Dernière mise à jour : Juillet 2005
Le virus peut se transmettre de plusieurs façons :
Principalement, la forme hautement pathogène de la grippe aviaire peut avoir d’importantes
conséquences économiques pour les aviculteurs.
Le dommage subi est d’autant plus grand si l’épidémie s’étend à un pays ou à une
région entière. Enrayer la propagation requiert de nombreux efforts et peut
demander du temps. La communauté internationale et les autorités nationales
adoptent généralement des mesures strictes dès la constatation du problème
sanitaire.
Les principales mesures prises sont l’abattage des volailles contaminées et
exposées au virus, une désinfection minutieuse des zones et exploitations
contaminées, et une mise en quarantaine provisoire des élevages à proximité non
touchés.
Une autre mesure importante est l’interdiction des transports de volailles
vivantes, aussi bien au niveau national que transfrontalier.
Depuis le milieu des années '90 deux grandes épidémies de grippe aviaire se sont
produites chez les volailles. Tout d'abord au Mexique, ensuite en Europe (Italie,
Pays-Bas et Belgique) et actuellement dans le Sud-Est asiatique. Il s'agissait
des sous-types H5, H7 et à nouveau H5.
Non. Jusqu’il y a peu, l’on pensait que l’homme était rarement contaminé par le
virus de grippe aviaire et que ce dernier ne provoquait qu’une affection très
légère comme la conjonctivite. Depuis 1997, on a constaté à l’un ou l’autre
reprise que certains virus de grippe aviaire pouvaient rendre l’homme gravement
malade, notamment à Hong Kong, où en 1997, 18 personnes furent hospitalisées et
dont 6 décédèrent. Toutes avaient été en contact avec des oiseaux malades dans
des élevages ou sur des marchés.
En février 2003, quelques cas mortels furent recensés chez des personnes qui
avaient séjourné dans le sud de la Chine et à Hong Kong.
Non. Le principal danger pour l’homme à l’heure actuelle est l’épidémie
provoquée par le virus influenza aviaire A/H5N1. Par conséquent, pour évaluer le
risque que représente ce virus pour la santé publique, il importe de connaître
avec précision le type de virus aviaire auquel nous sommes confrontés.
Il n’empêche que toute apparition de grippe aviaire chez les oiseaux doit être
le plus rapidement possible maintenue sous contrôle. Il se peut en effet qu’une
forme moins dangereuse du virus, en circulation depuis quelques mois, finisse
par muter et représenter un réel danger.
Le virus H5N1 de la grippe aviaire pénètre l’organisme humain par les voies
respiratoires, suite à un contact intensif avec de la volaille contaminée, p.ex.
via la propagation dans l’air d’une concentration virale élevée par des poulets
malades ou à la suite d’un abattage imprudent d’animaux infectés et morts. Cette
contamination du poulet à l’homme est très rare.
Quelques cas de transmission d’homme à homme ont été constatés parmi le
personnel soignant lorsque ces praticiens soignent des personnes très malades
sans protection personnelle.
Si je me rends ou si je réside dans un pays actuellement touché par la grippe aviaire, suis-je susceptible de contracter la maladie ? Quelles sont les mesures de précaution à prendre ?
Le risque pour les voyageurs et les résidents d’Asie du Sud-Est d’être infectés
avec l’actuel virus influenza –A-H5N1 reste très bas en raison de la vie
quotidienne et du travail (excepté certaines professions) en Asie qui n’incluent
pas d’activités facilitant la transmission de la grippe aviaire.
La meilleure mesure de protection en vue de la prévention d’une grippe aviaire
est de suivre les mesures de précaution.
Les personnes qui entrent en contact avec des animaux contaminés (par exemple
l'abattage ou l'élimination de volailles contaminées) devront de préférence :
Lorsque dans un même environnement circulent tant le ‘virus humain’ que le
'virus de la grippe aviaire', une double contamination peut apparaître. Dans une
telle situation, il peut y avoir échange de matériel viral génétique (mutation)
ce qui donne naissance à un nouveau virus .
Non. Le vaccin couramment utilisé pour lutter contre la grippe humaine
saisonnière et composé chaque année de deux façons différentes (hémisphères nord
et sud), ne protège pas de la grippe aviaire asiatique. La grippe aviaire
consiste en effet en un virus influenza qui contamine en premier lieu les
volatiles.
L’OMS, en collaboration avec plusieurs laboratoires, a développé un vaccin
humain contre la souche influenza aviaire A/H5N1 qui circule actuellement. Des
tests cliniques étudient pour l’heure dans quelle mesure ce vaccin agit. L’efficacité
d’un vaccin dans un contexte de pandémie sera toutefois limitée en ce sens qu’un
vaccin efficace ne pourra être créé qu’au moment où le virus aura muté en une
variante extrêmement contagieuse et mortelle pour l’homme.
Ce point est encore à l’étude. Deux classes de médicaments agissent contre les
virus grippaux. Une de ces classes s’avère inefficace face à la souche influenza
aviaire A/H5N1.
Des études sont menées afin de déterminer l’efficacité de l’autre classe de
médicaments. Ces antiviraux, pour être efficaces, doivent être pris dans les 48
heures suivant l’apparition de la maladie.
Les voyageurs et touristes ne font actuellement l’objet d’aucune recommandation
en ce qui concerne la prise préventive de ces médicaments.
Il n’empêche que ces médicaments antiviraux peuvent constituer un moyen de
défense important au moment où se déclenche la pandémie. Le Gouvernement dispose
d’un stock d’antiviraux en cas d’urgence, et envisage d’en augmenter la capacité.
