au nid après que lui-même ait été manger pendant
environ 30 minutes. Il va, après avoir mangé, retourner vers
sa
place près du nid et va appeler sa femelle qui, dans le nid, va lui
répondre avec de petits piaillements. Ce n'est qu'à ce
moment-là
qu'il va s'envoler vers le trou d'entrée et plonger dans le
nichoir. Il va ensuite encore une fois en ressortir, va
contrôler
les environs et redescendre dans le nid s'il n'a rien trouvé d'anormal
pour ensuite nourrir sa femelle. Le nourrissage de la femelle
va
durer environ 5 à 6 minutes et ensuite le mâle va quitter le nichoir.
Les
oiseaux n'étaient vraiment pas agressifs vis-à-vis de moi et nous ne
faisions un contrôle du nid que lorsque les deux oiseaux avaient quitté
ensemble le nid. La femelle allait
directement
contrôler le nichoir une fois que j'avais quitté la pièce.
La ponte:
Début
juin, le premier oeuf a été pondu dans le petit nid bûche. Le
second oeuf est apparu 3 jours plus tard et le troisième encore trois
jours plus tard. Une fois le troisième oeuf pondu, la femelle
a
couvé ses oeufs mais malheureusement deux jours plus tard, les oeufs
étaient cassés au sol. Le système de fermeture magnétique du
volet de contrôle s'était ouvert et les oeufs avaient roulé hors du
nid. Un bon mois plus tard, la femelle a à nouveau pondu 3
oeufs. Ce n'est qu'un bon mois plus tard que j'ai revu la
femelle
hors du nid et lors du contrôle j'ai trouvé deux oeufs fécondés et une
coquille vide. Quelques jours plus tard, deux poussins
morts. A ma grande stupéfaction, j'ai trouvé cette fois-ci
dans
le grand nid un oeuf mais celui-ci n'a pas été couvé et je l'ai
enlevé. L'année suivante la femelle a à nouveau disparu dans
le
grand nid au mois de juin, a pondu des oeufs mais ceux-ci étaient à
nouveau non fécondé. Nous les avons enlevés et il n'y a pas
eu de
seconde tentative de ponte.
L'année suivante, le premier oeuf a été
pondu le 24 mai et le second le 30 mai, à nouveau, dans le grand
nichoir. Cette fois-ci la femelle n'a absolument pas couvé
les
oeufs ce qui fait que j'ai placé les oeufs rapidement en couveuse mais
sans résultat. A nouveau une ponte a eu lieu en juin dont un
oeuf
était fécondé.
La naissance et les premiers jours de vie:
Le
10 juillet, à ma grande joie j'entendais un piaillement provenant du
nichoir et une semaine plus tard je pouvais admirer un magnifique
poussin avec le jabot bien rempli. Ce poussin n'émettait en
fait
que très peu de sons pour mendier sa nourriture, même lorsque la
femelle quittait son nid ou ne revenait pas au nid. Les 15
premiers jours après la naissance, la femelle restait constamment au
nid et les jours suivants nous l'avons vu plus fréquemment.
Lors
du contrôle suivant, nous avons remarqué que le petit était mal
soigné. Le jabot était presque vide et les trous de nez
étaient
complètement obstrués. Le poussin éternuait
beaucoup et sa
respiration était très lourde. Après avoir réfléchit
longtemps,
j'ai décidé de le terminer à la main.
Moyens et aides pour l'élevage à la main:
Le
petit a été placé dans un récipient en verre tapissé d'essuie-tout et
le tout a été placé dans un aquarium en verre. Là au-dessus
nous
avons installé une source de chaleur qui veillait pour une température
de 30 degrés. Le degré d'humidité indispensable, nous l'avons
obtenu par un petit récipient rempli d'eau qui était placé à côté du
poussin dans l'aquarium. Pour le nourrir, j'ai employé une
seringue de 2 ml pour commencer et de 5 l de contenu
pour
continuer et, pour ne pas endommager le bec qui est encore tendre, nous
avons rallongé la pointe de la seringue par un tuyau fin et flexible de
4 cm.
Le nourrissage:
Les 5 premières semaines, notre jeune
amazone a reçu 7 à 8 x par jour de la nourriture (jour et
nuit).
Nous devions faire cet effort car ce jeune oiseau avait à rattraper
beaucoup de poids et ce n'est qu'au bout d'une cinquantaine de jours
que nous avons pu arrêter les nourrissages de nuit. A l'âge
de 67
jours, il recevait encore 3 x par jour et à 87 jours encore une seule
fois le soir pour terminer à l'âge de 110 jours. La
nourriture
était à température du corps et lorsqu'elle était un peu trop froide le
poussin la refusait. A chaque nourrissage nous ne
remplissions
pas complètement le jabot. J'ai commencé en lui donnant 5 ml
et
j'ai fini avec 35 ml par nourrissage. Après chaque
utilisation,
les seringues étaient bouillies.
La nourriture que je lui donnais
était composée principalement de nourriture pour bébés comme de la
farine 7 céréales, différentes sortes de fruits etc... auquel je
rajoutais une pâtée d'élevage du commerce, du jaune d’œuf cuit dur, du
jus de carotte, des raisins, du sucre de fruits, vitakalk et des
vitamines. A partir de son 37ème jour, également de la mangue
fraîche, de la banane pour arriver plus tard à la moitié de fruits et
de légumes. Au bout de 66 jours, le jeune amazone grignotait
un
épi de maïs mi-mûr, de la pomme et du biscuit. Un peu plus
tard
des graines de tournesol germées et un mélange de graines pour
perruches ondulées et encore un mois plus tard, il mangeait le mélange
de graines pour perroquets.
Problèmes:
Nous avons dû traiter
depuis le début le problème de quintes d’éternuement du poussin en le
plaçant dans un endroit plus chaud et un peu plus humide par
pulvérisation. Au bout de 5 à 6 jours, les éternuements ont
cessé
et ses trous de nez bouchés se sont débouchés.
Malheureusement,
la patte droite présentait déjà depuis le début une malformation et les
doigts de sa patte gauche n'étaient, eux non plus, pas en
ordre.
Nous avons donné des vitamines, effectué des massages et bandé
convenablement la patte pour la rectifier mais rien n'a aidé, nous
avons juste pu améliorer le positionnement des doigts de la patte de
droite. Au jour 80, est apparu à un doigt de la patte de
gauche
un dérangement de l’écoulement du sang pour laquelle différentes crèmes
n'ont pas aidé, ce qui fait que quelques jours plus tard, le doigt est
tombé et ceci sans perte de sang.
Lorsqu'au 58ème jour, je retirais
la seringue du bec du poussin, il arriva quelque chose qui est déjà
arrivé chez d'autres amateurs, le petit tuyau qui était placé sur la
seringue a disparu dans le jabot du poussin. Je suis parti
directement chez le vétérinaire et à deux nous avons essayé de sortir
le tuyau du jabot mais peine perdue. Il n'y avait comme
solution
que de faire une petite entaille pour sortir ce bout de tuyau et de le
recoudre. (NDLR P.R.: il est tout à fait inutile de nourrir des petits
avec une seringue et un petit tuyau. Employez uniquement une
seringue et injectez la nourriture calmement dans le bec de telle
manière que le poussin apprenne depuis le début à avaler. Il
est
fautif d'injecter directement la nourriture dans le jabot).
Comme
l'oiseau à cet âge là était encore relativement faible, le vétérinaire
ne l'a pas endormi. D'après ce que j'ai vu, il n'avait pas
mal de
l'intervention. Dès que je suis arrivé à la maison, l'oiseau
était à nouveau aussi allègre qu'auparavant et je lui ai très
délicatement injecté sa nourriture. Mon plus gros problème
était
que cet oiseau n'avait depuis sa naissance émit aucun son pour
mendier. Il ne prenait presque pas de nourriture de par
lui-même,
ce qui fait que nous devions toujours travailler sous
contrainte.
Nos tentatives pour l'habituer à manger à la cuillère étaient aussi un
échec et nous avons donc dû continuer à la seringue.
En conclusion:
En
fait, ce petit amazone a, depuis le début, lors de sa naissance,
parcouru un chemin de souffrance et ayant passé par le chas de
l'aiguille peut être considéré comme un petit rescapé. Il est
resté quand même relativement petit et il a les pattes de
travers. Sa nature stimulante et son dévouement nous prouvent
que
cela valait la peine de faire tout cela pour lui. Malgré son
handicap il n'a pas de problèmes pour voler et pour grimper d'un côté à
l'autre et même pour atterrir après le vol.
Nous espérons encore pouvoir le garder longtemps.
Extrait de la revue, février 2009
EXPERIENCES D’ELEVAGE AVEC LA
PERRUCHE PORT LINCOLN
P.R.
février 2009
Travaillé
par : Marcel Van Aelst
Traduction :
Linda Verboven
La
perruche Port Lincoln (Barnardius zonarius) est présente au centre et à
l’Ouest de l’Australie en trois sous-espèces :
le
Barnadius zonarius Twenty-eight (au Sud-Ouest de l’Australie) et
le Barnardius zonarius Occidentalis (à l’Ouest de
l’Australie). A l’œil, ils sont difficiles à sexer,
le
dessus de la tête de la femelle est parfois plus brunâtre au
lieu
de noir et son bec est plus étroit. Ils peuvent atteindre 18 ans.
Il
y a quelques années, j’ai eu la chance d’acquérir un couple magnifique
de Port Lincoln. Ils étaient beaux, bien robustes, des oiseaux
prometteurs dont je rêvais depuis un certain temps. Avec ce
couple j’ai eu de beaux résultats d’élevage, j’ai aussi formé des
nouveaux couples avec quelques jeunes.
La nourriture est composée
de graines de tournesol, chanvre, avoine et millet (sec et germé) avec
en plus différentes verdures et graines semi-mûres selon les saisons.
Ils préféraient de loin les parties des plantes d’arroche (Atriplex
spp) et les sortes de chénopodes (Chenopodium spp) ainsi que de la
pomme et des carottes. Je ne leur donnais pas d’insectes comme des vers
de farines contrairement à certains éleveurs. Par contre mes
oiseaux recevaient pas mal de pâté d’œufs, en hiver une fois par
semaine - seulement par beau temps et deux mois avant la
saison
de reproduction, ils en recevaient tous les deux jours.
Au
printemps suivant, j’ai acquis un deuxième couple reproducteur qui
s’est tout de suite adapté à son nouvel environnement. J’ai mis les
oiseaux dans une volière intérieure bien éclairée et sèche (de 2. 5 m
de long sur 1 m de large et 2. 4m de haut), et reliée à une
volière extérieure de 4 m x 1 m x 2 m. Je leur ai donné un grand nid de
1,50 m de haut x 30 cm x 35 cm avec une ouverture d’un diamètre de 12
cm et une porte de contrôle à l’arrière. A la fin de chaque
période de reproduction je refermais le trou d’entrée du nid avec un
morceau de bois. Quand au début du mois d’avril je rouvrais l’accès au
nid le comportement du mâle changeait immédiatement. Il
devenait
très agressif vis-à-vis de sa femelle sans pour autant l’attaquer
vraiment. Tout en gardant un œil sur la situation, je les laissais
tranquille. Quand la femelle pondait 4 œufs et commençait à couver, son
agressivité diminuait au fur et à mesure. Les 4 œufs étaient fécondés
et après 21 jours, les jeunes naissaient et étaient bien soignés par
les parents. Pour commencer, j’ai composé la nourriture
d’élevage
moi-même : un mélange de pâté d’œuf, maïs doux, avoine,
millet,
flocons d’avoine moulus, biscuit pour enfants, minéraux et un complexe
de vitamines B. Le tout était mélangé avec du pain Blanc trempé jusqu’à
obtenir une masse collante. J’y ajoutais aussi de l’œuf cuit dur ou de
l’œuf brouillé, du fromage maigre ou du fromage blanc maigre. Comme
verdure je donnais du chou vert haché fin de mon jardin (j’en congèle
une bonne partie pour en avoir durant l’hiver).
Jusque là je n’avais
fait que des contrôles rapides du nid pour ne pas déranger la femelle
plus qu’il ne le fallait. Quand les petits avaient 30 jours, il me
semblait qu’il y avait 2 jeunes dans le nid avec des plumes très
brillantes au niveau de la courbure de l’aile. Comme il fait sombre
dans le nid, je les ai sortis pour mieux les inspecter à la lumière. A
ma grande surprise je remarquais que ces oiseaux étaient bleu-vert. Je
me suis renseigné auprès d’autres éleveurs. Selon eux il y avait eu
seulement quelques perruches Barnard bleues, et la couleur bleue
n’était pas pure et avait un reflet vert. Mes quatre jeunes sont bien
sortis du nid. Peu de temps après un de mes jeunes bleus a été
mortellement blessé, suite à la visite d’un chat. Les trois autres
jeunes ont pris leur indépendance.
L’année suivante, le mâle
chassait sans interruption sa femelle et son agressivité me semblait
encore plus grande que l’année précédente. Je m’attendais à ce que tout
rentre dans l’ordre après que la femelle ponde ses œufs. J’avais tort,
j’ai retrouvé ma femelle le crâne ouvert avant qu’elle n'ait eu le
temps de pondre un seul œuf. J’ai vite retrouvé une femelle adulte qui
à son tour a sectionné une des pattes du mâle trop ardent. C’en était
assez, il fallait mieux arrêter là.
Après la mue, les plumes de
l’unique jeune oiseau bleu qui me restait étaient d’un beau bleu. Là où
le Port Lincoln est vert foncé mon mutant bleu avait des plumes bleus
foncés. Les parties des plumes normalement vert
clair,
étaient bleu clair, le front et le cou étaient d’un blanc
jaunâtre. Quand l’oiseau bleu était adulte, je l’ai accouplé
avec
une femelle de couleur sauvage. Malheureusement, ces oiseaux ne
semblaient pas fait l’un pour l’autre. Les parades amoureuses
du
mâle ne se remarquaient quasi pas et ne perduraient que quelques jours.
J’ai essayé d’autres femelles, mais en vain. Quelques années
plus
tard il me semblait avoir trouvé le partenaire qu’il fallait. Le couple
s’entendait bien et les parades amoureuses du mâle étaient régulières,
intenses et perduraient 4 à 5 semaines. Il
nourrissait sa
femelle régulièrement et essayait de s’accoupler. Les œufs étaient
couvés normalement, mais enlevés du nid après 8 jours parce qu’ils
n’étaient pas fécondés. A la fin de l’année, j’ai fait contrôler mon
mâle bleu par un vétérinaire. Il s’est avéré que
ses
organes sexuels étaient atrophiés et qu’il n’aurait jamais pu féconder
un œuf. Ainsi se terminait mon rêve de reproduire à nouveau des Port
Lincoln bleus.
Extrait de la revue,
janvier 2009
Que sont
les oiseaux ?
P.R.
janvier 2009
Piet Rozendaal
Traduction: William Vanbeginne
De tous les groupes d'animaux, ce sont les oiseaux qui sont depuis des
siècles les plus étudiés par des milliers de
scientifiques provenant du monde entier qui les décrivent dans
autant de livres scientifiques. Mais le nombre d'amateurs
enthousiastes envers les oiseaux est encore beaucoup plus
élevé et se compte probablement déjà en
millions. Les hommes ont depuis toujours été
attiré par les oiseaux, de par leurs couleurs, leur chant ou
leur capacité de pouvoir imiter la voie de l'homme. Leur
capacité de pouvoir voler et ainsi de pouvoir voyager entre ciel
et terre a toujours eu aussi un grand pouvoir d'attraction sur l'homme.
En fait que sont les oiseaux?
Les oiseaux sont des animaux vertébrés à sang
chaud avec beaucoup de caractéristiques communes, dans la
plupart des cas un squelette léger mais solide composé
d'os creux, un bec osseux sans dents, à la place un pro
ventricule pour mâcher la nourriture, la ponte d’œufs
à coquille dure (certains reptiles pondent aussi des oeufs mais
à coquille molle), un cœur fait de 4 parties, des
pattes avant en forme d'ailes et la caractéristique la plus
importante le fait d'avoir des plumes. Cette couverture de la
peau est faite de kératine et isole net la chaleur du
corps. Ceci est aussi la fonction principale du plumage et
lors
d'une évolution ultérieure, le vol est devenu une
fonction complémentaire.
La plupart des oiseaux, à quelques exceptions près,
savent voler, bien que certains mammifères, comme par exemple la
chauve-souris, ont aussi cette caractéristique. Comme le
vol est une activité très intensive au niveau travail,
les oiseaux ont, de tous les organismes vivants, un des systèmes
pulmonaires des plus complexes. Il prévoit le cœur
et les muscles du vol d’oxygène et de combustible et
veille aussi que les oiseaux n’aient pas un manque
d’oxygène à haute altitude. Les poumons
d’un oiseau fonctionnent significativement plus efficacement que
les poumons d’un mammifère. Lorsqu’un oiseau
inspire, 75 % de l’air quitte les poumons et part
directement dans les sacs aériens qui prolongent les poumons,
où ceux-ci forment un tampon et sont raccordés à
des espaces d’airs dans les os et les remplissent
d’air. Lorsqu’un oiseau expire, l’air est
poussé des sacs aériens à travers les poumons et
ainsi ils reçoivent de manière continue dans un sens de
l’oxygène aussi bien pendant l’inspiration que
l’expiration sans qu’il soit pompé à
l’extérieur. L’échange de gaz a alors
lieu dans les vaisseaux capillaires.
Le système nerveux en comparaison avec la grandeur de l'oiseau
est relativement grand. La partie la plus compliquée du
cerveau est celle qui contrôle les fonctions ayant trait au vol,
pendant que le petit cerveau coordonne les mouvements, le grand cerveau
contrôle le patron de comportement, la navigation, l'accouplement
et la construction du nid. Les yeux d'un oiseau sont
conçus pour s'élever, la recherche de points
d'orientation, la chasse et l'alimentation. Les oiseaux avec
des
yeux sur le coté de la tête ont un champ de vision large,
alors que les oiseaux avec des yeux au devant, comme par exemple les
hiboux, ont une vision binoculaire et peuvent mesurer une
profondeur. Les oiseaux n'urinent pas, leurs reins sortent
les
déchets contenant l’azote du système sanguin, mais
à la place de le rejeter en urine, ils le rejettent sous la
forme d'acide urique qui est très peu soluble dans l'eau, ce qui
fait qu'elle apparaît comme une pâte blanche. Celle
ci apparaît en même temps que les fientes du cloaque, qui
est multifonctionnel pour les oiseaux. En plus de la perte
des
fientes, l'accouplement se fait par le contact des cloaques et les
femelles pondent leurs oeufs via ce même cloaque.
Les oiseaux s'alimentent de manière fort diverse, avec du
nectar, des plantes, des graines, des insectes, du poisson, des
mammifères et des cadavres. La plupart des oiseaux sont
actifs chaque jour pendant la journée, mais certains oiseaux
comme les hiboux et les hirondelles de nuit sont actifs la nuit ou au
crépuscule. D’autres, comme beaucoup d'oiseaux
côtiers, qui se nourrissent pendant les saisons sont actifs aussi
bien le jour que la nuit. La plupart des oiseaux savent
voler,
bien que différentes espèces, en particulier celles qui
se retrouvent sur des îles, ont perdu cette capacité comme
par exemple les pingouins, autruches et kiwis. Ces espèces
d'oiseaux, non volants, sont les plus fragiles lorsque l'homme ou les
mammifères arrivent ou sont introduit dans leur habitat.
Beaucoup d’oiseaux sont sédentaires, dans un territoire
fixe alors que d’autres migrent sur de longues distances à
la recherche de l’habitat optimal, alors que d’autres vont
rester presque toute leur vie sur l’eau comme
l’Albatros. Certaines hirondelles restent parfois des
journées entières en l’air et dorment même en
volant.
Quel âge ont les psittacidés ?
Un squelette fossile d’un perroquet, trouvé à
l’Est du Wyoming dans des déblaiements
crétacés qui date de la période de la fin de
l’ère des dinosaures est le fossile le plus jeune qui est
connu d’un oiseau sédentaire moderne. Jusqu'à
ce jour, les seuls fossiles modernes d’oiseaux de la
période crétacée ont été des oiseaux
d’eau et ceci probablement parce que la plupart des lieux de
trouvaille dans des déblaiements de vieilles berges de
rivières asséchées dans les deltas de
rivières. Les plus vieux, parmi ceux-ci, vivaient il y a
environ 80 millions d’années. A ce jour, la
trouvaille du fossile de ce perroquet nous livre la preuve la plus
solide que l’oiseau sédentaire moderne a
évolué plus tôt que ce que pensaient la plupart des
scientifiques et qu’au minimum en Amérique du Nord, le
groupe le plus important d’oiseaux modernes proviennent du
même ancêtre. Ces données nous montrent aussi
que les groupes d’oiseaux modernes, y compris les perroquets,
n’ont pas soufferts de l’extinction massive à la fin
de la période crétacée. Car pendant que les
oiseaux modernes ont survécu la période
crétacée, les oiseaux plus primitifs à dents (les
apparentés du Archaeopteryx) sont éteints. A ce
jour c’est encore toujours une devinette pourquoi à ce
moment là certaines espèces d’animaux ont
survécu et que d’autres se sont éteints.
Probablement le nombre d’oiseaux modernes sans dents ont
commencé à la fin de la période
crétacée à prendre le dessus sur les oiseaux
à dents et ceci peut être une raison pourquoi ils sont
éteints.
L’on suppose que le Kakapo, Kéa et Kaka sont les plus
vieilles formes de perroquets. Mais les perroquets existent
en
différentes variations, du Lori de couleurs claires et
panachées jusqu’au Vasa de couleur brun, noir triste et de
même l’Ara Hyacinthe est 170 fois plus lourd et 12 fois
plus grand qu’un perroquet pygmée de 8,5 cm. Les
perroquets, en dehors de la saison de reproduction, sont en
général des oiseaux très sociaux qui peuvent vivre
en petits groupes mais qui se rassemblent parfois en groupes de
plusieurs milliers. Chez une sorte, il est possible
extérieurement de faire la différence entre les sexes
tandis que chez d’autres sortes c’est totalement
impossible. Beaucoup d’espèces sont hautement
spécialisées dans leur nourriture ou ont besoin
d’un biotope tout à fait spécial. Il y a
aussi la grande diversité aux climats où ils vivent et
qui varient des forêts tropicales très chaudes
jusqu’au climat presque Antarctique. Les Psittacidés
nichent tous dans des cavités avec une saison de reproduction
plus ou moins délimitée. Pour cela ils emploient
une grande variété de cavités pour nicher, des
trous dans un vieil arbre, dans des termitières, des couloirs
dans les berges des rivières ou des fentes dans des parois
rocheuses. Les jeunes de perroquets qui viennent de naître
sont tous très fragiles et sont dépendants de leurs
parents pendant un long moment. Une ponte de
généralement des œufs blancs peut varier d’un
œuf chez le Microglosse jusqu’à 8 œufs chez le
Kakariki.
La vie dans la nature peut être difficile
Peu de perruches et perroquets dans la nature vivent de bons vieux
jours et la mortalité parmi les jeunes oiseaux est aussi
importante. Les raisons les plus importantes pour cette
courte
espérance de vie dans la nature sont, si l’on
enlève les causes humaines, la maladie et les animaux de
proie. Un oiseau infecté avec une maladie
bactérienne, virale ou parasitaire est moins
intéressé à se nourrir et devient ainsi moins
attentif, ce qui fait de lui une proie facile pour les oiseaux de
proies ou n'importe quel prédateur. La mort chez les
jeunes oiseaux est souvent la suite de vols dans les nids (oeufs et
jeunes oiseaux) par des prédateurs ou d'autres oiseaux.
Une autre raison peut être le fait d’être
affamé par manque de nourriture pendant les périodes de
sécheresse ou les saisons pendant lesquelles la nourriture n'est
présente qu'en faible quantité dans la nature.
Comme réponse à ce point l'on peut faire remarquer que
les oiseaux ont la capacité de voler, ce qui leur donne la
possibilité d'aller à la recherche de nourriture à
des distances lointaines. Mais il y a aussi des espèces
qui ne sont pas dépendantes que d'une seule source de nourriture
et celles-ci adaptent leur manière de livraison de nourriture et
profitent de leur capacité de pouvoir trouver leur nourriture
à diverses sources. Tous ces dangers font partie, comme il
est si bien dit du “Circle of life” et même si la vie
d'un oiseau est difficile, les psittacidés ont réussi
à survivre en grande quantité et à évoluer
à plus de 350 espèces différentes. Que la
quantité de certaines espèces a fortement diminué
et que d'autres ont disparu est la plupart du temps à imputer
aux interférences humaines par la chasse et la destruction de
leur territoire.
Influence de l'homme
Le développement avec succès de la race humaine emploie
à grande vitesse la forêt vierge qui est une des raisons
les plus importantes de la diminution de leur nombre. Suite
à cela, plus d'un quart (environ 94 espèces) des
espèces de perroquets vivant sur notre planète sont
maintenant en danger d'extinction. A coté de cela, il y a
le marché florissant de la demande d'oiseaux attrapés
dans la nature par les détenteurs d'oiseaux. Ici c'est la
rareté et la beauté qui va entraîner le souhait de
détenir toujours des nouvelles espèces d'oiseaux.
Heureusement, actuellement, nous les amateurs sommes capables de faire
reproduire la plupart des espèces que nous
détenons. La partie la plus importante des perroquets et
perruches du commerce d'animaux de compagnie provient d'oiseaux qui
sont nés en captivité. De par la loi, il est
interdit actuellement en Europe d'importer des oiseaux qui proviennent
de la nature. Par cette victoire de certains groupes
d'actions,
la plupart des amateurs peuvent vivre avec, mais pour interdire dans le
futur la détention d'oiseaux et ainsi enlever un temps libre
employé avec intérêt, là, ils vont trop loin.
Connaissances au sujet des perroquets
Des études scientifiques concernant les perroquets existent
depuis des années et ont été toujours difficiles
car leurs territoires d'origines sont parfois tellement étendus
et difficilement praticable. Ces dernières années
il y a eu des développements avec de nouvelles technologies qui
permettent aux scientifiques d'étudier les oiseaux sur la cime
des arbres des forêts vierges.
Une autre étude par exemple est la recherche de la raison pour
laquelle les perroquets vont se nourrir d'argile. A Tombopata
au
Pérou, des centaines de perroquets peuvent s'y retrouver et
chaque jour, 1700 oiseaux viennent visiter ces parois
d'argiles.
Les études nous montrent deux théories primaires de la
raison pour laquelle les oiseaux mangent cette argile. La
première nous dit que les oiseaux la mangent pour ingérer
des minéraux et plus particulièrement du natrium.
L'étude a montré que la plus grande partie de la
nourriture naturelle qui est mangée par les perroquets contient
un taux en sel qui est la moitié que celle d'une salade.
Par contre, dans les grandes rives d'argile en Amérique du Sud,
les perroquets peuvent y manger de la glaise qui contient autant de
natrium que les pomme de terres frittes salées. Il a
été remarqué que les femelles vont aussi porter
cette argile riche en Natrium à leurs petits au nid. La
seconde explication possible pour ce comportement est que les oiseaux
emploient cette argile pour se protéger contre les
matières toxiques qu'ils ingèrent en même temps que
leur nourriture. Il y a pourtant encore un grand mystère,
et la grande question à se poser est de savoir pourquoi
certaines espèces de perroquets vont visiter
régulièrement ces parois d'argile alors que d'autres
espèces de perroquets ne vont jamais le faire. C'est pour
cette raison justement que l'intérêt humain envers les
oiseaux est si passionnant, mais aussi dans la détention et les
soins et il y a encore tellement à apprendre et à
rechercher avant que nous sachions tout sur les oiseaux qui nous
entourent.
Extrait
de la revue de décembre 2008:
GROUPE
DE TRAVAIL POICEPHALUS
Nourriture
pour Poicephalus
P.R.
novembre 2008
Par:
Carl Vandenabeele
Traduction :
Linda Verboven
Il
y a quelques mois, nous avons commencé avec notre groupe de
travail. Il est donc plus que temps de partager cette expérience
avec vous. Dans cet article, je vous présenterai le schéma
alimentaire que je suis.
Menu
principale :
Comme
menu principal, mes oiseaux reçoivent un mélange de
graines que j’adapte selon les saisons. L’explication est simple.
Les perroquets africains nichent dans leur milieu naturel de
septembre à mars - avril. Pendant cette période, c’est
le printemps et l’été dans leur pays d’origine.
Etrange mais vrai, la plupart continuent à suivre ce cycle,
même chez nous. Par conséquent, ici ils nichent pendant
les mois les plus froids. Bien entendu, il y a des exceptions, mais
ils ne représentent qu’une minorité d’oiseaux. A
partir du mois de septembre, mes oiseaux reçoivent un mélange
plus riche. A cet effet, j’utilise l’African Parrot Loro Parque
mix de Versele Laga jusqu’à la fin du mois de mars –
avril. Je le complète tous les jours de fruits frais, de
légumes, de graines trempées et de pâté
d’œuf. Je respecte les proportions ½ graines pour ½
d’extras. Je vous donnerai plus de détails sur les extras
plus tard. A la fin du mois de mars, je commence à réduire
la richesse du mélange des graines. J’utilise alors
l’African Parakeet Loro Parque mix de Versele Laga. Afin de réduire
l’effet de choc pour les oiseaux, je procède par étapes :
pendant deux semaines 3 parts de Parrot et 1 part Parakeet. Après
pendant deux semaines je donne 2 parts de Parrot et 2 parts de Parakeet
et ainsi de suite jusqu’à ce que j’obtienne 1
part de Parrot et 3 parts de Parakeet comme mélange maigre.
L’avantage est que les oiseaux restent longtemps occupés à
décortiquer les petites graines pour être rassasiés. Je pense même que
cette occupation peut éviter pas mal
de picage dû à l’ennui. Je maintiens ce régime
maigre jusqu’au début du mois d’août. Je commence
alors à enrichir le mélange, de la façon comme
expliqué plus haut, mais inversé. Le but est de
reproduire le schéma naturel, ou en période de
printemps/été la nourriture est plus riche et plus
abondante.
Extras:
Puisqu’un
bon mélange de graines n’est pas suffisant pour un oiseau,
je donne tous les jours des fruits et légumes. La liste est
trop longue à énumérer. Les principaux fruits et
légumes que j’utilise sont la pomme, la poire, le poivron
rouge et la carotte. L’églantier est également
apprécié. L’avocat est fortement déconseillé
car il contient des matières nocives. Chez moi tout est haché
menu. (Avant il m’arrivait d’en faire une purée dans un
grand récipient et de la congeler en petites portions. J’en
suis revenu, cela devenait un vrai chipotage.) Aux fruits, j’ajoute
la pâtée d’œuf Orlux. Pas trop, de sorte qu’un
peu de pâté colle à chaque morceau de fruit.
Je
donne aussi des graines trempées. J’utilise un mélange
pour pigeons (mélange liégeois) sans maïs. J’évite
le maïs car le féculent contenu dans le maïs
accélère selon moi la fermentation. D’autre
part, j’y ajoute un peu de
haricots
mungo. Pour faire tremper ces graines, j’ai réservé
une place au frigo. Je
travaille avec un
plat en plastique. Je le rempli à moitié avec le
mélange pigeon. J’y ajoute une grande poignée
d’haricots mungo et remplis le bol d’eau. N’oubliez pas que les
graines vont se gonfler d’eau et peuvent vous réserver une
belle surprise “débordante”. Quand je prépare mes
fruits, je mets le bol de graines sous le robinet et laisse couler
l’eau jusqu’à ce l’eau soit complètement
renouvelée. Avec le chinois, je prends la quantité de
graines nécessaire. Celui-ci est à nouveau rincé
abondamment à l’eau très chaude puis à l’eau
froide. Fruits/légumes + pâté d’œuf + mélange
pigeon seront mélangés ensemble dans un bol et servi
tout frais à mes oiseaux. Je donne ce mélange toute
l’année durant.
L’eau
de boisson:
Puisque
nous n’avons pas d’eau du réseau, je dépends de
l’eau du puit. Pour ne pas avoir de surprises désagréables,
j’ai fait tester l’eau par un labo.
Je
n’utilise pas l’eau de pluie qui représente toujours un
risque de contamination par les fientes des oiseaux vivant dans la
nature.
Tout
le monde a certainement
déjà entendu parler du grand besoin en calcium des
perroquets africains. Un manque de calcium se traduit souvent par des
œufs blancs, des jeunes difformes, des pattes écartés
des jeunes, la goutte …. Afin de l’éviter, j’utilise
Calci-lux d’Orlux. En dehors de la saison de reproduction, j’ajoute
une fois par semaine un peu de cette poudre à leur eau.
Pendant la saison de reproduction, j’en ajoute deux fois par
semaine. ATTENTION : le corps de nos oiseaux ne sait stocker le
calcium que s’il reçoit suffisamment de vitamines D3. Cette
vitamine est puisée dans la lumière directe du soleil.
Quand vos oiseaux sont détenus dans un endroit plus sombre et
vous leur mettez du calcium dans la nourriture ou dans leur eau,
celui-ci est directement éliminé dans les fientes et
n’est d’aucune utilité. Dans ces cas, seulement du calcium
combiné avec une préparation vitaminée avec de
la vitamine D3 aura l’effet escompté. Si vos oiseaux peuvent
prendre un bain de soleil, ou se trouvent à la lumière
du jour, ceci n’est pas nécessaire.
Les
autres jours j’acidifie mon eau de boisson avec du vinaigre de
pomme, bénéfique pour la flore du jabot et du gésier.
J’espère
vous avoir donné des idées pour présenter un
menu varié et sain à vos oiseaux.
Pour plus
d’informations au sujet des Poicephalus, visitez notre site :
Info
: www.parkieten-revue.com/poicephalus
Extrait de la revue de novembre 2008:
Le
perroquet Jardine
P.R.
septembre / octobre 2008
Piet
Rozendaal
Traduction:
William Vanbeginne
Sir
William Jardine étudiait la médecine à Edinburgh
et Paris et était membre des « Royal Societies »
de Londres et Edinburgh et a publié avec John Selby
“Ilustrations of Ornithology” en 4 parties avec 207
gravures coloriées à la main. Il a publié
encore d’autres livres avec des illustrations d’oiseaux et de
poissons. Dans ces livres, il a décrit et montré aussi
l’image d’un perroquet qui a été rapporté
vivant par son fils en 1849 en provenance de la côte ouest
d’Afrique après un voyage en bateau de 3 ans. Ce perroquet
Africain en grande partie vert avec de beaux accents rouge, orange,
qui est maintenant bien connu par tout le monde a été
baptisé à son nom, perroquet jardine (Poicephalus
gulielmi) et qui est connu également par beaucoup de monde
sous le nom de perroquet Kongo (NDLR : il est surtout appelé
de cette manière en Hollande)
Le
perroquet jardine, si l’on oublie temporairement le perroquet
robuste, est le plus grand de la famille des espèces
Poicephalus. Si l’on regarde le format de cet oiseau
en
comparaison avec un autre perroquet Africain, il a environ la même
grandeur que le perroquet Gris de Timneh.
Leur
territoire d’origine est fait d’une large bande couvrant
l’Afrique Centrale, du Liberia jusqu’en Tanzanie. Officiellement
ils sont divisés en 3 sous-espèces bien différenciable,
mais il est possible qu’il existe encore une quatrième
sous-espèce qu’il n’est pas facile à reconnaître
mais accepté par beaucoup de monde. En 1856, Souencé a
encore nommé une cinquième sous-espèce comme
Poicephalus gulielmi aubryanus sans donner aucune
raison pour
le pourquoi ni sans donner une description, ce qui fait que cette
espèce est considérée comme douteuse et n’est
plus reconnue officiellement.
Les
espèces :
1°) La forme
nominale est en général d’un vert plus
foncé et un peu plus corpulent que les autres sous-espèces
et a aussi un bec plus grand. Son territoire d’origine varie du
sud du Cameroun, au nord ouest Angola et à l’est vers
l’Uganda et Rwanda. Il peut être différencié
des autres espèces par les plumes couvrant les ailes foncées,
qui dans certains cas peuvent même être pratiquement
noires avec quelques accents verts. Une grande partie du front
ininterrompu jusqu'au sommet du crâne est rouge, orange, même
sur les cuisses et sur les bords des ailes. Chez certains oiseaux,
le rouge va même sur une partie des ailes.
2°) Cette
espèce est en général un peu plus petite que les
deux autres espèces et a un bec plus petit. Elle se
différencie de plus par les parties du plumage d’un orange
plus clair. Celles-ci sont de couleur plus orangée sur le
front, couronne, cuisses et les bords des ailes à la place de
rouge, orange comme chez l’espèce nominale. Certains ont
même la couronne qui vire véritablement vers le jaune. Il y a aussi des
exemplaires avec des taches jaunes sur le ventre. Le dessin en forme
d’écailles sur les ailes montre un liseré
vert plus large.
Le
territoire d’origine de cette espèce est en Afrique de
l’ouest, à partir de l’est du Libéria, via la Côte
d’Ivoire vers le Ghana.
3°) En
grandeur, cette espèce est égale à l’espèce
nominale, mais est un oiseau plus élancé avec aussi un
bec un bec plus petit et plus fin. Les oiseaux qui sont en couleurs
sont de couleur plus claire avec moins de rouge, orange sur le front.
En général, il ne s’agit que d’une petite tache
sur le front et qui ne va pas jusqu’au sommet du crâne. De
même, le rouge sur les ailes et les cuisses est beaucoup moins
important. Le dessus des ailes a un dessin vert plus grand et donc
absolument pas le dessin presque noir comme chez l’espèce
nominale.
Cet
oiseau habite les régions où habitent les tribus
Massai, et c’est de là que provient le renvoi dans leur nom
scientifique. Nous trouvons cette sous-espèce au Sud du Kenya
au sud jusqu’au nord de la Tanzanie.
4°) Cette
espèce est difficile à identifier car il n’y a pas de
description bien évidente. C’est une forme intermédiaire
qui se retrouve dans le plateau du Kenya et est considéré
comme une transition graduelle entre le Poicephalus gulielmi
gulielmi et le Poicephalus gulielmi massaicus.
Les
opinions concernant le fait s’il s’agisse ou pas d’une
sous-espèce à part entière sont toujours fort
partagées dans le monde des scientifiques.
Biotope
Cet
oiseau relativement farouche que l’on rencontre en général
facilement vit dans la nature exclusivement dans des régions
boisées. Les Poicephalus gulielmi gulielmi et
Poicephalus gulielmi vivent dans la forêt vierge en
plaine et le Poicephalus gulielmi massaicus souvent
dans des
bois où il est difficile de se frayer un chemin sur des
versants de montagnes jusqu’à une hauteur de 3000 mètres. Il
n’est pas exceptionnel qu’ils fassent 60 km par jour pour
arriver à des régions pour manger. Pendant la journée,
ils sont vus aussi aux lisières des forêts à la
recherche d’une alternative pour se nourrir, mais retournent à
leur dortoirs fixes dès que le crépuscule tombe.
En
général, l'on rencontre de petits groupes en famille,
dont on suppose qu'il s’agit de parents avec des petits de la
saison de reproduction précédente. Aux endroits où
la nourriture est plus qu'abondante, il est possible de rencontrer
aussi des groupes plus importants. Ce sont des oiseaux qui mangent
une nourriture variée et différentes graines, noix,
fruits et baies sont sur leur menu. L'on a pu voir qu'ils se
nourrissaient aussi d'olives sauvages et des fruits de Podocarpus et
Ceddrus mais aussi des graines de Spathodeadoppen. Ils sont aussi
fous des noix de palme et leur menu est certainement agrémenté
d'insectes. Leurs nids se rencontrent le plus souvent dans des
Podocarpus, Hagenia abyssinica et l'arbre à baies de genièvre. La
période de reproduction varie avec la saison des pluies,
ainsi en Tanzanie elle se situe de novembre à mars, mais au
Kenya de juin à fin novembre et en West Afrique de mars à
juillet et d'octobre à novembre.
Chez
les amateurs:
Depuis
les années 70, les perroquets Jardine ont été
régulièrement disponibles pour les éleveurs de
perroquets. Malheureusement, surtout les femelles d'importations
mourraient suite à des problèmes aux poumons suite à
l'aspergillose. De même, les oiseaux d'importations restaient
la plupart du temps fort farouches, ce qui n'est plus le cas
maintenant avec les jeunes oiseaux nés en captivité.
Les
perroquets Jardine doivent être âgés d'au moins 5
ans avant de s'intéresser à la reproduction. La
formation d'un couple peut être essayée d'une manière
visuelle. Chez certains oiseaux, la tête du mâle est
beaucoup plus grande et plat sur le sommet du crâne. De même,
l'iris du mâle serait plus brun rouille, orange et celle de la
femelle plus brune, orange. L'unique manière d'avoir un
résultat fiable a 100% est le sexage par ADN ou endoscopie et
ainsi vous êtes sûr de pouvoir composer un couple. Les
perroquets Jardine n'ont pas de saison de reproduction bien précise
et peuvent, en captivité, reproduire toute l'année et
donc aussi pendant les mois d'hiver. Le seul facteur qui peut jouer
est si les oiseaux sont logés en volières intérieures
ou extérieures. Une grandeur acceptable pour un nichoir est
60 cm de haut et 30 cm de base en carré avec une petite
échelle en treillis pour permettre aux oiseaux de grimper vers
le trou de sortie. Le matériau pour tapisser le fond du nid
est une couche d'environ 5 cm de copeaux de bois. Une erreur qui est
souvent faite est une couche trop épaisse de copeaux. Ils
perdent alors beaucoup trop de temps à essayer de le déplacer
et de s'en débarrasser, 5 cm est suffisant.
Les
perroquets Jardine pondent en général 2 à 3
oeufs tous les 2 jours mais il arrive quand même que le second
oeuf ne soit pondu qu'après 3 jours. La couvaison commence en
général après la ponte du second oeuf et dure
entre 25 et 27 jours. Lorsque les petits sortent des oeufs, ils sont
couverts d'un duvet blanc et au bout de 15 jours ils vont ouvrir les
yeux. Au bout de 4 semaines, les premières plumes vertes
apparaissent sur la tête, dos et ailes. A ce moment-là,
le problème peut apparaître que les parents piquent les
poussins sur le dos et les ailes. Ce problème se résout
en général par lui-même lorsque les poussins
quittent le nid au bout de 10 à 12 semaines car alors leur
plumage repousse très rapidement. Lorsque les poussins
quittent le nid, ils sont complètement verts et tout le rouge
est manquant. Ils restent alors encore environ 3 semaines avec les
parents avant d'être indépendants mais il arrive aussi
qu'ils soient encore nourris par les parents jusqu'à la 18ème
semaine.
Fragile
envers l'Aspergillose
Les
perroquets Jardine, tout comme les Pionus sud américains sont,
à l'origine, originaire de régions situées en
hauteur ou de régions dont l'air est relativement sec. Ceci
explique pourquoi ils sont assez fragiles à l'Aspergillose.
Les possibles circonstances qui changent suivant leurs déplacements
vers des régions situées plus basses avec une
température et un taux d'humidité plus élevé,
peuvent influer sur les deux espèces et ainsi les rendre plus
fragile envers cette maladie.
Ainsi,
par exemple pour le Pionus tumultuosis, il a été
constaté qu'il était très sensible pour
l'Aspergillose et il semble être la cause de décès
la plus fréquente chez les exemplaires qui ont été
capturés de cette espèce.
Des
examens ont montré que le déplacement dans la nature de
ces Pionus vivants de leurs régions montagneuses élevées
vers des régions de plaines qui sont très chaudes et
humides est la cause la plus importante de l'apparition de
l'Aspergillose chez cette espèce. Ceci est
probablement aussi valable pour les déplacements des
perroquets Jardine car ceux-ci aussi ont une plus grande sensibilité
envers l'Aspergillose qu'un perroquet moyen.
Comme
réponse à ce problème l'on donne souvent un
relativement haut niveau de vitamines A mais ceci seul n'est pas
suffisant.
Qu'est
ce que l'Aspergillose ?
L'Aspergillose
est une maladie qui est causée par des spores de moisissures,
surtout la moisissure Aspergillus fumigatus. La
formation de
moisissures rendant l'oiseau malade a lieu dans le système
respiratoire comme les poumons, la trachée et les sacs aériens
et peut apparaître par l'inhalation de ces spores de
moisissures. De ces spores vont grandir de nouvelles moisissures qui
vont provoquer la maladie. Malheureusement, la structure du système
respiratoire d'un oiseau (surtout les sacs aériens) forme un
parfait endroit de couvaison pour la culture d'une moisissure comme
l'Aspergillose. Les sacs aériens n'ont pratiquement pas de
flux sanguin, ce qui fait que dès que commence le
développement d'Aspergillose dans les sacs aériens,
celui-ci peut continuer à grandir sans être incommodé. Des facteurs que nous ne
pouvons absolument pas contrôler,
sont les intempéries et le climat et le rôle dans la
cause des problèmes de santé. Nous ne pouvons rien
faire dans l'air extérieur au niveau de l'humidité de
l'air et la dispersion des spores des moisissures. Les spores
Aspergillus se retrouvent partout
et il est impossible
de les éliminer de leur milieu. De nature, dans l'air que
nous respirons, les spores de moisissures Aspergillus
se
rencontrent en grandes quantités mais les oiseaux sains ne
sont pas facilement infectés car ils ont construit une
résistance naturelle. Cependant, pour pouvoir gérer
une sur contagion, le plus important est la prévention (grâce
à laquelle beaucoup de cas d'infections peuvent être
devancés), une bonne hygiène du milieu dans lequel les
oiseaux sont détenus et leur donner une nourriture variée
et saine.
L'Aspergillose
peut être mortelle pour l'humain, les mammifères, les
oiseaux et les reptiles. La moisissure Aspergillus
est un
micro-organisme opportuniste qui est toujours à la recherche
d'un matériau adéquat sur lequel il peut se développer
comme sur du pain, de la végétation pourrissante, des
excréments dans des cages sales et sur des tissus vivants. Ils sont
mortels lorsqu'ils se développent sur des tissus
vivants car ceux-ci ne peuvent pas exercer leurs fonctions
nécessaires lorsqu'il y a surpopulation avec un
micro-organisme comme cette moisissure. La moisissure n'est pas la
seule coupable de cette infection, une mauvaise santé de la
victime est aussi une des conditions pour le développement de
l'Aspergillose. Un tissu vivant en bonne santé est
pourvu d'un système de défense contre la plupart des
intrus comme les virus, bactéries et moisissures. Des
muqueuses normales et en bonne santé ne sont donc pas sensible
pour chaque micro-organisme, il doit y avoir un problème à
la muqueuse pour être infecté. A ce moment-là,
il est en quelque sorte affaiblit ou est tellement abasourdi par une
armée envahissante de petites parties virales, de spores de
moisissures ou de bactéries qu'une bonne défense contre
ceux-ci ne peut être construite. Un climat trop sec rend aussi
les muqueuses plus vulnérables. Un environnement pour un
oiseau doit être sec pour éviter une formation de
moisissures mais ne peut pas être trop sec.
Un
diagnostic pour un vétérinaire n'est pas une chose
aisée car les tests d'Aspergillose sont parfois peu
sûr
et donnent parfois des résultats qui sont faux, surtout chez
la forme chronique d'Aspergillose qui peut apparaître chez un
oiseau qui a survécu à la phase aiguë. L'autopsie
donne en général le diagnostic exact mais alors il est
déjà trop tard. La plupart du temps ce ne sont que les
rayons X qui peuvent montrer les régions fermées dans
les sacs aériens. Ceux-ci peuvent montrer aussi bien de
l'humidité que des cristaux et des caillots de cellules
sanguines blanches qui sont présents dans un ou les deux sacs
aériens ou d'autres parties du corps.
Les
symptômes de l'Aspergillose, visibles pour l'amateur sont les
suivants; un changement dans le bruit, une perte de poids, une
respiration sifflante, un besoin de temps plus important pour
récupérer après un effort, des troubles
neuromusculaires comme claudication soudaine, des fientes anormales,
un changement de comportement.
L'Aspergillose
n'est pas contagieuse d'un oiseau vers un autre, mais lorsqu'un
oiseau en est atteint dans une collection, cela montre la présence
d'une quantité importante de spores de moisissures dans un
milieu restreint sale et tous les oiseaux vulnérables seront à
ce moment là en danger.
L'Aspergillose
est aussi mise en question avec une déficience en vitamines A. Celle-ci
peut jouer un rôle dans le développement de la
respiration, digestion et maladies oculaires.
Qu'est
ce que la déficience en vitamines A ? (Ce qui veut dire un
manque de vitamines A) La déficience en vitamine A est celle
que l'on rencontre le plus car le pourcentage de cette vitamine
essentielle est très bas dans les graines sèches. Pour
cette raison, un régime en haute teneur de graines sèches
pour les oiseaux doit être amélioré en vitamines
A ou caroténoïdes. Lorsqu'une déficience en
vitamines A apparaît, les cellules de la respiration, les
organes de digestion et le canal de l'estomac subissent des
transformations structurelles, qui font que les oiseaux ne peuvent
plus excréter les glaires. Du fait que les glaires
fonctionnent comme une couverture protectrice pour éviter
qu'une invasion de pathogènes (matières qui provoquent
des maladies) n'ait lieu, une déficience en vitamines A peut
permettre à un milieu de bactéries et d'autres
micro-organismes à pénétrer jusqu'aux muqueuses
et faciliter la croissance à l'intérieur de ces tissus.
Les
signes de déficience en vitamines A sont de petites plaies
blanches dans le bec, sécrétions évidentes du
nez, des yeux larmoyants et dans les cas sérieux, des abcès
dans le bec. Des spéculations au sujet de la raison pourquoi
les perroquets Jardine sont plus sensibles à l'Aspergillose,
iraient selon certaines personnes vers la direction qu'ils sont plus
sensibles à une déficience en vitamines A que les
autres perroquets. Pour cette raison, beaucoup d'éleveurs de
perroquets Jardine fournissent un régime à leurs
oiseaux avec un niveau en vitamines A plus important. Cependant, il
n'y a aucune preuve que les perroquets Jardine soient plus sensibles
à une déficience aux vitamines A. Il peut y avoir
d'autres facteurs qui mènent vers une hausse inattendue de cas
de mortalités faisant suite à l'Aspergillose. Par
exemple, comme déjà énoncé
précédemment, un logement qui n'est pas hygiénique,
de la nourriture qui est en train de pourrir ou de la nourriture
salie qui est prise du sol sur laquelle des moisissures sont apparues
et dont, en recherchant de la nourriture tombée, les spores
sont inhalées.
La
vitamine A n'est donc pas un remède pour l'Aspergillose,
mais une vitamine nécessaire pour un oiseau en bonne santé. Si nous
voulons donc améliorer les besoins spéciaux
des perroquets Jardine au niveau quantité de vitamine A, il
est possible, de manière la plus sure, de le donner dans la
nourriture fraîche sous forme de bétacarotine. D'autres
formes de vitamines A, comme en pilules et additifs, sont souvent
données démesurément et peuvent être
nocives et mortelles au bout d'un moment. Les vitamines A sont
stockées dans le foie et peuvent y être accumulées
à des niveaux venimeux. A ce moment-là, un oiseau va
plutôt mourir d'un empoisonnement aux vitamines car il a eu
trop de vitamines A, plutôt que de l'Aspergillose à
cause d'une déficience de vitamines A. Il vaut mieux donner
aux oiseaux des légumes et ceux qui en contiennent le plus
sont les légumes de couleur orange et jaune comme les
carottes, les pommes de terre douces, les potirons qui sont riches en
Bétacarotines et sont des sources sans danger de vitamines A. Ces
légumes peuvent être administrés sans aucun
risque pour un empoisonnement aux vitamines A. Certains légumes
verts comme le brocoli et les poivrons d'Espagne sont aussi de bonnes
sources de vitamines A. Des légumes et fruits comme la
salade, céleri, raisins et pommes sont des sources basses de
vitamines A. Bien que les oiseaux vont bien profiter de ces
derniers, et pour cette raison doivent être donnés car
ils offrent d'autres avantages lorsqu'ils sont mangés, ils ne
vont pas avoir beaucoup de vitamines A. Des oiseaux sains qui
reçoivent une bonne alimentation et variée ont souvent
des périodes de maladies plus courtes et réagissent
mieux aux traitements qui sont donnés.
Prévention:
Ce
qui est conseillé comme prévention contre
l'Aspergillose, c'est de veiller à un milieu sans
poussière et propre avec le bon pourcentage d'humidité.
Malheureusement, le taux d'humidité idéal est
difficile à dire et pas connu. S'il est trop humide il
favorise le développement des moisissures, s'il est trop sec,
cela produit des poussières qui lors de pulvérisations,
déplace les spores des moisissures et lorsque ceux-ci sont
inhalés peuvent se développer sur l'humidité des
muqueuses. Pour les oiseaux reproducteurs, il faut donner le conseil
de bien veiller à l'hygiène dans le nichoir, en
remplaçant de temps en temps le matériau dans le
nichoir par du frais et d'éviter l'emploi de matériaux
naturels sur lesquels les moisissures peuvent se développer.
Comme
autre prévention, ne laissez pas de restants d'épis de
maïs, de coquilles de noix ou de tels matériaux sur le
sol des cages ou des volières car là dessus peuvent se
développer des moisissures. Nettoyez les petites cages
régulièrement car des moisissures peuvent se développer
sur des restants de nourriture surtout autour des mangeoires,
abreuvoirs et fientes. Ne placez pas de poubelle dans la volière
ou dans l'abri de nuit car celle-ci peut contenir des moisissures
dans les environs des oiseaux et à chaque fois que vous
l'ouvrez ou fermez vous envoyez une combinaison de poussières
et spores de moisissures dans le lieu. Lorsque vous allez nettoyer
les volières intérieures, faites sortir les oiseaux si
c'est possible dans la volière extérieure. Lorsque
vous détenez des oiseaux dans un endroit intérieur
fermé, employez si c'est possible un aspirateur avec
écoulement vers l'extérieur. Des aspirateurs standard
soufflent de petites particules comme les spores des moisissures à
nouveau à l'intérieur dans la pièce pendant que
vous aspirez. Ne donnez pas d'arachides crues à manger car
elles grandissent dans le sol et sont en général
considérées comme une source d'Aspergillus et aussi
d'autres toxines qui peuvent rendre les oiseaux malades. Soyez
conscient de la possibilité qu'une moisissure sait se
développer sur chaque graine et noix. Contrôlez-les et
jetez les si elles montrent le moindre signe de péremption et
de moisissures. Les aliments frais comme “rozebottels”, maïs,
baies de sureau etc... qui ne seront pas employés rapidement,
congelez-les pour éviter le développement des
moisissures. Achetez vos oiseaux chez des éleveurs ayant une
conscience professionnelle et d'autres vendeurs qui font leur
possible pour élever des jeunes oiseaux en bonne santé
dont les poussins proviennent de parents en bonne santé.
Stockez
les graines de vos oiseaux et autre alimentation à un endroit
frais et sec et contrôlez aussi chez votre fournisseur de
graines si la nourriture est stockée d'une bonne manière. Une pellet ou
graine peut avoir quitté le fournisseur dans un
état parfait et possédant tous les éléments
nutritifs comme marqués sur l'étiquette mais ce n'est
pas encore une garantie que la nourriture ait la même qualité
nutritive lorsque vous la présentez à vos oiseaux. Si
elle a passé beaucoup de temps dans le transport ou si elle a
été stockée trop longtemps dans un endroit chaud
et humide, cela peut amener une aggravation de la qualité des
aliments.
Bien
que l’éloignement des spores d'Aspergillus soit un
moyen pour diminuer le risque de cette maladie chez les perroquets,
il y a encore un autre moyen dans la diminution des risques en
vaillant que nos oiseaux puissent construire un système
immunitaire le plus sain possible. Chaque amateur décide
autrement concernant ce qu'il donne comme nourriture à ses
oiseaux et est responsable de ses propres décisions. Pour
certains amateurs qui parallèlement à leur hobby ont
encore un travail très occupé, seul un programme
d'alimentation avec un minimum de travail de préparation
journalier est réalisable. Ceux qui ont plus de temps ou qui
sont prêts à faire plus à la préparation
ont plus de choix. C'est alors au propriétaire de décider
de quelle manière il va donner les meilleurs aliments de la
manière la plus efficiente à ces oiseaux. Il faut
aussi prendre en compte que toutes les espèces de perroquets
ne sont pas les mêmes et que différentes espèces
n'ont pas les mêmes besoins. Quelle que soit la manière
que vous nourrissez vos oiseaux, le choix qui est fait doit tenir
compte des besoins aussi bien des perroquets que de leur soigneur.
Cela
ne veut pas dire que tout le monde doit être un expert en
alimentation, mais il est nécessaire de se pencher et
d’approfondir quels sont les besoins des perroquets. Il ne faut
pas partir avec l’idée que les ingrédients de l’une
ou l’autre pellet ou mélange d’un fabricant de graines
doit être considéré comme parlant de soi, juste
parce que ce fabricant dit que leur système est le plus idéal
pour vos oiseaux et cela ne veut pas encore dire que votre perroquet
va être automatiquement bien nourri. De même il ne faut
pas croire que lorsqu’une personne vous dit qu’un mélange
donne de bons résultats chez lui, que vous obtiendrez les
mêmes chez vous. Cela ne veut pas dire que si vous le faites à
sa manière que vous éviterez les problèmes et
les maladies. Sa manière ou ma manière peut ne pas
fonctionner pour vous. En étant occupé avec votre
hobby d’une manière active et sérieuse, vous pouvez
savoir quelle espèce de perroquets ou de perruches et quelle
manière de soigner est la plus appropriée pour vous et
votre style de vie. Lorsqu’un système bien précis
qui est parfait pour un amateur, ne correspond pas au style de vie
d’un autre amateur, alors ce système ne sera pas bien
exécuté et en fin de compte ce seront les oiseaux qui
vont en pâtir. Pour cette raison, il n’y a pas de réponses
toutes faites sur beaucoup de problèmes et chacun doit essayer
de trouver sa propre voie et ainsi se construire un feeling dans la
manière de détenir des oiseaux. Cela ne veut pas dire
non plus qu’il ne faut pas tenir compte des conseils et actions des
éleveurs expérimentés car ici aussi le dicton «
l’on devient sage de questions » est valable.
Hygiène
lors de l’alimentation
Soyez-en
certain que de la nourriture avariée comme par exemple des
graines germées qui sont restées depuis plusieurs
heures dans une mangeoire peut augmenter le risque d’infections
bactériennes. Demandez-vous après combien d’heures
vous mangeriez vous-même encore de la nourriture qui est servie
sur une assiette ? Dans notre zèle à veiller que
nos oiseaux reçoivent les éléments nutritifs
nécessaires, nous pouvons créer d’autres problèmes
que ceux que nous avions prévus. Lorsque vous faites un
changement, veillez a ce que soit une amélioration. Comme
déjà mentionné précédemment, ce
n’est qu’un système immunitaire en bonne santé qui
peut s’occuper de rejeter les essais d’une moisissure à se
multiplier à l’intérieur d’un perroquet. Malheureusement, dans certains
cas les spores de moisissures peuvent
être présents, en si grandes quantités, qu’ils
peuvent rendre un oiseau malade malgré la présence d’un
système immunitaire sain. N’oubliez pas qu’une thérapie
aux anti-biotiques, suite à une infection bactérienne,
donne aussi comme résultat un affaiblissement du système
immunitaire de l’oiseau. La prévention est pour cette
raison le meilleur traitement et à préférer à
la place de soigner un oiseau malade.
L’hygiène
est donc le facteur le plus important et minimalise la présence
des spores d’Aspergillose dans l’air qui est inhalée par
le perroquet. Certaines choses qui peuvent être faites par les
propriétaires de perroquets pour diminuer la quantité
de spores de moisissures peuvent être déterminées
en employant son bon sens et en recherchant les sources qui
contribuent à la croissance des moisissures. Les spores des
moisissures sont comme des graines qui élèvent à
nouveau de nouvelles moisissures et qui se libèrent lorsque la
moisissure se développe et mûrit. Regardez
l’environnement dans lequel vous détenez vos oiseaux et
cherchez les endroits où les moisissures ont la possibilité
et la chance de se développer. Les moisissures ont besoin
d’humidité, chaleur et nourriture. Recherchez les
situations qui permettent aux moisissures de se développer et
regardez ce que vous pouvez faire pour éliminer ces
situations.
Les
sources utilisées pour la partie Aspergillose sont sur divers
sites-web sur internet.
Extrait de la revue d'Octobre 2008:
LA
PERRUCHE ROYALE

P.R.
octobre 2008
Marcel
Van Aelst
Traduction :
Linda Verboven
La
famille alisterus est composée de 3 espèces et 11
sous-espèces. Leur territoire naturel de ces perruches s’étend
du nord de l’Australie jusqu’en Indonésie.
La
perruche royale australienne (alisterus scapularis)
habite les
régions côtières à l’est du continent
australien. Ici, on peut retrouver 2 sous-espèces qui habitent
des régions différentes. Là où les
différentes régions se rencontrent, on peut observer
des croisements entre ces 2 sous-espèces. On y trouve même
des croisements “bâtards” avec l’ Erythroptère
(aprosmictus erythropterus).
La
perruche Royale à ailes vertes (alisterus chloropterus)
vit à la Nouvelle Guinée. Cette île abrite
également 3 sous-espèces. A l’ouest de la Nouvelle
Guinée habite la Perruche Royale d’Amboine (alisterus
amboinensis), là où la perruche Royale à
ailes vertes ne vit plus. La perruche Royale d’Amboine vit aussi
sur les îles indonésiennes Ambon, Buru, Halmahera,
Peleng, Taliabu, Mangole et Sanana. Sur ces îles, il y a 6
sous-espèces présentes. Il s’agit plutôt des
groupes isolés qui sont séparés sur des îles
différentes.
La
plupart des Royales vivent exclusivement en forêt, et selon
leur espèce sur des hauteurs voisinant les 2600m. A la
recherche de nourriture, on les retrouve dans les bosquets, les
arbres et mêmes dans les terrains d’agriculture. Elles
préfèrent les noix, les baies, différents
fruits, les bourgeons et les graines d’herbe. Sur les terrains
agricoles, elles forment de grands groupes, surtout l’espèce
australienne.
Les
champs de graines ainsi que les vergers sont des lieux de
prédilection à visiter.
A
ce jour, peu de choses sont connues sur les habitudes des autres
sous-espèces.
Dans
son biotope, la perruche royale australienne vit en couple ou en
petits groupes. Durant la période de nidification, entre
septembre et janvier, les couples s’isolent et partent à la
recherche d’un endroit qui convient pour nicher. Ces trous dans les
arbres se trouvent généralement en hauteur et sont très
profonds. On a déjà répertorié des nids
profonds de 10 m. La femelle y pond de 3 à 6 œufs qu’elle
couve pendant une vingtaine de jours. Seulement la femelle couve les
œufs, durant la période d’éclosion, le mâle
reste près du nid et monte la garde. Tout en respectant une
distance, le mâle nourrit sa femelle lorsque celle-ci quitte le
nid de temps en temps. Quelques jours plus tard le mâle nourrit
aussi ses jeunes. Après 32 à 40 jours passés
dans le nid, les jeunes prennent leur envol et après 15 à
20 jours ils sont indépendants. Le lien familial ainsi créé
est encore maintenu pendant quelques semaines.
Depuis
de nombreuses années, les Royales peuplent nos volières
avec succès et sont très appréciées. En
effet, ce sont des oiseaux qu’on remarque et qui exercent une
attirance incontestable avec leurs couleurs magnifiques. Dans nos
volières, il n’y a pratiquement que la perruche Royale
d’Australie, tandis que les 2 autres espèces ne sont
observées que sporadiquement. Il faut également
admettre que l’élevage de la Royale n’est pas à
conseiller aux amateurs débutants et l’est encore moins
quand il s’agit de la Royale aux ailes vertes ou de l’Amboine.
Pour
commencer, il faut bien porter attention sur l’habitat pour toutes
les sortes d’aliterus – chose qui n’est pas possible chez tous
les éleveurs de perruches. Il leur faut une grande volière
de minimum 5 m de long afin que les oiseaux puissent voler longtemps
et beaucoup. Plus que la volière est longue, mieux ces oiseaux
au vol rapide s’y trouveront bien. De plus, ce sont des oiseaux qui
s’engraissent facilement. La volière doit être équipée
d’un abri où il ne gèle pas et où on peut les
enfermer s’il fait vraiment trop froid. Les 2 autres espèces
ont, contrairement à la Royale d’Australie, besoin d’un
peu de chauffage pendant l’hiver. Seulement les oiseaux vraiment
bien acclimatés peuvent passer l’hiver dans leur volière
extérieure sans encourir des dommages.
Pendant
les journées d’été très chaudes, ils
apprécient beaucoup une douche que nous pouvons fixer
au-dessus de la volière extérieure. Presque toutes ces
espèces ne prennent jamais de bain. Le mieux c’est de
construire la volière sous un arbre, comme ce sont des
habitants de forêt, ils y retrouveront plus leur habitat
naturel. Etant donné qu’ils se tiennent régulièrement
au sol, mieux vaut laisser celui-ci dans son état naturel, en
terre. Cela les protègera également contre les rongeurs
non désirés.
Quand
nous avons l’intention d’élever des Royales, mieux vaut
d’abord consulter ses voisins, parce qu’ils peuvent crier fort,
surtout les mâles seuls pendant la période de
reproduction et en manque de femelle. Mieux vaut éviter d’en
loger des couples de la même espèce côte à
côte.
Leur
nourriture est généralement composée comme suit
: comme base un mélange de graines de tournesol, quelques
noix, du cardi, d’avoine, de blé, différentes sortes
de millet et des graines pour canaris. Pendant la période de
reproduction, il faut faire germer ce mélange. En plus il
faut prévoir beaucoup de fruits et légumes. Ils
raffolent du stellaria ainsi que les graines semi-mûres de
mauvaises herbes et des légumes de notre potager. Du maïs
laiteux et le millet en grappes sont fortement appréciés. Quand ils ont
des jeunes, il faut prévoir une pâtée
à l’œuf complétée des vitamines et minéraux
nécessaires. Maintenant l’élevage de la perruche
Royale réussit de plus en plus. Les femelles peuvent
reproduire vers l’âge de 2 ans tandis qu’il faut compter 1
voir 2 ans de plus pour les mâles. Au printemps, il faut
installer un tronc où un nichoir très profond avec un
regard juste au-dessus du fond de nid.
Comme
les mâles peuvent se montrer très agressifs vis-à-vis
de leurs femelles pendant cette période, il faut bien les
surveiller. La période de reproduction en captivité
correspond avec la période de reproduction dans la nature. Il
n’y a qu’une ponte par an. Après le sevrage il faut
séparer les jeunes des parents afin d’éviter les
combats.
La
reproduction des 2 espèces indonésiennes est moins
facile à réussir. Souvent il faut très longtemps
avant qu’ils élèvent correctement leurs jeunes.
Toutes les difficultés peuvent se produire : on rencontre
beaucoup d’œufs non-fécondés, parfois ils délaissent
leurs œufs, les jeunes sont mal soignés ou sont retrouvés
mort. Pourtant, tous ceux qui détiennent ces oiseaux
magnifiques devraient essayer de les reproduire, d’autant plus
qu’ils sont si rares.
Extrait de la revue de Septembre 2008:
Elevage
du perroquet à queue courte
Graydidascalus brachyurus

P.R. septembre 2008
Par Hubers Jos
Photo: R. Warsing.
Traduction : Linda Verboven
Introduction
Peu de choses sont connues sur le perroquet à queue
courte (aucune sous-espèce n’est connue). Dans les ouvrages standard
connus comme “Parrots of the World”, on en parle à peine et les
observations en aviculture sont peu démonstratives. La plupart d’entre
nous n’ont encore jamais vu un perroquet à queue courte vivant.
La race est peu
représentée en élevage dû à cette méconnaissance. Les premiers
résultats d’élevage datent de fin des années 90. Les premiers jeunes
nés en captivité ont grandi en Angleterre.
Distribution
Leur territoire
naturel est situé dans le bassin de l’Amazone et s’étend de l’est du
Brésil et le nord-est de la Guyane Française vers l’ouest jusqu’au
nord-est de la Colombie, l’est de l’Equateur et le nord-est du Pérou.
Biotope
et statut
C’est un oiseau des
forêts amazoniennes, vivant surtout près des rivières et on peut les
trouver jusqu’à des hauteurs de 400 m.
On en retrouve dans
les mangroves à la côte. Dans des paysages agricoles, cette espèce est
peu représentée quoiqu’elle n’y soit pas totalement absente. Un groupe
de perroquets à queue courte a été aperçu dans un arbre d’une petite
ville où il se reposait. Heureusement, cette espèce est encore bien
présente en générale – quoiqu’en Guyane Française sa population soit en
recul. La déforestation continuelle rétrécit constamment son habitat
naturel. A la longue, cela se répercutera sur le nombre des populations.
La capture et la
commercialisation ont eu peu d’influence sur leurs nombres. On en a
importé via la Guyane, mais comme les oiseaux étaient assez sensibles
et que les pertes étaient assez importantes, ces oiseaux n’étaient pas
très populaires chez les exportateurs/importateurs.
Par contre, on en
retrouve chez la population locale. Il est connu que les Indiens de
l’Amazonie sortent des jeunes oisillons du nid pour les détenir comme
animaux domestiques.
Nourriture :
Ils se nourrissent
principalement de fruits, entre autres de figues, mais ils apprécient
aussi des fruits de culture comme la guave.
Description :
Le perroquet à
queue courte ressemble à la petite Amazone. L’oiseau a une morphologie
assez robuste et mesure 24 cm. Comme le montre les photos, ils sont
principalement de couleur verte. Les plumes de la queue ont une base
rouge. Quand l’oiseau se tient bien droit, on aperçoit quelques petites
plumes couleur rouille sur le dessus de l’aile. Quand l’oiseau est en
repos, ces petites plumes colorées ne sont pas visibles, car elles sont
recouvertes par les plumes de la poitrine.
L’iris est rouge,
le bec est gris foncé, légèrement plus claire à la base.
Les jeunes oiseaux
ressemblent très fort aux oiseaux adultes. Leurs becs sont un peu plus
clairs et ils ont 2 petites taches jaunes sur le front (juste avant les
yeux) qui disparaissent dès la première mue.
Comportement
Leur comportement
montre beaucoup de similitudes à celui des Amazones. Se tourner autour,
avec des pupilles qui se rétrécissent régulièrement, fait partie de
leur comportement de parade. Au même moment, ils font des petites
inflexions pendant qu’ils ouvrent leur queue et accompagnent le tout de
cris.
La
reproduction
Le couple à ma
disposition appartenait à un collègue éleveur. J’ai eu les oiseaux
« à loger » pendant quelques années. A ce moment,
j’obtenais des résultats d’élevage d’assez bon à bon avec des
perroquets des figuiers qui selon mon avis personnel n’ont pas mal de
similitudes avec le perroquet à queue courte. Les perroquets des
figuiers sont principalement des mangeurs de fruits comme beaucoup de
becs crochus des tropiques. Dans la nature, ils ne mangent que très peu
de graines et certainement pas des graines mûres. Ainsi j’ai commencé à
nourrir les perroquets à queue courte avec un mélange pour Euphèmes en
y ajoutant un peu de graines de tournesol. Pour le reste, ils
recevaient de la nourriture pour Lori de Aves. Je le donnais en
supplément à tous mes becs crochus, y compris aux cacatoès. On s’étonne
de voir comment ils peuvent lécher leurs bacs jusqu’à ce qu’il n’y a
plus rien. Tous les jours, je couvrais leur nourriture d’un peu de
fruit (le plus part du temps de la pomme) mélangé au mixer de fruits
Aves.
Au moment où j’ai
accueilli les perroquets à queue courte à la maison, il y avait peu ou
rien d’information connue sur cette espèce. J’avais reçu un petit
compte rendu sur un élevage en Angleterre par Rosemary Low. Le jeune
avait été élevé à la main après une première tentative qui avait
échoué.
Le couple de
perroquets à queue courte importé en en 1998, est arrivé chez moi en
automne. A ce moment je n’avais qu’un espace réduit à leur fournir.
Dans une grange, j’avais à l’époque une quinzaine de petits envols
accrochés à la façade arrière au niveau du grenier. Le sol était en
grillage. Ces cages étaient 1,5 m de long, 80 cm de large sur
une hauteur d’un mètre. Les autres envols abritaient des loris. Les
perroquets à queue courte ne recevaient pas uniquement la même cage,
mais également le même nichoir que les loris. Un nid en forme de
“ L” où ils devaient passer par une entrée de 8 cm, traverser
un passage de 10 cm avant de descendre dans le nid proprement dit.
Le
nichoir était donc relativement petit avec une hauteur de 40 cm et un
fond de 22 x 22 cm. Le nid pouvait être contrôlé et nettoyé par
l’arrière. J’y avais ajouté un bac amovible qui facilitait le
nettoyage. Le fond était tapissé de copeaux.
Fin mai 1999, je
remarquais que la femelle visitait régulièrement le nid et y creusait
beaucoup. Puisqu’elle ne s’y intéressait pas du tout avant, mes espoirs
grandissaient.
Le 11 juin cela y
est – le premier œuf est pondu. Quelques jours plus tard, il y a un
deuxième œuf. Les deux œufs pèsent 11 grammes et mesurent environ 34 x
25 mm. La femelle couve assidûment donc je la vois peu. La
plupart du temps, le mâle monte la garde sur le perchoir devant
l’entrée du nid.
Le 4 juillet un œuf
est piqué et le 5 juillet (25ème jour de
couvaison), l’œuf éclot.
Le 8
juillet : 2 poussins sont nés, tout couvert d’un duvet jaune
intense. Ils pèsent environ 20 grammes.
Après je continue à peser le poussin
le plus âgé
10/7 25 g
12/7 39 g
15/7 55 g
17/7 78 g
20/7 92 g bagué
avec une bague de 8,0 mm.
21/7 un jeune ouvre
un peu son œil droit
22 /7 les 2 yeux
sont ouverts et je remarque que la femelle ne retourne plus au nid.
23/7 116 g
27/7 145 g
Les tubes
apparaissent sur la tête, les, les tubes des ailes commencent à ouvrir
et le vert devient visible. Des touts petits points jaunes sur le front
(près des yeux) deviennent visibles.
29/7 152 g
31 /7 160 g
Je
ne l’ai plus pesé jusqu’au 9 août –
j’étais absent. Le poussin le plus âgé
pèse alors 195 grammes.
Après le poids
varie entre 185 et 200 grammes.
Le 23 août : on y
est – les 2 jeunes quittent le nid en même temps, précisément le 50ième
jour.
Je n’ai rien changé
à leur nourriture. Les parents donnent énormément de nourriture pour
loris (un moment donné jusqu’à 100 ml par jour) et je n’ai jamais vu
des oisillons grandir à une telle allure que ces perroquets à queue
courte.
Cela me fait penser
à mon élevage avec les aras nobilis, Diopsittacus nobilis
nobilis. C’était en 1986 et les 3 jeunes ont été élevés avec
de grandes quantités de nourriture pour Lori. La vitesse de croissance
était également très rapide.
Evidemment j’étais très fier, à l’époque aucun élevage, par des parents
en captivité, n’était connu. La seule information que j’avais pu
retrouver à l’époque parlait de la ponte. Selon « Parrots of
the World”, la ponte est normalement composé que d’un seul œuf.
L’année
2000 était encore meilleure que 1999. Les perroquets à
queue courte ont commencé à peu près à la
même date. La différence avec 1999 était
qu’ils ne pondaient non 2 mais 3 œufs. Comme on peut voir
sur la photo – il y a bien une belle différence entre les
3 jeunes. Le plus drôle était que comme la première
fois, les jeunes se sont attendus pour prendre leur envol. Tous les
trois ont quitté le nid le même jour. Sur la photo de
groupe vous voyez, tout à gauche, un des jeunes (si vous
regardez bien vous apercevrez la petite tache jaune près de
l’œil). Les autres jeunes se trouvent à droite,
assis côte à côte. Les jeunes étaient bien
moins farouches que leurs parents.
L’année
2001 était dramatique. A la même période que les
années précédentes, ils montraient des signes
qu’une ponte était éminente. Malheureusement, le
mâle tombait malade et mourut peu après. La femelle
pondait encore 3 œufs mais ceux-ci n’étaient
malheureusement non fécondés.
Après les oiseaux
restants sont retournés chez leur propriétaire.
En
fin de compte, c’était quand même un beau
succès. S’il n’était rien arrivé au
mâle, beaucoup de jeunes auraient encore pu naître, qui
sait.
Compte tenu le
succès la nourriture convenait parfaitement.
Autres expériences
Entre-temps d’autres résultats d’élevage sont connus, e.a. au Loro
Parque à Tenerife.
En 2004 un article
est apparu sur cet élevage dans la revue allemande
“Papageien ».
On comprend de
l’article allemand que l’élevage ne se déroulait pas toujours de façon
aussi évidente. Il y avait 5 exemplaires qui étaient arrivés entre 1984
et 1998.
Deux couples
étaient placés dans des cages séparées en grillage, mais ne s’étaient
pas encore reproduits. En 2001, il a été décidé de mettre les 5 oiseaux
ensemble dans une volière de 8 x 7 mètres, avec beaucoup de
plantations. L’oiseau seul (un mâle) était immédiatement pris en chasse
par les mâles des couples formés. Après 20 minutes, il a fallu le
capturer à nouveau pour l’évacuer de la volière.
Les deux couples
restaient ensemble. Un couple se montrait très dominant ainsi il fût
décidé de séparer la volière en deux afin d’éviter une guerre. En
juillet 2001, un couple se mit à pondre. La femelle avait pondu 3 œufs
dont 2 ont éclot. Après 4 semaines un oisillon décédait, l’autre a
quitté le nid en bonne santé. L’autre couple avait une couvée d’un seul
œuf qui n’était pas fécondé.
L’année suivante, le premier couple avait à nouveau 3 œufs qui ont tous
éclos. Malheureusement, deux oisillons moururent et le troisième fut
élevé à la main. Le deuxième couple n’avait à nouveau pas de jeunes.
L’année 2003 était plus reproductive : au total 5 jeunes étaient nés,
dont 3 étaient élevés à la main. Ceci était nécessaire après que les
parents leur déplumaient les ailes.
Les poids des
jeunes étaient légèrement moins élevés au même âge, que chez les jeunes
nés chez moi et les oiseaux ont quitté le nid après 54 jours.
La nourriture au
Loro Parque était aussi composée de beaucoup pâté à l’œuf : toutes
sortes de fruits et légumes en plus de la nourriture cuite. Il n’a pas
été détaillé ce que cela représentait, mais je suppose qu’il s’agissait
de maïs cuit et des légumes à cosses. La partie cuite est donnée
pendant la période de couvaison. Normalement, on nourrit deux fois par
jour : le matin la pâté à l’œuf
et au début de l’après-midi des graines secs qu’on donne
aussi aux amazones, avec un complément d’épis de maïs mi-mûrs.
Le futur :
Le nombre de
perroquets à queue courte en captivité restera probablement toujours
petit. L’import est improbable et la base est petite. Ce sont des
oiseaux robustes qui en fin de compte ne sont pas difficiles à détenir.
Espérons qu’on continuera de les rencontrer dans l’aviculture.
Littérature
Collar, N.J.
(1997): Handbook of the Birds of the World Vol. 4
Forshaw, J.M. (1989): Parrots of the World
Reinschmidt, M (2004); Papageien p84-88
Extrait de la revue de Juillet 2008:
L'Amazone
de Cuba
Amazona l.
leucocephala

Marcel
Van Aelst
P.R.
juillet 2008
Traduction:
William Vanbeginne
L'Amazone
de Cuba est un des oiseaux les plus aimés dans nos volières.
C'est pour cette raison que l'on les rencontre de plus en plus chez
les amateurs et ceux-ci essayent donc de les faire reproduire.
En
général, nous ne pouvons pas nous plaindre des
résultats de reproduction de ces oiseaux chez nous. Cela ne
va certainement pas aussi vite que chez les ondulées ou les
callopsittes mais celui qui possède un bon couple ne doit en
général pas se plaindre. D'après les recherches
que nous avons effectuées, le premier cas de reproduction en
Europe aurait eu lieu en 1956. Comme ces oiseaux sont d'insatiables
rongeurs, il est fortement conseillé de construire le plus
possible une volière en métal. Lors de l'achat, nous
avons en général affaire à des oiseaux fort
farouches mais cela change très rapidement et ils deviennent
très vite des occupants de volières très
agréables et très attachants. En plus de cela, ils
apprennent à reproduire rapidement différents sons de
la vie humaine. Ils sont aussi réputés pour leur cri
puissant qu'ils font entendre le matin et le soir, donc attention aux
voisins.
Dimorphisme:
Les
deux sexes sont de couleurs identiques, ce qui fait qu'il faut
laisser faire une endoscopie ou un examen ADN pour avoir un résultat
totalement fiable. Malgré cela, le mâle a une tête
plus plate et le bec est plus grand et plus large. Les femelles ont
une tête plus ronde et un bec plus fin. Pendant la période
de reproduction, les os du croupion du mâle sont plus fins que
chez la femelle. De même à cette période, le
mâle se promène la queue grande ouverte, ce que la
femelle ne fait jamais.
Territoire
et sous-espèces
Nous
retrouvons 5 sous-espèces chez l'Amazone de Cuba, et celles-ci
ne sont presque pas différentiables.
1°
Amazona leucocephala leucocephala
Territoire: Ils
vivent à l'est et au centre de Cuba
Description: La
grandeur de la forme nominale est de 32 cm. Ils ont la couleur
prédominante du plumage qui est verte, liseré de noir. Le front, crâne
et la zone des yeux sont blancs, la zone entre
les yeux et les oreilles, les joues et front sont rose-rouge et les
plumes qui couvrent les oreilles sont noir mat. Le plumage du ventre
est rouge vin. Les rémiges, couverture de la main et le bord
des ailes sont bleus, les plumes des bras sont bleu mat. Les plumes
de la queue sont sur la partie supérieure vertes avec les
pointes jaunâtres alors que la partie inférieure est
jaune, vert. Les plumes des côtés sont sur les côtés
à la base de couleur rouge, les plumes extérieures sont
liserées de bleu. Le bec est de couleur corne et l'iris est
rouge, brun. Les pattes sont de couleur brune. Chez les jeunes
oiseaux, avant leur troisième année, le rouge n'est pas
aussi important de même que le liseré noir.
2° Amazona
leucocephala palmarum
Amazone
de Cuba occidental.
Territoire: Ouest
de Cuba et les îles avoisinantes.
Description: Le
plumage de la tête est vert foncé, la partie
écarlate au cou est de couleur plus puissante. Le rouge vin
du ventre est étendu plus loin.
3° Amazona
leucocephala caymanensis
Amazone
de Cayman
Territoire: La
grande île Cayman
Description: Nous
avons ici la sous-espèce la plus rare. Elle est un peu
plus grande et la couleur prédominante est un peu plus jaune,
vert. Les liserés noirs sont un peu plus pâle et le
blanc sur le front n'est pas aussi étendu mais la tache bleue
est plus présente.
4° Amazona leucocephala hesterna.
Amazone
Cayman Brac
Territoire: Les
îles Little Cayman et Cayman Brac.
Description: Cette
amazone est un peu plus petite et a comme couleur de base un
vert un peu plus jaunâtre. Le blanc sur la tête est
moins étendu. Les joues et la gorge montrent un rose, rouge
plus puissant. La tache du ventre est plus grande et d'un rouge
pourpre plus intensif.
5° Amazona
leucocephala barhamensis
Amazone
de Bahamas
Territoire:
Bahamas, les îles Great Inagua, Abaco, et on le retrouvait
jadis sur les autres îles de ce groupe d'îles.
Description: Cette
espèce est un peu plus grande et le blanc sur la tête
est plus développé. De même ,la tache sur le
ventre est plus petite voire invisible.
Les
sous-espèces vivant sur Cuba se sont en quelque sorte repris
vis-à-vis de leur cheptel original. Les autres espèces
sont considérées comme menacées. Le déclin
de ces sous-espèces est la suite de la déforestation.
Alimentation
et reproduction dans la nature.
Dans
leur biotope, on retrouve les Amazones de cuba en petits groupes mais
aussi par couples. Ils vivent dans des forêts faites d’arbres
très élevés où ils trouvent aussi leur
nourriture. On les retrouve aussi bien dans les montagnes que sur le
plat pays. Ils vivent aussi dans les parcs et jardins des grandes
villes. Quand ils volent, les Amazones de Cuba sont très
bruyants mais lorsqu'ils mangent, ils sont en général
très silencieux. Ils mangent différentes graines,
fruits et baies avec en plus quelques noix et bourgeons de fleurs. Dans
leurs territoires d'origine, ils font pas mal de dégâts
aux plantations. La période de reproduction là-bas est
de mars à août. Ils nichent dans des trous dans les
arbres, par exemple dans d'anciens trous faits par des pics. Une
ponte est constituée de 2 à 5 oeufs qui sont couvés
pendant 27 jours.
L'alimentation:
Dans
nos volières, nous devons fournir à nos amazones de
Cuba un mélange de différentes graines si nous voulons
qu'ils se reproduisent. Comme aliment de base, nous donnons des
graines de tournesol blanc de même qu'un peu de mélange
de graines pour perruches que nous mélangeons avec des graines
pour canari et de l'avoine. En plus de cela, un mélange de
graines pour perroquets de même qu'un mélange de graines
pour jeunes pigeons que nous améliorons avec des légumes
et des fruits. En compléments nous rajoutons encore du cardi,
carthame, chanvre, paddy, froment et maïs. Nous leur
fournissons aussi cela de manière mi-mûre.
Une
bonne pâtée à l’œuf est aussi importante à
laquelle nous rajoutons de la nourriture pour bébé, du
sucre de raisin, des biscottes et du musli.
Comme
graines germées ils aiment aussi les graines de tournesol,
l'avoine, les pois et les fèves de soja de même que les
graines mi-mûres. Au printemps nous trouvons des pissenlits et
plus tard différentes graines d'herbes pour agrémenter
leur alimentation. Plus tard encore nous trouvons pommes, poires,
millet en grappe, salade, mouron etc...
Les
minéraux ne doivent pas être oubliés sous forme
de calcium, grit et os de sèche. Dans la volière, il
faut prévoir régulièrement des branches fraîches
à ronger et chaque jour de l'eau fraîche.
Le
maintien:
Comme
nous l'avons déjà mentionné plus haut, il faut
tout d'abord veiller à leur construire une volière en
métal et leur donner un espace suffisant pour qu'ils puissent
voler. Nous plaçons les perchoirs le plus espacé
possible pour les obliger à voler. La longueur doit être
au moins entre 150 et 300 cm de long avec une largeur de 100 cm et
une hauteur de 200 cm. Il ne faut jamais les loger en cage. A
l'avant de la volière, l'on place le nécessaire pour
les alimenter alors que les nichoirs sont en général
installés à l'arrière de la volière. Il
est cependant conseillé de placer les nichoirs de telle
manière qu'il est possible de les contrôler à
l'extérieur de la volière. Il faut placer la
nourriture et l'eau de telle manière que les oiseaux ne
puissent salir les récipients. Pour pouvoir faire reproduire
ces oiseaux, ils doivent être logés par couple en
volière. Si vous avez la possibilité de loger d'abord
plusieurs oiseaux ensemble dans une grande volière afin qu'ils
puissent choisir eux-même un partenaire, alors vous avez déjà
un énorme avantage pour former des couples idéaux. Les
couples qui se sont composés de cette manière ont par
la suite le plus de succès en reproduction.
La
température en hiver ne doit jamais descendre en dessous de 8
degrés dans la volière.
Nichoirs:
Pour
reproduire, en premier lieu, nous proposons à nos amazones de
Cuba un nichoir naturel fait d'un tronc d'arbre mais un nichoir boîte
de propre construction, dans un bois très dur peut aussi faire
l'affaire. Le nichoir bûche doit avoir un diamètre de
35 cm et une hauteur de 50 cm. Pour le nichoir boîte, nous
devons avoir une superficie au sol de 30 x 30 cm et une hauteur de 50
cm et l'épaisseur de bois doit avoir au moins 3 cm. Au-dessus
il faut veiller à avoir un couvercle amovible de telle manière
qu'il soit facile à nettoyer. Comme trou d'entrée,
nous pouvons prendre un diamètre de 10 cm et si les amazones
trouvent cela trop petit, ils vont eux-mêmes se faire un
plaisir de le ronger pour l'agrandir. En dessous du trou d'entrée
jusqu'au sol du nid, nous plaçons une échelle faite en
treillis de même qu'une porte de contrôle à 5 cm
du sol. Ceci rend le contrôle des oeufs et des poussins
faciles. Au sol l'on place une couche de 5 cm de copeaux de bois ou
de sciure de bois et il est aussi intéressant de prévoir
une résistance chauffante car ces oiseaux peuvent se
reproduire tard en automne ou tôt au printemps.
L'élevage:
Déjà
début mars, on peut voir les premiers comportements de parade. A ce
moment-là, les oiseaux contrôlent le nichoir et
retravaillent jusqu'à ce que les oiseaux le trouvent à
leur goût. Ils commencent alors aussi à enlever une
partie des copeaux, l'agrandissement du trou d'entrée, la
formation de la cuvette pour y déposer les oeufs et grignotent
les parois du nid alors que le mâle va nourrir la femelle et
qu'il va s'accoupler avec elle.
Le
mâle court alors d'un côté à l'autre du
nichoir avec les ailes pendantes et la queue grande ouverte alors que
ses pupilles rétrécissent.
La
femelle disparaît de plus en plus dans le nichoir et les deux
oiseaux deviennent de plus en plus agressif vis-à-vis
de leur soigneur quand il pénètre dans la volière. Après les
accouplements nécessaires, la femelle
disparaît pour de bon dans le nichoir et l'on voit son derrière
qui devient de plus en plus gros. On peut à ce moment-là,
espérer trouver un oeuf dans le nid dans les jours qui
suivent. La ponte des oeufs a lieu tous les deux à trois
jours et il peut y en avoir jusqu'à 5. Ceux-ci ont une
grandeur de 36,2 x 25,9 mm. Après la ponte du second oeuf, la
femelle va en général commencer à couver et ceci
pendant 27 jours. Au bout de quelques jours, il est possible de voir
de petits canaux rouges dans l’œuf, à l'aide d'un mire-œuf
et ceci lorsque les oeufs sont fécondés et au bout
d'une semaine ils deviennent complètement foncés. Au
bout de 27 jours il est possible d'entendre le piaillement des
poussins. Ceux-ci naissent avec un peu de duvet blanc et au bout de
14 jours leurs petits yeux s'ouvrent. Quelques jours plus tard, il
est possible de les baguer avec du 9,5 mm. Une semaine plus
tard, les hampes font leur apparition et les plumes commencent à
se former. Au bout de 5 semaines nos jeunes amazones de Cuba sont
complètement plumés et au bout de 10 semaines ils vont
quitter le nid mais ils vont rester encore un bon moment avec les
parents à mendier de la nourriture. Une à deux
semaines plus tard, ils vont pouvoir manger indépendamment.
Lorsqu'ils
auront atteint l'âge de 3 mois, nous allons devoir les enlever
des parents car à cette période le mâle peut
devenir agressif vis-à-vis de ses jeunes. La mue juvénile
se passe en général sans problèmes et à
l'âge de 3 ans ils peuvent déjà se reproduire.
Ils
peuvent sans problème avoir une durée de vie de 40 ans.
Extrait de la revue de Juin 2008:
Les
Aratingas
Partie no 8
H.W.J. van
der Linden
P.R.
fevrier 2008
Traduction:
William Vanbeginne
Perruche
de St Thomas
Aratinga Pertinax
(Linneaeus 1758)
A.p.ocularis
(Sclater & Salvin 1864)
Perruche
maïs du Panama
Territoire:
Ouest du Panama
Caractéristiques:
longueur : environ 24 cm. Elle a une bande frontale fine et la
région de l'oreille et la partie entre les yeux et les oreilles sont
brun foncé. Le dessus du crâne est de couleur vert gazon foncé avec ici
et là un peu de bleu. Sur l'arrière de la tête elle vire vers la
couleur générale du corps. Il y a des lignes des yeux orange, jaune
sous et derrière l'œil jusqu'à environ au-dessus la région de
l'oreille. La ligne de l'œil sous l'œil est dessinée de manière très
aiguë et y est aussi le plus large. La gorge et le dessus de la
poitrine sont bruns. Le brun sur le dessus de la poitrine vire sur le
bas du corps en jaune, vert dilué avec un rien d’orange sur le ventre.
Pour le
reste elle ressemble au
A.p.aeruginosa
A.p.paraensis
Sick 1959
Perruche
maïs de Tapajos aussi appelé Perruche maïs Para.
Territoire:
Le nord du Brésil.
Caractéristique:
Grandeur environ 24 cm. Le front, le crâne jusqu'au sommet sont bleu,
vert. L'arrière de la tête et le cou sont vert foncé avec de très fins
liserés bruns, jaune. Le manteau, la couverture alaire, le croupion et
la couverture du dessus de la queue sont de couleur vert gazon foncé.
Les côtés de la tête sont d'un brun profond et chaud; le plumage de la
région des oreilles, les sourcils et la région entre les yeux et les
oreilles sont brun foncé. L'iris de l'œil est orange rouge. En dessous
de la peau nue de l'œil, il y a une ligne assez large de plumes orange,
jaune. La gorge et la poitrine sont d'un brun chaud et le ventre d'un
orange, jaune profond. La zone de transition entre ces champs de plumes
montre un mélange de vert et de brun. Les flancs, les cuisses et la
région anale sont jaune, vert et le dessous des grandes plumes de la
queue sont bleu foncé. Pour le reste elle ressemble au A.p.aeruginosa
A.p.pertinax
(Linnaeus 1758)
Territoire:
Curacao et St Thomas
Nom et
caractéristiques: voir la forme nominale
A.p.surinama
Zimmer & Phelps 1951
Perruche
maïs du Surinam
Territoire:
Surinam et les régions nordiques de la Guyane et de la Guyane française
de même que le sud-est du Venezuela.
Caractéristiques:
Grandeur : 24 cm. Il ressemble très fort a A.p.chrysophrys
mais la petite bande frontale est de couleur mais (jaune chaud).
L'orange sur les cotés de la tête s'étire plus vers les joues et dans
la direction du début de la mandibule inférieure et de la région entre
les yeux et les oreilles. La couleur de la gorge et de la poitrine
varie de vert jaunâtre jusqu'à brun jaunâtre. Le vert du ventre est
plus clair et montre plus de jaune, vert que la perruche maïs.
A.p.tortugensis
(Cory 1909)
Perruche
maïs Tortuga
Territoire:
Tortuga
Caractéristiques:
grandeur; environ 26 cm. Cette sous-espèce a une fine bande frontale
jaune pâle et ensuite sur la tête une zone de transition assez grande
de couleur verdâtre bleue qui vire vers la couleur générale du corps.
Les cotés de la tête montrent un mélange de brun et d'orange pour
lequel le brun domine (des petites plumes de couleur orangée avec un
large liseré brun). Les petites plumes de la région des oreilles sont
plutôt plus jaunes avec un liseré brun. Le cercle oculaire nu, de
couleur gris, blanc est terminé par une lunette faite de petites plumes
jaunes qui est relativement large et rigoureusement délimité et
asymétrique. C'est sous les yeux qu'il est le plus large. La gorge et
la région du jabot sont brun, la poitrine est plus brun olive. Les
grandes rémiges montrent peu de bleu sur l’étendard La couverture du
dessous de l'aile est jaunâtre, vert pâle. Pour le reste elle ressemble
à la perruche maïs à gorge brune.
A.p.veneuelae
Zimmer & Phelps 1951
Perruche
maïs du Venezuela
Territoire:
Venezuela excepté l’extrême nord-ouest.
Caractéristiques:
Grandeur : environ 24 cm. Au niveau du dessin de la tête, il ressemble
à la perruche mais Margarita avec à peu prêt une bande frontale blanche
et le devant du sommet de la tête bleuâtre, vert. La région des
oreilles, les joues et la région entre les yeux et les oreilles sont
brun mat, la gorge et le dessus de la poitrine sont olive, brun pâle.
Le manteau et la couverture du dos sont plus vert gazon à la place de
vert gazon foncé. Le ventre ne montre que peu d'orange. Les étendards
des grandes rémiges montrent un reflet bleu. Les étendards des plumes
de la queue sont à la base jaune. Le bec est gris-noir.
A.p.xanthogenia
(Bonaparte 1850)
Perruche
maïs de Bonaire
Territoire:
Bonaire
Caractéristique:
grandeur : 25 cm. Elle ressemble fort à la forme nominale A.p.pertinax.
L'orange jaune du masque continue jusqu'a la partie antérieure du
sommet du crâne et du cou. Dans le cou il n'y a souvent que quelques
plumes jaunes qui sont visibles. La grandeur du masque orange jaune
varie fortement et parfois s'étend sur toute la tête. La zone de
transition verdâtre bleue sur la tête n'est pas présente.
Biotope:
Il y a
différents types de régions dans lesquelles elle est présente: des
savanes et steppes ouvertes sèches à demi sèches plantées de
broussailles, cactus et d'arbres à feuilles, surtout d'acacias. Des
forêts de feuillus ouvertes et des régions avec des arbres à racines
sur les flancs inférieurs des montagnes jusqu'à une hauteur de 450 m,
parfois plus haut (A.p.venezuelae). Le long des berges des rivières et
petits fleuves aux abords de la forêt vierge. Egalement les régions de
cultures et les régions agricoles font partie des endroits favoris des
espèces Pertinax, surtout les champs de mais et de
blés de même que les plantations de fruits. Les régions fort boisées et
denses sont ignorées par toutes les races.
Etat
de la population sauvage:
Stable et
en progression à certains endroits.
Manière
de vivre:
Ces oiseaux vivent en petits groupes de 4 à 20
oiseaux mais lors de leurs déplacements à la recherche de nourriture,
des vols de taille moyenne se forment aussi. Les oiseaux passent la
nuit dans des arbres dortoirs, souvent 100 oiseaux et plus
ensembles. Les oiseaux se déplacent en général ensemble dans la même
région mais certaines sous-espèces partent de décembre a mai vers des
régions un peu plus humides (A.p.aeruginosa). De même A.p.ocularis fait
de plus grandes distances en accord avec les saisons.
Leur
nourriture est composée de graines, des fruits sauvages à cosses, de
fruits de cactus et d'arbres fruitiers comme corossolier, mangues et
nèfles. Lors de la saison des récoltes ce sont des visiteurs habituels
des champs et des plantations.
La période
de reproduction dépend par région et est par définition en rapport avec
la saison des pluies car l'offre de nourriture après la saison des
pluies est la plus importante. Certaines sous-espèces cependant (A.p.pertinax,
A.p.chrysophrys et A .p. xanthogenia)
montrent une activité de reproduction pendant toute l'année.
A.p.surinama aussi toute l'année sauf les mois de février,
mai, octobre et décembre.
Pendant la
période de reproduction les oiseaux forment souvent de petites colonies
libres de quatre ou cinq voire maximum sept couples et nichent alors
ensemble les uns près des autres. Les oiseaux creusent en général
eux-même un trou pour nicher dans les termitières dans les arbres mais
l'on retrouve aussi régulièrement des nids dans les parois calcaires,
dans des niches et des fentes dans la roche de même que dans des trous
de troncs d'arbres vermoulus.
Information
générale:
Comme vous
avez pu compter dans la présentation ci-dessus, il y a 14 sous-espèces
qui ont été décrites. Les principales différences ont attrait à la
couleur et au dessin de la tête. Certaines sous-espèces sont un peu
plus ou un peu moins coloré orange sur le ventre ou montrent moins de
bleu sur les plumes des ailes. La plupart des sous-espèces se
différencient que très peu l'une de l'autre. Lors de l'achat d'une
sous-espèce bien précise, il faut faire très attention aux
caractéristiques de cette espèce.
La perruche
maïs à gorge brune (A.p. aeruginosa) a été importée
régulièrement dans le passé et en cherchant un peu il est encore
possible d'en trouver. De cette sous-espèce, différents résultats de
reproductions sont connus et le premier cas de reproduction a été déjà
en 1908 en Angleterre.
De même la
perruche maïs Aruba (A.p.arubensis) ne se rencontre
que sporadiquement chez les amateurs mais un succès de reproduction aux
Pays-Bas est connu. Malheureusement nous n'avons pas d'autres
informations.
Concernant
la perruche maïs a tête brune (A,.p.chrysogenis),
rien n'est connu et elle n'est probablement pas détenue en Europe. Il
n'y a pas de cas de reproduction connue. La perruche maïs (A.p.chrysophrys)
est la perruche la plus importée dans les représentants du groupe
Pertinax maïs on ne la retrouve que de temps en temps chez les
éleveurs. Il y a des résultats de reproduction régulière. Le premier
cas a eu lieu en 1955 en Angleterre.
La perruche
maïs à gorge grise a été décrite sur base de 2 exemplaires et une
observation dans la nature n'a pas encore eu lieu. Pour cette raison la
validité de cette sous-espèce est contestée. La perruche maïs de
Colombie était proposée de temps en temps jusqu'il y a quelques années.
De cette espèce, il y a aussi différents résultats de reproduction et
la première date de 1981 en France.
Concernant l'importation de la perruche maïs
Marguarita (A.p.margarita), il n'y a aucun cas de
connu en Europe.
La perruche
maïs du Panama (A.p.ocularis) ne se rencontre que
par incident parmi les amateurs. De cette sous-espèce, différents
résultats de reproduction sont connus et le premier a eu lieu en 1915
en Angleterre. Concernant la perruche maïs Tapajos (A.p.paraensis)
il n'y a aucune importation en Europe de connue.
Presque tous les oiseaux qui sont proposés
comme des perruches de St Thomas (A.p.pertinax)
appartiennent aux espèces chrysophrys, venezuelae,
aeruginosa,
tortugensis et surinama. Les
vraies perruches de St Thomas sont rares dans les volières des amateurs
d'Aratingas en Europe. Il y a eu déjà différents cas de reproduction
avec la forme nominale dont le premier cas a eu lieu en 1949 aux USA.
La perruche
maïs du Surinam (A.p.surinama) ne se retrouve pas en
Europe sauf en Belgique et aux Pays-Bas. Il y a de bons résultats de
reproduction avec cette sous-espèce.
La perruche
maïs Tortuga ne se retrouve que très rarement dans les collections
européennes et autant que je sache, il n'y en a pas aux Pays-Bas mais
par contre des résultats de reproduction ont déjà eu lieu dont le
premier en 1980 en France.
La perruche
maïs du Venezuela (A.p.venezuelae) est l'espèce qui
a été la plus importée des espèces Pertinax. Malgré cela, cette
sous-espèce est rarement reconnue. Elle est souvent prise pour la
perruche maïs, alors qu'elle est vraiment différente (voir les
descriptions des sous-espèces). Concernant les résultats de
reproduction de cette sous-espèce, il n'y a que très sporadiquement des
publications. L'on ne sait pas la date du premier cas de reproduction.
La perruche
Bonaire (A.p.xanthogenia) ne se retrouve que très
sporadiquement chez les amateurs. En 1983 il y a eu un cas de
reproduction aux Pays-Bas qui est probablement le premier connu de
cette sous-espèce.
Toutes les
espèces de pertinax importées en Europe peuvent
être détenues en solitaire comme animal de compagnie dans une grande
cage.
Comportement:
Toutes les
espèces de Pertinax sont des oiseaux solides une fois acclimatées, mais
elles ne supportent pas le gel. A l'arrivée elles sont assez sauvages
mais au fil du temps elles deviennent plus calmes et oublient à la fin
leur peur et leur humeur farouche. Elles aiment bien passer la nuit
dans un nichoir. Ce sont des oiseaux qui sont bruyants de nature, qui
dérange le voisinage et donc des oiseaux qui ne sont pas bons pour
garder dans des citées avec des voisins proches. Toutes les espèces
d'Aratingas Pertinax sont de solides rongeurs et ce sont là les
sous-espèces aeruginosa,
pertinax et venezuela qui
décrochent la palme et qui détruisent tout ce qui est fait en bois.
Toutes les espèces de pertinax qui ont été importées en Europe peuvent,
en dehors de la période de reproduction, être détenus ensemble en
groupe, à condition que la volière soit assez grande. C'est la pratique
qui nous a enseigné cela. De même, un logement commun avec d'autres
oiseaux n'appartenant pas à cette famille, mais de même taille, ne pose
pas de gros problèmes. En dehors de la période de reproduction, ces
oiseaux n'ont -pas l'habitude de beaucoup se baigner à part les
sous-espèces Surinama et
Venezuelae qui eux prennent régulièrement un bain.
Logement
et soins:
Ces oiseaux
doivent être installés par couple et en volières extérieures en métal
qui est terminée par un abri intérieur ou pendant la période hivernale
il est possible de les maintenir à une température positive. Les
dimensions minimales de la volière (Lxlxh) sont de 2,5 x 1 x 2 m et la
volière intérieure 1,5 x 1 x 2 m. Il faut installer les
programmateurs de lumière de telle manière que les oiseaux ont un
minimum de 12 heures de lumière par jour. Bien que différentes
sous-espèces de l'Aratinga pertinax creusent dans
la nature une cavité dans la paroi d'une termitière, un nichoir naturel
bûche avec des parois épaisses est en général bien accepté et parfois
aussi un nichoir boîte de construction propre mais aussi avec des
parois épaisses et avec un trou d'entrée rallongé d'un couloir.
Dimensions des nichoirs: 40 à 60 cm de haut avec un diamètre intérieur
de 20 à 25 cm. Le diamètre du trou d'entrée est de 6 à 7 cm. Un saule à
moitié pourris peut parfois être intéressant et offrir des possibilités
car dans celui-ci les oiseaux peuvent creuser eux-même leur cavité pour
nicher. Des nichoirs encapuchonnés dans de l’argile ou bien plafonnés
et barricadés avec un mélange d’argile, sable, eau et un peu de plâtre,
de telle manière qu'ils ressemblent un peu à une termitière semble
également les convenir dans la pratique. Lorsque les oiseaux emploient
leurs nichoirs pour aller y dormir, alors la chance est grande qu'ils
vont l'employer plus tard pour aller y former une famille. Les nichoirs
doivent toujours être suspendus dans l'abri de nuit et toujours de
telle manière qu'ils ne soient pas à la vue. Sur le fond du nichoir il
faut placer une couche de bois vermoulu ou des copeaux de bois ou un
mélange des deux. Il faut leur présenter régulièrement des branches
fraîches à ronger comme par exemple des branches de saules ou des
branches d'arbre fruitier non pulvérisés. Tous les jours il faut leur
présenter de l'eau fraîche pour se baigner bien que la plupart des
espèces ne vont pas se baigner.
Alimentation:
Comme
nourriture de base nous donnons à ces oiseaux un mélange de graines
pour grandes perruches dans laquelle les graines suivantes font partie
de la composition: froment, avoine, paddy, dari rouge et blanc, graines
de Niger, différentes sortes de millet, graines blanches, chanvre,
graines de carthame et un petit pourcentage de graines de tournesol.
Les grandes graines peuvent aussi être données sous forme trempées ou
germées. En plus de cela, il faut leur donner une bonne pâtée à l'œuf,
de manière rationnée, éventuellement améliorée avec un peu de pâtée
universelle dans laquelle il y a des insectes séchés ou des cocons de
fourmis. Vous pouvez rendre le tout un peu humide avec des graines
germées ou trempées. Chaque jour, il faut leur donner un peu de fruits
sous la forme d'un morceau de pomme ou orange et si vous en trouvez,
des mangues. De même, différents légumes comme de la carotte, du
mouron, de l'endive, du chicon ou des choux est fort apprécié. Vous
pouvez aussi leur donner quelques friandises sous la forme d'un morceau
d'épi de maïs et différentes graines sauvages ainsi que des épis
mi-mûrs de froment ou d'avoine. Trois ou quatre vers de farines peuvent
être donnés chaque jours ceci afin d'augmenter le taux de protéines
dans leur nourriture. Si les oiseaux ne connaissent pas les vers de
farines, il se peut que cela prenne un peu de temps avant qu'ils ne les
mangent.
Les
aratingas sont connus pour leur comportement conservatif vis-à-vis de
la nourriture. Il est fort probable qu'il faut leur proposer pendant
plusieurs semaines un aliment avant qu'ils ne daignent en manger.
De l'eau
fraîche, des silex pour l'estomac, du grit et un bloc de minéraux
doivent toujours être à leur disposition.
Pendant la
période de reproduction, la même alimentation doit
être donnée, mais la pâtée à
l’œuf doit être donnée de manière
illimitée c'est-à-dire autant que les oiseaux veulent en
manger. Lorsqu'il y a des jeunes, rajouter quelques cocons de fourmis
dans la pâtée et augmenter progressivement la
quantité de vers de farines.
Elevage:
Il n'y a
que des résultats accidentels avec les espèces de Pertinax
qui sont détenus en captivité, mas il y a quand même une exception avec
la perruche maïs pour laquelle des résultats sont réguliers. Cela a
surtout à voir avec la rareté générale de ces oiseaux car l'élevage
proprement dit ne pose pas de grands problèmes. Les Pertinax
qui sont détenus pour l'élevage doivent avoir au moins deux ans mais il
est possible de devoir attendre plus longtemps avant que des tentatives
d'élevage aient lieu. Il n'y a pas de dimorphisme entre les mâles et
femelles et donc pour avoir une sécurité concernant le sexe de l'oiseau
il faut passe par l'examen de sexage.
La saison
de reproduction de ces oiseaux a lieu au printemps, les oeufs sont
pondus tous les deux jours. La grandeur d'une ponte est de 3 ou 4 oeufs
mais peut aller jusqu'à 6. La femelle couve seule et pendant 23 jours.
Lorsque les premières hampes font leur apparition, il est temps de
baguer les poussins avec du diamètre 6 mm. A l'âge de 6 semaines les
jeunes oiseaux sont quasiment plumés et après une période de 7 semaines
ils quittent le nid. Les jeunes oiseaux ressemblent aux parents mais
sont encore un peu plus petits et de couleur plus matte. La couleur de
l'iris est de couleur brune. Après une semaine qu'ils aient quitté le
nid, les jeunes se nourrissent déjà indépendamment et après 3 semaines
il est possible de les séparer des parents.
Il y a des
mentions de plusieurs couvées par an.
Mutations: pas connues
Extrait de la revue de Mai 2008:
La
perruche SOLEIL
Aratinga
solstitialis
P.R.
mai 2008
A.C.
van der Does
Traduction:
William Vanbeginne
Introduction
La
perruche Soleil est un des membres de la famille des aratingas qui se
retrouvent en Amérique du Sud. Ces oiseaux ont été
présentés à la vente régulièrement
aux Pays-Bas et dans les pays limitrophes. La perruche Soleil est
bien connue chez la plupart des amateurs par son apparition
particulière. Je pense que chaque éleveur a eu
l'occasion d'admirer cet oiseau quelque part. Les couleurs de cet
oiseau font travailler directement notre imagination. Avec ses 30 cm
de longueur, la perruche Soleil est un Aratinga qui n'est pas trop
grand, mais son format un peu plus petit est inversement
proportionnel au son de sa voix.
Dénomination
Aratinga
veut dire perruche brillante. Le nom latin lui donne une
correspondance avec les plus grands aras et solstitialis veut dire
« appartenant au soleil ». Le nom latin nous
donne une bonne idée de l'oiseau car qu'est ce qu'ils ont des
couleurs brillantes !
Description
des couleurs et format
Jaune,
orange (presque jusqu'au rouge), bleu foncé et vert, voici les
couleurs qui colorent le plumage de la perruche Soleil. Le plumage
est principalement jaune et orange, duquel l'orange a tendance à
virer jusqu'au rouge. Le jaune est en tout cas le mot principal car
le corps est dans sa plus grande partie de couleur jaune. Les plumes
autour des yeux ont une couleur orange, jaune. Le bec et les pattes
sont noirs. Le pourtour de l'œil est nu et montre une couleur de
peau blanche. Le ventre et la culotte sont pour la plus grande
partie orange (cet orange peut avoir une division différente
pour chaque oiseau). Les rémiges semblent être noires
mais lorsque le soleil brille sur celles-ci, alors on peut voir une
belle couleur bleu foncée. Les ailes sont en grande partie
jaunes et montrent une bande verte. La queue vire de jaune vers le
vert et ensuite vers le bleu foncé. Il n'y a pas de
différence de couleur entre le mâle et la femelle. Suivant chaque
oiseau, la palette de couleurs peut être fort
différente. Je ne pourrais vous dire si cette différence
a quelque chose à voir avec la région d'où
l'oiseau est originaire ou s'il s'agit d'un facteur influencé
par la nourriture qu'on leur propose. Les jeunes oiseaux ont
beaucoup plus de vert que les adultes et surtout sur les ailes. Je
pense que le fait d'avoir plus de vert a quelque chose à voir
avec le fait que de cette manière les jeunes oiseaux sont
moins visibles pour les prédateurs et plus principalement les
rapaces. Sur la poitrine, les jeunes ont une couleur plus orangée.

Jeunes oiseaux
Dans
la nature.
Ces
oiseaux sont originaires du coté nord-est de l'Amérique
du Sud. Leur territoire va de l'ouest du Venezuela en passant
entièrement par la Guyane, le Surinam, la Guyane Française
et au Nord du Brésil et de la rivière Amazone. Les
oiseaux vivent dans des forêts ouvertes, des bois de palmiers
et des savanes. A part cela, l'on ne retrouve pas beaucoup
d'informations concernant le mode de vie des perruches Soleils. Le
seul renseignement que l'on peut trouver est qu'elles vivent en
grandes nuées dans leurs territoires d'origines. En grands
vols, elles vont se nourrir de différentes noix et baies mais
elles mangent aussi volontiers le maïs qui a été
planté par l'homme.
Mon
expérience.
Mai
2005, ce mois là était le premier mois que j'avais
touché mon pécule de vacance. Depuis septembre 2004,
j'avais trouvé du travail après mon cycle d'études. En décembre 2004,
j'étais parti en vacances en
Argentine, au Brésil et au Paraguay. Je n'allais plus prendre
d'autres vacances en 2005 et je pouvais donc me faire plaisir avec un
couple de psittacidés. Depuis pas mal de temps, j'étais
fasciné par les perruches soleil. Sur un site Internet en
Belgique, j'avais trouvé une annonce d'un couple à
céder. Apres un bon nombre de courriers électroniques,
le 23 mai je me suis décidé à aller visiter
l'éleveur. Pendant cette visite, cet homme m'avoua qu'il
avait ce couple en trop car il avait déjà 2 couples
reproducteurs de perruches soleil et il voulait encore acquérir
deux couples de Yendaya mais pour cela il lui fallait de la place. Pour
cette raison il cédait ce couple. Il avait acheté
ces deux oiseaux en 2004 et il s'agissait à ce moment là,
de jeunes oiseaux. Les oiseaux étaient en condition optimale
et je me suis donc décidé d'acquérir les
oiseaux.
Une
fois arrivé chez moi, ils ont été logés
dans une cage intérieure de 1 m de large x 1 m de long et 2 m
de haut. Dans la cage intérieure, j'ai suspendu un nichoir de
60 cm de haut et 25 cm de large et profond. Les oiseaux ont accepté
directement le nichoir à l'intérieur et à partir
du jour 1 ils sont aller dormir dedans. Une fois qu'ils étaient
installés dans cette volière depuis une semaine, j'ai
ouvert la trappe qui leur permettait de se rendre dans la volière
extérieure. Celle-ci a les dimensions suivantes: 1,5 m de
large x 2,5 m de long x 2 a 2,3 m de haut (la volière a un
toit en biais). A l'extérieur il y a un nid bûche en
bouleau de 50 cm de haut et de 25 cm de diamètre. Ce nichoir
est plutôt utilisé comme nichoir pour jouer. La volière
dans laquelle les oiseaux sont installés fait partie d'un bloc
de trois volières dans lequel les perruches soleils sont
logées au milieu. Les voisins sont d'un côté un
couple de Pyrhura cruentata et de l'autre coté un couple de
Pyrhura picta picta. Les oiseaux se tolèrent mutuellement et
se fichent la paix. Le treillis entre eux est simple. Les panneaux
entre les volières dans l'abri intérieur sont fait de
panneaux durs en bois. La volière se trouve à côté
de la terrasse et de cette manière je peux les tenir
facilement à l’œil. Le sol de la volière est
composé d'une épaisse couche de sable de 30 cm. Sous
le sable il y a un tapis qui empêche les racines de passer. Dans le
sable il y a quelques herbes décoratives qui poussent. Les perchoirs
sont faits de branches de saule et d'arbres fruitiers. Les oiseaux se
déplacent à toutes les hauteurs de la
volière. Il arrive de temps en temps que les oiseaux vont au
sol pour rechercher de la nourriture, que je n'ai pas versée.

Les
oiseaux ont une impression relaxante. Lorsque des étrangers
passent près de leurs volières alors ils se font
entendre convenablement. Ceci arrive aussi après le lever du
soleil lorsque les oiseaux deviennent actifs. Pendant les heures du
midi, les oiseaux aiment aussi rester dehors à profiter. Les
perruches soleils ont souvent l'impression de se trouver en "boule",
ce qui donnerait l'impression de faire croire qu'ils sont malades. Ce
n'est absolument pas le cas, apparemment ces oiseaux aiment à
être perchés de cette manière. Les oiseaux
passent beaucoup de temps à se nettoyer mutuellement ou à
ronger les perchoirs. Chaque semaine les oiseaux reçoivent
des branches fraîches de saule dans la volière
extérieure. En un temps record ceux-ci sont réduits en
copeaux. Dans le nichoir ils ont aussi des petits morceaux de
branches de saule qui sont détruits en un minimum de temps. Ces oiseaux
sont souvent occupés avec un tas de choses, volant
d'un coté à l'autre, pendu au treillis la tête en
bas, ou occupé à se lisser les plumes. Nous avons
affaire à des oiseaux fascinants à observer.
Reproduction:
Après
un mois que je les avais achetés, je les ai vus s'accoupler. Les
Arantigas et les Pyrrhuras font cela pour renforcer leurs liens.
J'étais soulagé de voir que j'avais probablement choisi
un vrai couple. Les oiseaux ont bien passé les années
2005 et 2006. Les livres nous donnent comme renseignement que les
oiseaux sont prêts à la reproduction après 2 à
2,5 ans, ce qui fait qu'en décembre 2006 j'étais un peu
désappointé qu'ils n'avaient pas encore élevé
des petits cette année-la, car cela aurait pu être
possible. Lors d'une inspection des nichoirs en décembre 2006
j'étais agréablement surpris et étonné de
voir 2 oeufs dans celui-ci. Je n'avais pas vu que la femelle
avait un gros derrière, signe chez les aratingas qu'ils vont
bientôt pondre. Un jour plus tard il y avait encore un oeuf de
plus et la femelle a alors commencé à couver. C'est à
ce moment-la, en période hivernale que l'on se demande comment
tout cela va se dérouler. La femelle a couvé de
manière exemplaire et lorsque j'ai eu l'occasion de mirer les
oeufs, je me suis rendu compte que les trois oeufs étaient
fécondés. Le mâle venait dormir chaque nuit avec
sa femelle dans le nid et de la journée il faisait le guet
devant le nichoir. Je n'ai pas constaté que le mâle
couvait mais la femelle quittait régulièrement ses
oeufs pour aller manger.
Après
22 jours de couvaison, j'ai pu faire un contrôle du nid une
fois qu'elle l'avait quitté. Deux jeunes étaient nés
et je pouvais voir qu'il y avait de la nourriture dans leur jabot. Le 24ème
jour, le troisième petit est aussi
né. A l'âge de 11 jours j'ai pu baguer les poussins,
sauf le troisième qui avait l'air de rester en arrière. Au bout de 14
jours, ce petit là, je l'ai enlevé du
nid pour continuer à l'élever à la main. Ce
petit avait un tel retard, que si je l'avais laissé aux
parents il serait mort, chose que je ne pouvais accepter. Un de mes
bons amis connaît une dame dans son entourage qui élève
les jeunes psittacidés à la main. Je l'ai appelé
et le petit lui a été conduit. Par la suite j'ai
entendu que cet oiseau est devenu un oiseau en parfaite santé.
Mes
deux poussins qui sont restés sous les parents ont grandi
rapidement et ont quitté le nid à 60 jours. Avant
qu'ils ne quittent le nid je leur ai enlevé quelques plumes et
je les ai envoyés pour pouvoir les faire sexer par ADN. Résultat: 2
femelles. Les premiers jours ils ne se sentaient
pas à l’aise mais très vite il se sont révélés
être de bons voiliers. Les jeunes sont restés environ
15 semaines avec les parents. Pendant cette période je n'ai
vu aucune agressivité de la part des parents. Sur un site
internet, un certain nombre de personnes demandaient des femelles de
perruches soleil, et après avoir envoyé deux mails, le
bon candidat est arrivé, Nous nous sommes mis d'accord pour
le prix et il a emporté les deux oiseaux. L'acheteur m'a dit
qu'il était possible que les oiseaux recommencent une nichée
maintenant que les petits avaient été enlevés
des parents. En moi-même je me suis dit que l'on dit tellement
de choses car je n'avais vu aucun accouplement depuis que la femelle
avait commencé à couver.
Et
pourtant, 14 jours après que les petits aient été
vendus la femelle avait un gros derrière. Après avoir
contrôlé le nichoir il y avait déjà un
oeuf dans le nid. Le jour suivant un second oeuf a été
pondu et la femelle a commencé à couver. Au bout de 4
jours, la femelle avait quitté le nid pour s'aérer et
j'ai vite fait un contrôle du nid. Il y avait 4 oeufs. Comme
la femelle avait commencé à couver à partir de
son deuxième oeuf cela voulait dire qu'elle était déjà
au nid lors de la ponte des deux derniers. J'avais des doutes quant
à ce que les oeufs allaient être fécondés
car je ne savais pas si les perruches soleils s'accouplaient dans le
nid. Après qu'elle ait couvé les oeufs dix jours, je
les ai mirés. Les deux premiers étaient fécondés
et les deux derniers ne l'étaient pas. J'ai enlevé les
deux non fécondés afin qu'ils ne puissent pas les
casser ou qu'ils ne puissent être dans le chemin des deux bons
oeufs. Au bout de 21 jours le premier est né et le second au
bout de 23 jours. Les jeunes ont quitté le nid après
63 jours. Le résultat du sexage a été
cette fois un mâle et une femelle. Pendant que j'écris
cet article nous sommes fin octobre 2007 et les jeunes ont quitté
le nid depuis 6 semaines. Encore 4 semaines et les
jeunes
pourront partir. Bien que je ne suis pas encore sûr de les
faire partir, ce serait très bien si je pouvais continuer à
élever avec la femelle née chez moi et je vais donc
essayer de vendre ou d'échanger le mâle afin de
constituer un couple non consanguin.
Ce
que j'ai remarqué, c'est que les parents ont été
beaucoup plus agressifs envers moi qu'auparavant. Avant je pouvais
sans problèmes faire un contrôle du nichoir, maintenant
ils volent directement vers le nid quand ils pensent que je vais le
contrôler. Le matériau que j'emploie pour mettre dans
le nid vient de chez W. Jansen de Rhenen. Pendant les deux périodes
que les oiseaux ont eu les petits, je nettoyais le nichoir quand cela
était nécessaire. Chaque semaine je donnais aux
parents de nouvelles branches de saule dans le nichoir afin que les
parents puissent les grignoter et donner un nichoir propre aux
poussins. Je suis vraiment curieux de savoir si les oiseaux vont à
nouveau recommencer une nichée lorsque je vais enlever les
jeunes des parents. Combien de fois vont-ils nicher avant de prendre
du repos ou est-ce que moi je dois les mettre au repos en enlevant le
nid par exemple. A ces questions je n'ai pas (encore) de réponse.
J'espère qu'avec le temps je l'aurai et je vous le ferai
savoir.
Nourriture :
Le
matin avant que je ne parte au travail je donne des fruits et des
légumes à mes oiseaux. Les fruits et légumes
sont composés de pommes, oranges, mandarines, bananes,
raisins, poires (à bien contrôler aux moisissures) et
carottes. Les oiseaux le mangent bien, même s'il s'agit de
petites quantités. A la fin de la matinée, je leur
donne un mélange de graines composé de 20 % Premium
Amazon Loro Parquemix (de Prestige Versele laga) auquel je rajoute 80
% du mélange pour grandes perruches (sans graines de
tournesol) de Deli Nature (Beyers).
Pendant
les fins de semaines je donne aux oiseaux des aliments provenant de
la « nature » comme des pâquerettes,
pissenlits, bourgeons d’herbes, jacée, mouron, rozebottels
et baies de sureau (en petites quantités). Les oiseaux les
aiment beaucoup. Je jette les baies de sureau et les pâquerettes
sur le toit de la volière, de cette manière les oiseaux
doivent faire un peu plus d'exercice pour y arriver. Ils ont pris
maintenant de l'entraînement car en un mouvement de vol, ils
atterrissent sur le treillis du toit, la tête en bas et ensuite
dans la même position ils mangent à l'aide d'une patte. Les oiseaux
reçoivent toute l'année de la pâtée
à l’œuf de la marque Cédé. En général
elle n'est pas très appréciée, c'est pourquoi
j'y rajoute un peu de Roosvicee multi-vitamines. Les blocs d'iode et
d’os de sèches sont mangés mais en petite quantité,
de même que, sporadiquement du grit et des minéraux.
Note:
La
plupart des Aratingas ont la renommée d'être très
bruyants. C'est aussi le cas des perruches soleil. Malgré
leur toute grande beauté, ils peuvent faire pas mal de bruits. Si vous
avez l'intention de vous approprier un couple et si vous
habitez dans une citée un peu plus habitée, alors vous
devez en tenir compte.
Dans
mes volières, j'ai un calendrier qui est accroché. Sur
celui-ci je note toutes les particularités comme la date des
pontes, des éclosions, quand les oiseaux quittent le nid,
quand je vermifuge, etc... Il est intéressant de détenir
ces informations pour pouvoir faire des comparaisons entre nids et
couples, pour pouvoir écrire un article. Il est pour moi très
important d'avoir ces infos pour la survie des espèces en
captivité.
Bibliographie:
http://www.arndt-verlag.com
Sudamerikanische
sittiche band 3 de Thomas Ardnt
Aratingas
de Herman Kremer
Parrots
of the World de J.M. Forshaw
A
guide to popular Conures de Ray Dorge & Gail Sibley.
Aventures et mésaventures de Charlotte, le Gris du Gabon
Comme
vous le savez peut-être Charlotte a tout juste un an, et depuis
un peu plus de trois mois, elle apprend à voler librement en
extérieur.
Jusqu'à ce jour, tous ses vols avaient eu lieu à la
campagne, dans un environnement bien dégagé : il y
avait très peu d'arbres, et ceux qui étaient là,
n'avait guère plus de 3 m de hauteur.
Hier en début d’après-midi, comme il faisait
très beau, et que je n'étais plus à la campagne
depuis près d'un mois, j'ai pensé que Charlotte allait
avoir envie d'effectuer une nouvelle séance de vol libre.
La difficulté est que, dans ce nouvel environnement, il y a un
grand espace de pelouse, mais tout autour de très grands arbres
de près de 20 m de hauteur, un grand bois tout près de
notre jardin, et de nombreuses propriétés,
plantées d'arbres, mais totalement clôturées, donc
difficilement accessibles en cas de fugue de l'oiseau.
Comme je reste persuadée que Charlotte doit apprendre à
voler dans des endroits et des conditions bien différents, je
décide de tenter l'expérience.
Nous sortons toutes les deux, Charlotte tranquillement posée sur
mon épaule Elle est beaucoup plus intéressée
à me faire des bisous dans le cou, et de quémander les
petits morceaux de fromage qu'elle adore, et qui sont bien
cachés dans une de main, que de prendre son envol.
Les petits morceaux de fromage ont leur importance dans nos
expériences de vol : le fromage est la friandise
préférée de Charlotte. A la campagne, quand je la
fais sortir pour une session de vol libre, il suffit que je prononce le
mot «fromage» pour que la belle Charlotte descende soit
directement sur mon épaule, soit, par un beau vol rapide
majestueux, entre directement dans la cuisine par la grande porte
fenêtre toujours ouverte pendant nos sessions de vol.
Généralement Charlotte est sur le frigo bien avant que
moi je sois devant la porte de son « coffre-fort à fromage
».
Mais revenons à notre séance de vol libre du 22
février 2008 à 13 h 30.
Il fait beau, pas froid, il n'y a pas de vent et tout est calme autour
de nous. Nous sortons donc toutes les deux, Charlotte sur mon
épaule, et comme à notre habitude nous nous promenons
dans le jardin pour découvrir le lieu. Il est important que
Charlotte puisse repérer les lieux. Et pendant ce
repérage, elle est très attentive à tout ce qui se
passe aux alentours, regarde, tourne la tête, fixe son regard ici
ou là.
Nous nous promenons ainsi pendant plus d'un quart d'heure, et
visiblement Charlotte n'a pas très envie de s'envoler. Je
n'insiste pas, je continue à marcher tranquillement, de droite
à gauche, en cercles concentriques, de plus en plus grands, et
tout en marchant, je parle à Charlotte en lui expliquant, d'une
voix calme, détendue que tout est parfaitement normal et sans
danger.
En fait, le ton de ma voix, et la perception qu'elle a de mon calme
intérieur, lui permet évidemment de ne pas avoir peur.
Comme je l'ai dit au début de ce récit, les grands
espaces ne semblent pas tenter Charlotte aujourd'hui. Je décide
donc de rentrer tranquillement à la maison et je me dirige
à pas lents vers la porte d'entrée.
Charlotte a-t-elle compris la manoeuvre ? Tout à coup je sens
une légère impulsion du corps de Charlotte qui
pèse sur ses deux pattes posées sur mon épaule, et
je sais qu'elle ne va pas tarder à prendre son envol. J'avais
parfaitement interprété la pression des pattes de
Charlotte, et la voilà qui s'envole tout droit vers le sommet du
plus haut des arbres du jardin, soit à probablement une bonne
vingtaine de mètres. Charlotte semble toute petite
perchée sur sa branche et je l'observe malgré le soleil
qui me fait cligner des yeux. Charlotte reste sur sa branche pendant
plusieurs minutes, dix ou quinze minutes peut-être. Elle est
quasiment immobile, sauf la tête qui tourne de droite à
gauche pour observer les alentours.
Puis vient le moment d’un nouvel envol : Charlotte vole d'arbre
en arbre, de plus en plus loin, en faisant de grands cercles
concentriques, se posant uniquement lorsque, je présume, elle
est fatiguée.
Comme je l'ai
dit, nous sommes au milieu des bois et il y a de nombreux oiseaux aux
alentours. L'arrivée de Charlotte perturbe un peu la vie de tous
ces oiseaux.
Les premiers oiseaux à s'envoler sont les pigeons, mais cela ne
semble pas effrayer Charlotte qui continue à voler d'arbre en
arbre, tout en se reposant de temps à autre.
Son vol la conduit de plus en plus loin, et à un moment elle
contourne un grand arbre, dans le jardin des voisins, et là, un
groupe de choucas s'élève dans le ciel en poussant des
cris stridents.
Je crains immédiatement que Charlotte ne décide, soit de
prendre la fuite sous l'effet de la peur, soit de suivre le vol des
choucas. Rien du tout. Charlotte n'a même pas un regard pour ce
groupe de choucas et continue ses grands cercles autour des arbres dans
le ciel gris-bleu de cette belle journée de février.
Je l'appelle de temps à autre, mais il semblerait qu'à ce
moment précis je ne sois pas l'intérêt principal de
Charlotte : elle a bien autres choses de plus intéressantes
à faire que de venir se poser sur mon épaule, ce qu'elle
peut faire quand elle veut, toute la journée, à la
maison.
L'observer est un plaisir, mais voilà une heure que je suis
dehors avec la demoiselle et moi, je commence à en avoir assez.
C'est l'heure de rentrer, du moins c’est mon heure à moi
pour rentrer, et visiblement nous ne partageons pas cette idée
avec Charlotte.
J'ai beau marcher de long en large dans le jardin, l'appeler, l'inviter
à venir manger, lui proposer du fromage : rien n'y fait. On
pourrait dire à ce stade de l'expérience, qu'aucun de mes
renforcements positifs n'ont de valeur dans le choix que je propose
à Charlotte.
Charlotte veut voler, Charlotte veut profiter de ce nouvel
environnement, et Charlotte fait mine de ne pas m'entendre. J’ai
vraiment l'impression de ne plus exister pour Charlotte. Pourtant, par
moments, elle condescend à se rapprocher de moi : quand je dis
se rapprocher c'est en fait de descendre de quelques dix mètres,
sans jamais venir se poser sur mon bras ou sur mon épaule.
Voilà près de deux heures que nous sommes dans le jardin,
et je suis en train de me poser la question de savoir si j'allais finir
par dormir sur la pelouse.
Charlotte continue de voler d'arbre en arbre, prenant à chaque
fois un peu plus de liberté, et s'éloignant à
chaque fois un peu plus de moi.
Tout est calme… Enfin tout était calme, car à ce
moment précis de notre histoire, il faut que je vous dise que
mon très cher mari arrive avec une grosse voiture diesel qui
ronfle comme un camion !
Il n'était pas prévu que Charlotte reste si longtemps
dans le jardin, et donc j'avais mentalement éliminé le
risque du retour en voiture de mon mari.
En matière de vol libre, on peut prévoir beaucoup de choses, sauf
l'imprévisible!
Je surveillais les autres oiseaux, d'éventuels rapaces, j'avais
enfermé le chien, et sorti Charlotte un samedi, en tout
début d’après-midi car c'est un moment très
calme dans notre quartier.
Mais la voiture est arrivée et Charlotte a sans doute pris peur.
Il m'est impossible de savoir ce que Charlotte a pensé à
cet instant précis, mais ce qu'il m'est facile de constater,
c'est qu'elle a immédiatement pris son envol, pour aller se
poser dans l'arbre le plus haut du jardin.
Ce que je n'avais pas prévu non plus, bien que qu'il l'eût
été facile d'y penser, c'est que mon mari allait sortir
de sa voiture et claquer bruyamment la porte pour la fermer. Une porte
qui claque dans un environnement comme celui où nous sommes pour
le moment, résonne certainement d'une manière
inhabituelle aux oreilles de Charlotte.
Immédiatement après ce bruit, Charlotte prend son envol
et s'enfuit dans une direction totalement opposée à celle
qu'elle avait prises jusqu'à maintenant. Hélas, de ce
côté-là, les arbres ne sont pas des feuillus (sans
feuilles à cette époque), mais une concentration de
sapins de toutes sortes.
Je ne vois plus Charlotte et la suivre, même du regard, devient
une gageure.
Charlotte est partie ! Me voilà arpentant le quartier,
sillonnant les allées, les entrées de
propriétés encore accessibles, et partout je crie,
j'appelle :
Charlotte ! Charlotte ! Viens ! Viens manger ! Fromage !
Rien n'y fait. Pas de Charlotte. Aucune réponse à mes
appels. Tous les oiseaux, posés sur des branches ou volant dans
le ciel me semblent être la silhouette de Charlotte.
Charlotte a bel et bien disparu.
J'entends d'ici les commentaires :
C'était prévisible !
On l'avait prévenu !
Quelle inconscience !
C'est malin !
J'en passe et des meilleures !!
Moi, ce que je pense à cet instant précis, c'est :
Elle est habituée à ma voix,
Elle a déjà volé en extérieur, et a l'habitude de se poser sur mon
épaule,
Elle devrait revenir, même si elle prend un peu de bon temps dans les
arbres.
Mais le temps passe, point de Charlotte à l'horizon, et
voilà plus de deux heures que je la recherche. La nuit ne va pas
tarder à tomber.
Je commence à prévenir les passants qui me croient dans
les allées, surpris de voir une femme, le nez en l'air, criant
Charlotte ! Charlotte ! Ici, on a beaucoup plus l'habitude de
rechercher un chien fuyard, qu'un perroquet fugueur. Il est amusant de
voir que les personnes qui promènent leur chien en laisse, et
qui me demandent ce que je fais, s'empressent de me raconter comment
leur chien, un jour, s'est un jour échappé, et comment
ils l’ont retrouvé.
Tous me demandent à quoi ressemble Charlotte. Quand
j’explique que c'est un petit perroquet gris à queue
rouge, on me répond que ce serait mieux que ce soit un gros
perroquet blanc, ou un grand rouge, ou un grand blanc et jaune, car il
serait plus facile de les repérer dans les arbres. Je suis bien
d'accord avec eux, et je me souviens le mal que j'ai eu, il y a
maintenant bientôt deux ans, pour retrouver Jules, mon ara
ararauna.
La recherche de Jules était plus angoissante puisque ce jeune
ara n'avait jamais été entraîné au rappel,
et qu'il n'avait bien sûr jamais volé dehors, en
entraînement pour le vol libre. À l'époque, j'avais
eu la possibilité de pister et Jules d'arbre en arbre, et
j'avais pu le récupérer, probablement parce qu'il avait
faim, après 36 heures de poursuite.
Mais Charlotte est un petit perroquet gris, qui à la nuit
tombante, est difficilement repérable.
Il serait complètement faux de dire que j'étais sereine
et tranquille à ce moment là. J'ai commencé comme
beaucoup l'aurait fait, à me dire :
J'aurais dû…
Je n'aurais pas dû..
Il fallait que…
Il aurait fallu que…
Il ne fallait pas…
Etc…
À moins d’un kilomètre de chez moi se trouve un
terrain de golf : j'avais déjà, dès le
départ de Charlotte, téléphoné au
gérant du Golf pour lui demander de me faire savoir si les
joueurs de l'après-midi n'avaient pas eu la surprise de voir un
Gris du Gabon dans les arbres le long du parcours.
Il est maintenant prêt de 18 h 30, et à cette
époque la nuit est presque tombée. Je décide
d'aller faire un grand tour, à pied, sur le terrain de golf tout
en appelant Charlotte… Ma promenade dans ce lieu magnifique ne
fait que déranger les oiseaux locataires des lieux pour la nuit.
Je rentre la maison, les jambes fatiguées, et le coeur lourd de
savoir Charlotte toute seule sur une branche, sans avoir mangé,
s’apprétant à passer sa première nuit
d'hiver, dehors, en qualité de sans-abri.
À l'instant présent, il ne me reste plus que le choix de
me ronger les ongles, me culpabiliser, pester contre tout le monde, et
certainement contre moi-même, et de passer là une nuit
dans l'angoisse et l'insomnie.
Reconnaissez que tout cela n'a rien de positif : je ne peux plus rien
faire maintenant pour Charlotte... Peut-être aller sur un forum
et écrire le titre d'un message : « Charlotte s'est
envolée ». Je n'ai pas écrit ce message, non pas
pour « cacher la chose », mais pour ne pas avoir à
affronter des tas conseils, de réflexions, souvent
chargés de bonnes intentions, mais qui n'auraient eu aucune
incidence positive pour la recherche de Charlotte, puisque la nuit
était tombée.
Mon premier travail en rentrant, fut de consulter la
météo sur Internet, pour connaître la
température prévue pour la nuit dans notre région.
De ce côté-là tout était rassurant : fini
les nuits glacées, et le gel n'était pas au programme de
la nuit. Charlotte est en bonne santé, elle est jeune et bien
nourrie, et son plumage est dense car elle ne se pique pas. Donc
Charlotte risque peut-être d'avoir un peu plus froid au bec et
aux pattes, mais ne risque en aucun cas de mourir de froid.
Il y a bien sûr le risque des rapaces nocturnes. C'est vrai que
ce pourrait être un risque pour Charlotte. Mais je me dis qu'avec
le nombre incalculable d'oiseaux que j'ai rencontrés dans les
branches lors de mes balades, les rapaces trouveraient bien de quoi
manger sans s'attaquer ma Charlotte qui a la chance d'avoir un bien
plus gros bec que tous les autres oiseaux du voisinage. Quand on veut
rester positif, on se console comme on peut !
La seconde chose que j'ai faite, c'est de prendre contact avec la
personne qui m'a donné le plus grand nombre de bons conseils
pour entraîner mes perroquets au vol libre, et qui a toujours su
me guider dans mes hésitations lorsque j'entraînais
Charlotte, et qui m'a toujours donné d'excellents conseils.
Cet ami, c’est Igor Maskin.
J'adresse donc un e-mail à Igor : Charlotte est partie !
Dans les minutes qui suivent, j'ai la surprise, et je dois dire la
chaude émotion, de recevoir un coup de fil d'Igor qui vit
à Jérusalem.
Igor ne cherche pas à me culpabiliser, simplement, il me parle
de son expérience personnelle, de l'expérience de ses
amis qui eux aussi font régulièrement voler leurs
perroquets en extérieur.
Je vais ici donner quelques phrases qui ont marqué mon esprit
quand Igor me téléphonait. Je ne veux pas ici
dévoiler nos conversations téléphoniques, mais je
veux exposer l'expérience de ce qu'ils sont moins
débutants que moi.
Igor m'a dit :
si un jour un entraîneur de vol libre vous affirme que jamais un
de ses perroquets entraînés n'a passé une, deux ou
trois nuits dehors, c'est que ce soit il n'a jamais fait voler aucuns
perroquets en vol libre, soit qu’il ne veut pas tout dire.
Charlotte n'est peut-être pas partie parce qu'elle a eu peur,
mais tout simplement parce qu'elle a eu envie de visiter les environs
et d'aller voir plus loin ce qu'il se passait. C'est tout
l'intérêt du vol libre pour un perroquet.
Pour le moment, me dit-il, c'est-à-dire à l'heure qu'il
est, la seule chose qui vous reste à faire, c'est de passer une
bonne et reposante nuit, pour refaire le plein d'énergie afin
d'être en pleine forme, l'esprit clair, demain matin.
Demain, après le lever du soleil, il vous faudra aller dans le
jardin pour appeler Charlotte. Ne vous inquiétez surtout pas si
elle ne répond pas de suite, et prenez le temps, entre deux
appels, d'être silencieuse, pour d'une part, écouter si
elle vous répond, mais surtout pour lui donner le temps de vous
répondre.
Il m'a aussi conseillé de ne surtout pas m'inquiéter si
Charlotte ne répondait pas immédiatement à mes
appels.
Le dernier conseil dont je me souviens, c'est qu'Igor m'a dit d'appeler
Charlotte à l'heure à laquelle elle avait l'habitude de
manger le matin.
Je l'ai vivement remercié de son appel, et je me suis sentie un peu
plus apaisée.
La dernière chose que j'ai faite avant d'aller me coucher, c'est
de préparer des affiches pour coller partout dans le village.
Mais, toujours pour rester l'esprit positif, j'ai décidé
de ne pas imprimer ces affiches, en pariant mentalement qu'il serait
toujours assez tôt demain, de consommer de l'encre et du papier.
Le lendemain matin, c'est-à-dire ce matin vers huit heures, j'ai
enfilé mes chaussures de marche, mon manteau, mis dans ma poche
une poignée de graines, des petits carrés de fromage, et
une pomme.
Et me voilà partie dans le jardin : Charlotte ! Charlotte !
Viens ! Viens manger! Fromage !
Rien du tout. Pas Charlotte, pas de bruit, pas de cris, pas de
réponse.
Je décide donc de commencer ma balade dans les environs tout en
continuant à rappeler ma fuyarde.
C'est fou ce qu'il y a d'oiseaux dans les environs : à mon
passage, certains oiseaux prenaient leur envol, d'autres me faisaient
part de leur indignation :
Les corbeaux : que fais-tu ici ? Tu ne vois pas que tu nous ennuie ?
Aujourd'hui c'est dimanche, tout le monde dort !
Un couple de choucas, amoureux, s'est arrêté de se faire
des bisous le temps de mon passage,
Les merles et les grives continuaient de siffler pour prévenir
leurs voisins oiseaux qu'une intrus était en train de se
promener dedans « leur espace ».
Après une bonne demi-heure de marche, et toujours sans nouvelle
de Charlotte, je décide de revenir dans le jardin et de tenter
une nouvelle fois d'appeler ma fuyarde.
J'ai oublié de préciser que la veille, en fin
d'après-midi, j'avais sorti le perchoir de Charlotte, celui qui
est dans mon bureau, ainsi que sa cage que j'avais déposé
bien visible, pas trop loin de la porte d'entrée.
Point de Charlotte visible dans les arbres du jardin, ni du reste aux
alentours, malgré ma bonne paire de jumelles.
La veille j'avais repéré une échelle, posée
contre le mur d'une remise, échelle sur laquelle j'étais
montée pour que ma voix porte au-dessus des haies qui entourent
le jardin. Je décide donc de remonter sur cette échelle
pour appeler Charlotte.
J'appelle plusieurs fois, en respectant scrupuleusement les temps de
silence pour mieux entendre les réactions éventuelles de
Charlotte.
Je dois reconnaître qu'à cet instant précis,
j'étais un peu sceptique sur le retour de Charlotte, mais je
m'étais donné pour objectif de me refuser toute
pensée négative. Je décide donc d'aller prendre un
café avant de recommencer la recherche de Charlotte.
Je descends donc de mon échelle, et me dirige vers la maison.
Quand... Tout à coup.. J'entends un cri strident… Pas de
doute : c'est Charlotte !
Je me retourne vers l'endroit que je scrutais depuis ce matin, et, en
moins de temps qu'il ne me faut pour l'écrire, je vois arriver,
dans un beau grand vol direct : ma Charlotte !!
Évidemment je l'appelle immédiatement : Charlotte ! Viens
! C'est bien ! Bravo ! Bref tout le répertoire que nous
avons mis au point lors de nos entraînements au rappel.
Charlotte vient se poser immédiatement sur l'arbre qui est le
plus près de moi, et contrairement à hier, elle ne se
pose pas au sommet de l'arbre, mais sur sa branche la plus basse : elle
est à trois ou quatre mètres de moi, posée en
équilibre instable sur une toute petite branche.
Immédiatement je mets la main dans ma poche pour prendre un
petit carré de fromage et je prononce à haute et
intelligible voix le mot magique : Charlotte : fromage !
Il ne faut pas plus de trois secondes pour que la Miss vienne se poser
sur mon épaule et regarde ma main droite : la main du fromage.
Charlote a eu immédiatement son morceau de fromage ! Et des
compliments pour son retour.
Voilà c’est terminé ! Charlotte et moi nous
rentrons, elle sans doute contente de retrouver sa cage et sa
nourriture, et moi tout heureuse d'avoir retrouvé ma Charlotte.
Je sais maintenant que Charlotte peut choisir d’aller voler comme
bon lui semble, mais je sais aussi qu’elle sait revenir vers
moi… même après une grande nuit dans la nature, et
donc nous allons pouvoir continuer ensemble nos belles aventures.
Je dois préciser que Charlotte, après son retour, a eu un
comportement des plus normaux : elle est allée manger comme
tous les matins, elle a papoté avec Craquotte (mon premier
perroquet, un vieux Gris), elle a rejoint mon épaule pour le
petit déjeuner, et elle a fait sa sieste comme d’habitude
en milieu de mâtinée.
Elle n’est ni plus nerveuse ou silencieuse que d’habitude,
elle n’est pas en boule, et pendant que j’écris
cette aventure, elle passe de mon épaule à son perchoir
pour manger un peu.
Tout va bien donc, et j’en suis vraiment heureuse.
Mais attention : le vol libre ne s’improvise pas !
C’est un entraînement de tous les jours : le rappel,
le vol dans la maison, la confiance entre l’homme et le
perroquet, encore l’entraînement.
J’entraîne Charlotte plusieurs fois par jour, tous les
jours depuis qu’elle avait trois mois, et au jour où
j’écris cette histoire, elle a onze mois.
Suzy Liebaert-Guasch
22 et 23 février 2008
Association Européenne du Perroquet
www.aedp.fr
Extrait de la revue de Mars 2008:
Le gris
du gabon.
Martine Noël
Famille : Psittacidés
Genre : Psittacus
Nom commun : le gris du Gabon ou Jaco, Psittacus erithacus erithacus
Taille : entre 28 et 40 cm de long
Espérance de vie : entre 50 et 65 ans
Répartition géographique :
Son aire de répartition s’étend depuis la
côte d’Ivoire jusque dans l’ouest du Kenya et
nord-ouest de la Tanzanie ; vers le sud, elle recouvre le
Gabon et
le Congo, le nord de l’Angola ainsi que les îles Princeps
et Sao Tomé.
Sous-espèce ;
Le perroquet gris de Timneh, Psittacus erithacus timneh
Détention, réglementation :
Depuis 1975, l’entrée en vigueur de la Convention de
Washington, le commerce des perroquets est soumis à une
réglementation stricte.
A ce jour le gris du Gabon est toujours en annexe II.
La grippe aviaire qui a sévit en Europe, a fait fermer les
frontières et à ce jour les quotas d’entrée
son très réduits.
De ce fait, en Belgique, il n’est pas obligatoire de les baguer et
aucun papier n’est obligatoire.
Par respect de l’oiseau et pour le sérieux de
l’éleveur, de plus en plus prennent le temps de baguer
leurs oiseaux.
De même un certificat de cession rempli par l’éleveur est une garantie
du sérieux de celui-ci.
Nos gris du Gabon en volières :
Avant d’acquérir un couple de perroquet, pensez
d’abord où et comment l’installer. Plus
l’oiseau sera grand, plus il demandera de l’espace.
Certains mettent les Gabonnais dans des cages cubes avec un nichoir
pendu a l’extérieur. Personnellement les miens y ont
été en attendant la fabrication de leurs volières.
Chaque couple est installé dans une volière de un
mètre de large et profondeur et 2,40 m. de haut. Les nichoirs
sont accrochés à l’extérieur et au printemps
nous devrions commencer les volières extérieures.
Du gravier brun au sol est un plus, car bien que le contraire ait
été dit, ils aiment descendre au sol, surtout quand le
gravier est fraîchement répandus.
Nourriture de nos gris du Gabon en volières :
Nous travaillons avec des plateaux tournants, car leur avantage,
c’est que c’est propre, et que c’est rapide. Leur
nourriture est changée tous les jours.
Je leur fournis un bol d’eau fraîche, un bol de
mélange de graines, de temps en temps j’y mélange
du P15 car ils l’apprécient et un bol de fruits et
légumes.
Je ne m’avance pas à faire le mélange
moi-même, de plus en plus de marques font très bien ce
mélange.
Pour les fruits et légumes, je donne ma préférence
à ceux de saison et à ceux que nous avons au jardin.
Carottes, brocolis, courgette, concombre, haricots vert, petit pois
dans la cosse, céleris, navet, salade, chicons etc….
Pommes, poires, bananes, oranges, mandarines, litchis, cerises,
fraises, mirabelle, prunes, pêches, mangues, grenades, raisins
etc…..
Ils sont toujours bien lavés et séchés, certains
légumes comme la carotte est épluchée, les
pépins et noyaux des fruits sont retirés.
Interdit :
Chez moi, l’avocat et le persil ne sont pas fournis aux oiseaux
et tout ce qui est pépins et noyaux de même que la pomme
de terre crue.
Fruits secs :
Les noix sont très bonnes et moins grasses que les
cacahuètes. Je leur fournis également des noisettes, noix
de cèdre, raisins sec, abricot etc...
Compléments alimentaires :
J’ajoute du calcilux d’Orlux 2 X par semaine en
période calme, par contre tous les 2 jours quand je sais
qu’ils vont plus ou moins se reproduire.
Je rajoute une pointe de couteau du Calcii Glucomas aux graines.
J’ajoute rarement des vitamines sauf en période de mue ou
avant l’hiver. Ils aiment aussi les os de seiches, mais juste un
peu avant de pondre.
Mes oiseaux n’ont pas de chauffage.
Je bague les bébés avec des bagues de 11 mm de type durcies ou inox.
Ils pondent une fois l’an, souvent 4 œufs, mais l’on
n’obtient rarement que 4 bébés ! Il
arrive que l’on ait un couple qui se reproduit deux ou trois fois
sur l’année mais c’est rare. Je laisse couver les
parents et souvent les œufs éclosent au bout de 28 jours,
voire 30 jours.
Deux bébés naissent presque en même temps, le
même jour tandis que les autres sont espacés de deux
jours. A la naissance, le bébé est aveugle et
n’ouvrira ses yeux qu’au bout d’une dizaine de jours.
Le bébé pèse dans les 13 gr et n’est
pas plus gros qu’une noix !
Je les laisse trois ou quatre semaines aux parents. Lorsque c’est
possible, je bague à 3 semaines et je les replace encore une
semaine dans le nid. Les bébés reçoivent les
anti-corps des parents et ont alors un bon départ. Ils savent
aussi alors, que même terminé à la main, ils sont
des oiseaux et gardent l’instinct de se reproduire.
A quatre semaines ou 28 jours, les bébés ne sont pas
encore plumés, ils ont un duvet gris bien serré. Nous les
mettons alors en éleveuse de fabrication maison, à une
température qui varie entre 28° et 30°. Je diminue cette
température les jours suivant pour les amener à une
température ambiante.
Les premiers jours je nourris les Bébés 4 fois par jour,
tout dépend du poids. Un bébé qui va
dépasser les 300 gr va ensuite recevoir 3 repas par jour. Vers
les 5 semaines, je les installe en cage avec déjà un
perchoir manucure.
Le fond de la cage est grillagé, ainsi ils ne se salissent pas
et ne voyagent pas dans leurs fientes. Je leur procure
déjà un brin de millet et un biscuit genre "Beterfood".
Ils jouent avec le brin de millet et finissent par
l’égrainer, ils prennent connaissance de ce qu’ils
peuvent faire avec leur bec !
Vers les 7 ou 8 semaines j’ajoute un gros morceau de pomme et de
la carotte, de même qu’un cendrier lourd (pour ne pas
qu’ils le renversent) dans lequel je verse des croquettes. A ce
moment là, ils ont toujours 3 repas par jour et c’est
suivant leur éveil et leur gourmandise que je vais diminuer le
repas de midi. Je vais stopper vers les 9 ou 10 semaines, tout
dépendra de l’oisillon, de son intérêt des
aliments nouveaux et parfois de son dégoût envers la
pâtée.
Ils auront toujours deux repas par jour et c’est vers les 10
semaines que je leur place un bac de graines et d’eau. Quoi
qu’il arrive, c’est la pâtée du soir que
j’arrête en dernier et ceci se passera vers les 12
semaines. Ensuite j’attends encore une semaine avant de les
laisser partir chez leur futur maître.
L’acquisition d’un bébé gris :
Comme vous devez bien vous en douter, ces oiseaux que nous avons
élevés sont totalement différents de ceux que
l’on trouvait il y a 20 ans ! Ceux-ci sont sociables et sont
encore au moment de l’achat dépendant de l’homme.
Vers les 12 semaines ou 3 mois, le bébé à encore
les yeux noirs. Ils vont virer au marron et puis au gris vers les 4 ou
5 mois, et finalement vers 9 ou 12 mois ils deviennent jaunes.
Concernant un oiseau qui a déjà les yeux jaunes et qui
n’est pas bagué avec une bague fermée, il est
impossible de renseigner son âge sauf si l’on sait quand il
est né !
Lors de l’acquisition d’un oiseau, exigez un certificat de
cession. Sur celui-ci vous aurez le numéro de bague de votre
bébé, les coordonnées de son éleveur et
souvent la date de naissance de bébé.
En cas de perte de l’oiseau et en cas de litige vous avez
également une preuve qu’il vous appartient.
Il n’y a pas de vaccins à pratiquer sur ces oiseaux.
Certains éleveurs vous offrent le sexage mais ce n’est pas
obligatoire. De même aucun test vétérinaire
n’est obligatoire et si l’acheteur le désire
vraiment, ces tests seront à sa charge.
L’achat de la cage est personnel et dépendra de la somme
que vous voulez y consacrer. Il est un fait que plus elle est
spacieuse, plus l’oiseau y sera confortable.
Les jeux, balançoires, etc., par contre, sont indispensables,
pour combler son ennui lorsque vous n’êtes pas là.
Ne donnez jamais la nourriture à l’extérieur de sa
cage, et habituez-le à passer des heures en cage. On ne sait
jamais ce que nous réserve la vie, une séparation, un
nouveau job, un bébé humain, sont les choses courantes de
la vie et un grand changement pour l’oiseau.
Vous devez aussi faire son éducation. Quand vous arriverez chez
vous avec votre nouveau compagnon, présentez-lui sa nouvelle
maison « humaine » et ensuite la sienne, soit sa
cage. Rassurez-le, ensuite mettez-le quelques heures dans sa cage pour
qu’il puisse prendre ses repères.
Quand il aura pris de l’assurance, les jours et les semaines
passant, il voudra tout voir, tout connaître, il voudra vous
suivre partout, et là ATTENTION aux portes extérieures,
aux fenêtres ouvertes. S’il s’envole, aussi
câlin soit il, il sera perdu et paniqué et
s’éloignera de vous. Certaines personnes pratiquent le vol
libre, mais cela demande un entraînement constant, et un
encadrement professionnel est à conseiller. Une petite
parenthèse, un oiseau qui joue se pend à ses jeux en
poussant des cris. Il ne faut pas traduire cela par un comportement
agressif, il s’agit d’un jeu, rien de plus !
Il faut lui apprendre ce qu’est le mot "NON" et ce que cela
signifie. Ces oiseaux ont un caractère fort, ils sont
indépendants et lorsqu’ils sont élevés
à la main, ils n’ont pas peur de vous. Je fais ici une
généralité, car, pour moi, chaque perroquet gris a
son propre caractère et est donc différent de son voisin.
Un comportementaliste aviaire est inutile, car c’est vous qui
vivez avec l’oiseau, c’est vous qui devez l’observer
et décoder votre oiseau. Bien souvent c’est l’humain
qu’il faudrait soigner avant l’oiseau. Le
comportementaliste aviaire qui a observé les oiseaux et a
étudié leurs comportements, fait des rapprochements avec
leur mode de vie dans la nature et chez vous, mais pourtant ces oiseaux
sont nés en volière et ne connaîtront jamais leur
pays d’origine. Personnellement je trouve que Johanne
Vaillencourt résume très bien ce qu’il en est dans
ses livres.
Pour revenir à nos bébés, ils aiment donc jouer,
découvrir et ont un très grand sens d’observation.
Ils vont vous tester, voir lequel des deux il peut titiller, lequel va
répondre à ses bêtises et va même arriver
à en faire un souffre douleur !
Il choisira un membre de la famille pour en faire son copain de jeux,
de câlins…. Certains en arrivant à
l’âge adulte n’aiment plus les gratouilles, les
câlins, je les respecte et n’impose pas ces séances
s’ils ne le veulent pas. De plus en plus, on privilégie de
les installer à deux et c’est une bonne chose. Ils ne sont
plus seuls et vont alors avoir un congénère comme eux. Ce
sera alors le moment des bêtises à deux. J’ai vu
Belle faire le guet pendant que Tatoo accomplissait ses bêtises
ou attrapait ce qu’il convoitait !
Il ne faut pas oublier les cris, qui, pour moi, sont je trouve
supportable (sourire). Ils vont faire leur toilette ensemble, partager
un bout de pain, jouer ensemble. Il s’agira là de toute
une évolution qui va se faire de semaine en semaine et encore
une fois, pour moi, ce n’est que du bonheur de pouvoir les
regarder, les écouter.
Leur alimentation ne varie pas beaucoup de leurs parents, un bol
d’eau fraîche, un bol de graines, parfois des croquettes,
des fruits et légumes variés, ceci doit changer tous les
jours et je souligne les mots "tous les jours" car cela est très
important. J’entends souvent dire "mes oiseaux ne mangent pas de
fruits et légumes" pourtant chez moi ils en ont tous les jours
même s’ils ne les mangent pas tous. Nous n’avons pas
toujours envie, nous non plus de manger quelque chose qui se trouve
dans notre assiette.
Vous l’aurez compris, pour moi, ce sont des oiseaux formidables,
uniques. Depuis une dizaine d’années, les
mentalités changent, les gens s’intéressent
d’avantage au confort de leur animal de compagnie et je trouve
cela super.
Extrait de la revue de Février 2008:
Un bon
filet pour attraper nos oiseaux, très important !!
P.R. janvier 2008
Dirk Loodts
Traduction : William Vanbeginne
Attraper
nos oiseaux n’est pas une tâche agréable et
certainement pas pour nos oiseaux mais de temps en temps c’est
nécessaire. C’est aussi une action qui comporte certains
risques car en plus du stress, les oiseaux ont parfois
certaines blessures. Ces blessures peuvent provenir
parce
que, par exemple, pris de panique ils vont aller se taper contre
quelque chose ou bien à cause du filet pour les attraper. Ils
ont parfois un coup d’une des parties dures du filet ou bien ils
s’emmêlent les pattes, ailes ou s’étranglent.
Il arrive malheureusement encore souvent que les gens achètent
un « mauvais » filet et ceci provient souvent du
fait de leur ignorance ou bien de la confiance qu’ils
donnent au vendeur dans le magasin d’animaux. Dans le commerce on
retrouve encore toujours des filets pour attraper des oiseaux qui ne
conviennent absolument pas pour cela et qui provoquent entre autre des
saignements, des fractures et qui peuvent même tuer un oiseau.
La question qui en découle est donc bien entendu : qu’est ce
qu’un bon filet ?
Un bon filet doit pouvoir répondre aux exigences
suivantes :
Les mailles du filet doivent être très petites. Au plus
petits ils sont au mieux de telle manière que les oiseaux ne
puissent pas s’y coincer les pattes, les ailes ou même la
tête.
Le rebord rond du filet (l’ouverture pour les attraper) qui en
général est fait en métal doit être
recouvert d’un matériau doux (mousse, caoutchouc,…)
de telle manière que les oiseaux ne puissent recevoir un coup au
moment où ils sont attrapés. Les oiseaux sont
certainement régulièrement touchés par ce rebord.
Le filet doit être suffisamment profond pour que vous puissiez
faire un quart de tour avec celui-ci et que l’oiseau reste
prisonnier dans une espèce de grand sac.
Je vous ai joint quelques photos comme explications.
Photo 1 : Vous voyez un mauvais filet ;
les mailles sont trop grandes et il n’y a rien qui recouvre le
métal de l’ouverture. Malheureusement c’est surtout
ce type de filet qui est en vente dans les animaleries
spécialisées pour attraper les oiseaux. De bons filets ne
se vendent que sporadiquement et c’est la raison pour laquelle je
construis moi-même mon filet. J’achète un mauvais
filet dans une animalerie mais j’enlève le filet en
lui-même (à la poubelle) et j’emploie uniquement la
partie en bois et l’anneau métallique. Ensuite je prends
un vieux rideau que je vais employer comme filet.
Vous avez besoin d’un nouveau filet ? C’est
peut-être l’occasion de soigner votre partenaire et de lui
offrir des nouveaux rideaux et de cette manière tout le monde
est content. La matière de ces rideaux est telle qu’elle
est faite de toutes petites mailles dans laquelle les oiseaux ne
peuvent se coincer, ils peuvent au maximum
« prendre » la matière et la coincer entre
leurs pattes. J'en prends un morceau rectangulaire dont un des
côtés est aussi long que le diamètre de l'anneau
rond (l'anneau pour attraper l'oiseau). Ce côté doit
être fixé à l'anneau. Ceci vous le faite (ou vous
le laissez faire) en rabattant le tissu autour de l’anneau et de
le coudre.
De même le côté du filet doit être cousu. Pour
fermer le filet en dessous, je fais un nœud dans le tissu
à la longueur désirée. Par ce nœud, le filet
devient plus fin vers le bas et ainsi la vitesse de l'oiseau est
freinée lors de sa capture. En plus de cela, je fixe un morceau
de mousse autour de l'anneau à l'aide d'une cordelette qui doit
être tirée au dessus du mousse et en dessous de
l’anneau (la cordelette doit être lacée).
Sur la photo 2 vous voyez le résultat.
Vous devez,
bien entendu, décider vous-même de la longueur de la
poignée. Si vous avez des volières, il est
préférable de la garder assez longue mais avec de petites
cages une poignée plus courte sera plus maniable et il vous
suffira de scier un morceau. Sur la photo, vous voyez aussi une paire
de gants car certains de nos psittacidés peuvent
sérieusement mordre. Vous pouvez attraper un oiseau de telle
manière qu'il ne vous mord pas, mais un jour ou l'autre il ne
vous ratera quand même pas. Si vous choisissez des gants,
choisissez une paire bien épaisse.
Sur la photo vous voyez une paire de gants de travail fourrée
(hiver) mais cela peut aussi être une paire de gants tout
à fait normale et standard. Que la partie extérieure soit
faite d'un matériau solide est bien entendu un point positif
supplémentaire car par exemple vous n'aurez rien de gants que
votre grand mère vous aura tricoté.
La photo 3 vous montre comme modèle ma petite fille Evelyne qui
a 6 ans qui vous démontre comment attraper une paire de gants
(je ne vais pas, juste pour une photo, attraper un oiseau).
Vous voyez
sur cette photo que le filet a une longueur telle que lorsqu'un oiseau
est dedans, avec un mouvement du poignet d'un quart de tour, l'oiseau
est prisonnier. Par le nœud qui a été fait, le
filet est moins large au fond et donc l'oiseau a nettement moins de
place pour bouger et vous pouvez donc le sortir plus facilement. La
longueur ou profondeur du filet dépend de la sorte d'oiseau que
vous détenez, mais le diamètre de l'anneau va aussi en
dépendre. Le filet d'un amateur de Phorpus va sans
équivoque possible être différent de celui d'un
amateur d’aras.
Cette remarque semble des plus logique mais malheureusement encore
souvent l'on voit des amateurs avoir de réels problèmes
avec des filets qui ne conviennent pas. Quelle qu'en soit la raison,
(avarice, manque de temps, méconnaissance...) veillez maintenant
a avoir un filet de bonne qualité car c'est au filet que l'on
reconnaît un amateur qui démontre du respect envers ses
oiseaux. Un éleveur respectueux sait qu'un bon filet est
très important.
Extrait de la revue de Janvier 2008:
Le
loricule à couronne bleue

Loriculus
g. galgalus
P.R.
décembre 2007
Marcel van Aelst
Traduction : William Vanbeginne
Ce
petit perroquet miniature et magnifiquement coloré provient de
Malaya, (The birds of the Malaya Peninsula - presqu'île Singapore
et Penang) dont Glenister prétendait qu'on les rencontrait
régulièrement en petites groupes près du monde
habité. On les retrouve aussi dans les jardins où ils
recherchent les fleurs du palmier à noix de coco de même
que les arbres Casuarima. Ces petits oiseaux se remarquent en
général par leur gazouillis et leur vol remarquable d'un
arbre vers l'autre.
Il faut
de la patience.
Durant ces 40 dernières années, ces petits Loricules,
sont d'après moi l'espèce la plus commune dans nos
volières et ce n'est que ces dernières années
qu'il y a des tentatives régulières pour essayer
d'obtenir des résultats de reproduction. Reproduire avec ces
oiseaux demande de la patience car la plupart des oiseaux qui ont
été importés étaient des jeunes oiseaux et
avaient donc encore le plumage totalement vert. En
général on achète alors deux de ces oiseaux en
espérant avoir un couple et l'on remarque au bout d'un an
lorsqu'ils ont leur plumage définitif que l'on a deux
mâles. Ce facteur est le premier obstacle car il y a beaucoup
plus de mâles qui sont présentés à la vente
et même les amateurs les plus enthousiastes perdent leur courage
pour continuer à rechercher une femelle voire deux.
Si vous attendez ce moment pour voir si vous avez un couple chez vous,
faites alors attention a la gorge des oiseaux, et si une seule petite
plume rouge fait son apparition, alors vous aurez un mâle. La
couronne bleue apparaît normalement après la
première mue, mais la tâche rouge de la gorge
n'apparaît pas aussi rapidement. J'ai pu remarquer que des
couples qui reproduisent tôt dans la saison avaient leurs petits
qui avaient leur tâche rouge de la gorge déjà avant
que le premier hiver ne fasse son apparition alors que les autres
avaient besoin de bien plus de temps et qu'ils avaient toujours leur
bec noir alors que les mâles ne montraient que le rouge qu'au
courant de l'année suivante.
En tant qu'éleveur de loris, il est particulier de voir que leur
bec change de couleur en opposition avec les autres loris. Les loris
quittent le nid avec un bec noir qui suivant l'âge change en
orange, couleur corne alors que le Loricule à couronne bleue
quitte le nid avec un bec couleur corne et se change ensuite en petit
bec noir.
Nichoir
à l'extérieur :
Mon résultat de reproduction le plus fructueux était dans
une volière commune de 360 cm en carré adjacent une
volière intérieure. La première fois que ces
oiseaux ont visité le nid c'était au bout d'environ deux
ans. La femelle a alors pondu un œuf en février. Pour
commencer, j'avais accroché une lampe chauffante à la
hauteur du nid pour ensuite déménager le nichoir avec la
femelle dans l'espace intérieur. Pendant cette opération,
la femelle est restée bien gentiment sur ces œufs. Les
quatre œufs qui ont été pondus tous les deux jours
ont tous éclot au bout d'environ 20 jours.
Les petits ont grandi comme de la mauvaise herbe et ont quitté
le nid au bout de 31 jours. Il faut bien tenir à l'œil le
matériel que l'on place à l'intérieur du nid et ne
pas le laisser devenir trop humide. Chez moi c'étaient des
copeaux de bois. Une fois qu'il est humide il doit être
remplacé. Il ne faut pas avoir peur de cette opération
mais faire attention que nos mains ne sentent pas le savon ou un autre
produit chimique (moi-même je frotte toujours mes mains d'abord
dans le gazon). Les nichoirs que j'emploie sont petits et verticaux (25
cm de haut et 12 cm de côté). Faites attention à ce
que le trou d'entrée ne soit pas trop grand et tenez compte que
la plupart des oiseaux aiment à toucher les côtés
du trou d'entrée avec leurs deux flancs lorsqu'ils y passent
à travers. C'est un réflexe qu'ils ont gardé de la
nature et qui leur donne un sentiment de sécurité car la
règle " au plus petit le trou d'entrée est au plus
difficile les voleurs d'œufs et poussins y parviendront " est
toujours valable. Dans le fond du nichoir je fore quelques trous
d'aération d'un centimètre de diamètre car de
cette manière, l'eau superflue peut s'écouler.
Ma meilleure expérience avec le Loricule à couronne bleue
a été dans une volière commune où un couple
a produit 15 jeunes en une saison. Je présume que la
présence d'une grande quantité et diversité de
nourritures différentes et la possibilité de
mobilité en était la raison. Dans cette volière il
y avait des Tanagers et d'autres frugivores, ce qui fait qu'il y avait
toujours une grande quantité de fruits différents
présentés. Je leur donnais aussi un cake spongieux
trempé dans le nectar de même que du nectar dans une
bouteille. Ce nectar était le même que celui que je donne
à mes petites espèces de Loris ; un mélange de
Milupa, Vitafood (un produit de Boots) et du sucre. Mes Loricules ont
aussi ingéré une grande quantité de vers de farine
et de pâtée à l'œuf pendant la période
qu'ils élevaient les petits. J'ai remarqué que mes
femelles recommencent déjà une ponte suivante avant que
le dernier petit ne quitte le nid, mais ceci n'est évidement pas
toujours le cas. Il est intéressant de pouvoir voir le moment
où les petits quittent le nid pour la première fois. Cela
a pris pas mal de temps avant qu'ils ne prennent le " truc " pour se
pendre la tête en bas au grillage. La première nuit ils
sont accrochés horizontalement au treillis et ce n'est qu'au
bout de plusieurs jours qu'ils changent de position et qu'ils pendent
avec leur père la tête en bas au plafond de la
volière.
Ils aiment une douche.
Si dans la volière il y a des plantations, alors nous avons
aussi besoin d'eau, que je donne à l'aide d'une pompe.
Grâce à celle-ci tous mes oiseaux profitent aussi de l'eau
fraîche. Je donne donc le conseil que s'ils sont logés
dans une cage, c'est d'employer régulièrement un
pulvérisateur pour les doucher.
Beaucoup d'éleveurs qui les détiennent dans une cage
raisonnable, ont de bons résultats de reproduction, et cela ne
fait pas de différence que ce soit en volière ou en cage.
Je connais même des gens qui les détiennent dans un petit
flat et qui ont des résultats de reproduction.
En plus de tout cela, ce ne sont pas seulement de beaux mais aussi des
oiseux calmes et les sons qu'ils émettent sont
négligeables. Pour cette raison je peux les conseiller à
tout le monde.
